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El Kader (USA) s'éveille
Publié dans El Watan le 12 - 08 - 2007

Il y a dans la mémoire collective d'une nation des moments de recueillement mais également, fort heureusement, des moments de fierté nationale. Le 26 mai dernier a été à la fois un jour de recueillement national mais aussi de fierté patriotique.
Notre devoir de mémoire collective, aujourd'hui, nous fait ressentir une pensée « de piété et de révérence » pour ce glorieux combattant qu'était l'Emir Abd El Kader. Il y a eu, comme chaque année, une cérémonie de recueillement au cimetière d'El Alia (Alger). Se recueillir, ce jour-là, sur la tombe de l'Emir Abd El Kader procure à chacun d'entre nous un sentiment profond de fierté car, après 5 générations depuis son décès, l'Emir Abd El Kader ne cesse de susciter dans le monde autant d'intérêt soit pour ses prouesses guerrières ou poétiques, soit pour ses prises de position humanitaires ou tolérantes. De nombreux colloques en Algérie et à l'étranger (1) ont tour à tour souligné l'un ou l'autre (souvent les deux à la fois) des traits spécifiques qui caractérisent « l'homme d'épée ou l'homme de plume » qu'était l'Emir Abd El Kader. De nombreux écrivains algériens et étrangers (2) ne cessent de puiser dans la personnalité et l'œuvre de l'Emir Abd El Kader des exemples universels à émuler en termes d'humanisme ou de tolérance, d'appréciation mutuelle des diverses cultures et civilisations ou de leadership. Le 26 mai demeure particulièrement un moment privilégié supplémentaire pour nous commémorer non sans une profonde fierté que le nom El Kader flotte sur les toits de la petite ville américaine qui l'honore et qui hisse son nom depuis 1846. El Kader (USA) reste l'unique témoignage vivant de toute une communauté américaine à la mémoire de l'Emir Abd El Kader. Notre président, Abdelaziz Bouteflika lui-même, nous le rappelle à chaque grand événement culturel « Qui ne connaît pas l'Emir ? Même en Amérique, un village porte son nom en hommage à sa grandeur d'âme et à son esprit chevaleresque ». (3) Aujourd'hui, plus que jamais, il est temps de découvrir ensemble les 3 Américains qui avaient décidé de préserver un hommage éternel à l'Emir Abd El Kader en baptisant leur petit campement naissant « El Kader ». Ces 3 Américains, Timothy Davis, Chester Sage et John Thompson avaient acheté le site où s'étend actuellement la petite ville d'El Kader le long de la limpide rivière, The Turkey River, à une certaine Elisa Boardman qui était l'une des premières résidentes permanentes du comté de Clayton (4). La Turkey River s'était très tôt révélée une source d'énergie hydraulique potentielle pour faciliter l'implantation de nouvelles communautés d'immigrants dans la région. Timothy Davis était né le 29 mars 1794 à Newark, New Jersey (USA). En suivant la légendaire marche de l'Ouest, Timothy Davis s'était installé d'abord à St Geneviève, capitale d'un immense territoire, connu sous le nom de Loisiana Territory (5). Très jeune, il s'engagea dans la politique pour les élections législatives, sans succès. Après sa défaite, il décida de s'établir à Dubuque en 1836. A Dubuque, ville qui connaissait déjà un essor économique, il devint partenaire en affaires, puis très vite ami avec Chester Sage et John Thompson. Très tôt, Timothy Davis s'était taillé une réputation de grand avocat. Son habilité de grand orateur, son esprit vif et sa connaissance qualifiée du droit international lui avaient forgé une personnalité très respectée et très sollicitée. C'était lors d'une campagne électorale dans le comté de Clayton en 1845 que Timothy Davis rencontra Elisa Boardman qui lui fit découvrir un très beau site pour un projet d'implantation d'une éventuelle communauté d'immigrants tout en lui soulignant le potentiel attrayant en énergie hydraulique qu'offrait la splendide Turkey River. Dès son retour à Dubuque, très impressionné par la beauté du site, il en fit une description élogieuse à ses deux amis. Et c'était, donc, en 1846, que Timothy Davis conclua avec ses deux confrères, Chester Sage et John Thompson, l'achat d'un terrain à bâtir au nord de Dubuque. Le site sur l'envoûtante Turkey River était idéal pour l'implantation d'un moulin. Ensemble, ils dessinèrent le plan de construction de leur campement autour du moulin. Puis, ses deux confrères lui accordèrent l'honneur de trouver un nom pour leur communauté qui allait très vite s'y développer. A ce moment particulier de l'histoire universelle, beaucoup d'Américains étaient exaltés et charmés par les récits des exploits « de ce chef algérien, l'Emir Abd El Kader, qui menait son combat pour la liberté de son pays contre un occupant puissant ». Dans la presse américaine du XIXe siècle (6), l'Emir Abd El Kader représentait le mythe de ce noble chevalier arabe qui, l'épée à la main, repoussait l'envahisseur. Dans la conscience collective, l'Emir Abd El Kader ne pouvait pas manquer de rappeler aux Américains tels que Timothy Davis, Chester Sage ou John Thompson les exploits similaires de leurs propres parents, les pères fondateurs de la nation américaine, The Founding Fathers, tels que George Washington qui avait combattu, quelques années seulement auparavant, l'Empire britannique. C'est ainsi que Timothy Davis et ses contemporains étaient devenus de fervents admirateurs de l'Emir Abd El Kader. On raconte que Timothy Davis a vécu toute sa vie envoûté par la beauté de la nature luxuriante du site d'El Kader. On raconte également qu'il n'avait jamais cessé d'affirmer qu'« El Kader était le plus bel endroit de l'Iowa et qu'il y avait à El Kader les plus beaux magasins, et la communauté la plus raffinée ». Chester Sage, quant à lui, était né le 25 mars 1795 à Sandisfield, Berkshire. En 1836, après avoir voyagé dans le Missouri, il décida lui aussi de s'établir à Dubuque. En 1844, il s'était joint à Timothy Davis et John Thompson pour fonder El Kader. John Thompson était né le 20 janvier 1804 à Scott County, Kentucky. En 1836, il s'était, lui aussi, établi à Dubuque. En 1844, après s'être lié d'amitié avec Timothy Davis et Chester Sage, il emménagea à El Kader où il vécut le reste de sa vie. Telle est l'histoire de ces 3 Américains, contemporains de l'Emir Abd El Kader, qui avaient choisi le site et le nom d'El Kader pour nommer leur petit campement afin de rendre hommage à la stature légendaire, à l'esprit chevaleresque, et à la grandeur d'âme de l'Emir Abd El Kader. Ainsi cela ne fait que donner à l'événement plus de résonance et plus de magie que de découvrir, qu'en fin de compte, ce n'était ni des immigrants algériens ni des immigrants arabes qui ont choisi le nom El Kader pour leur petit campement mais plutôt des Américains d'origine européenne.
Quel hommage culturel ?
En 1915, la classe de terminale du lycée d'El Kader Central Community School rédigea un article (7), intitulé The Sheik (Le cheikh), dans lequel les lycéens faisaient, à leur tour, non seulement l'éloge de l'Emir Abd El Kader, mais aussi, réconfortaient leurs ancêtres, en l'occurrence Timothy Davis, Chester Sage et John Thompson pour leur choix du nom d'El Kader pour baptiser la petite ville qui les a vu naître et grandir. La meilleure façon de se remémorer un personnage qui n'est plus est de se rappeler, sans doute, ce que « ce personnage s'est plu à nous léguer… » L'Emir Abd El Kader nous a légué toute une richesse culturelle dont puisent régulièrement les spécialistes algériens et étrangers. « Il nous a légué également El Kader (USA) » qui demeure un vibrant témoignage culturel éternel. En effet, un espoir culturel renouvelé illumine actuellement la petite ville d'El Kader. Après avoir baptisé leur petite ville El Kader, ses citoyens ont nommé leur principal cinéma El Kader, un de leurs parcs Mascara Parc, un de leurs jardins d'enfants Jazaïri Junior, une aile du Carter House Museum musée de l'Emir Abd El Kader, voilà qu'un nouveau citoyen d'origine algérienne, cette fois-ci, décide d'appeler son restaurant The Shrea. Bientôt, le propriétaire fera, progressivement, intégrer la cuisine algérienne dans ses menus. Ainsi, les Américains pourront savourer un bon couscous algérien — un couscous bien de chez nous — comme celui que Noura, mon épouse, a fait apprécier aux citoyens d'El Kader en 2005 lors de notre visite « pèlerinage » (8). L'éveil culturel pour l'Emir Abd El Kader et pour l'Algérie se perpétue à El Kader, qui a dernièrement été visitée par 2 célèbres écrivains : John Kiser et Julija Sukys. Tous deux ont écrit deux récents ouvrages sur l'Algérie. Le fait, marquant une coïncidence heureuse, est que tous deux ont réservé le premier chapitre de leurs ouvrages respectifs à la magie qu'a exercée sur eux El Kader (USA) et l'histoire de son appellation. Julija Sukys, en se documentant pour son livre La vie et l'œuvre de Tahar Djaout, a été charmée par le fait qu'une petite ville dans l'Etat de l'Iowa puisse se nommer El Kader. Son livre s'ouvre, donc, sur comment El Kader avait été ainsi baptisée et utilise cet exemple pour mettre en scène et raconter la vie et l'œuvre de l'écrivain poète Tahar Djaout. Elle nous révèle également que des ouvrages d'auteurs algériens sont choisis dans le cadre de lectures publiques. Elle nous apprend que pas moins de 9 forums — qui sont étalés sur 6 semaines — ont été organisés dans le comté de Johnson, voisin d'El Kader. Un questionnaire, précise-t-elle, avait été distribué pour servir de guide au public pour discussions ainsi qu'aux professeurs pour son utilisation en classe. Cet événement culturel particulier avait culminé avec une interview avec l'auteur algérien, Assia Djebar. La réaction du public à ce programme avait été enthousiaste. La liste de commandes chez les librairies locales, souligne-t-elle, pour Le dernier été de raison de Tahar Djaout, par exemple, avait augmenté d'une manière significative et que très vite le roman est devenu le best-seller local. Finalement, Julija Sukys conclut son premier chapitre avec un message personnel : « En appelant sa ville El Kader, Timothy Davis ouvrit une porte grande ouverte sur le monde dans un pays qui cherchait à s'enfermer sur lui-même. Une chose curieuse se produisit à El Kader au moment de son baptême, une petite ouverture dans l'univers avait été creusée… cela a formé un cordon (ombilical) qui s'étend à travers l'Atlantique, unissant les Etats-Unis à l'Algérie… C'est aussi une porte grande ouverte sur d'autres mondes : l'Orient mais aussi l'au-delà. Le temps, la langue et l'espace n'auront aucune emprise. Le présent et le passé coexistent (déjà). Bienvenue à El Kader. » A son tour, John Kiser a, lors de son voyage de recherche en Algérie, cultivé une dévotion particulière à l'Emir Abd El Kader. Dans sa recherche, John Kiser avait lui aussi découvert l'existence d'El Kader et avait voulu en percer l'énigme. John Kiser dans son livre La vie et l'époque de l'Emir Abd El Kader 1808-1883 (9) commence par citer l'article que les lycéens d'El Kader Central Community School avait rédigé en 1915 en hommage à l'Emir Abd El Kader, « telle fut l'histoire de l'homme qui donna son nom à notre ville, un érudit, un philosophe, un amoureux de la liberté, un champion de sa religion, un leader né, un grand soldat, un administrateur capable, un orateur persuasif, un adversaire chevaleresque, le choix a été bien fait, et avec ces pionniers d'il y a 70 ans (Timothy Davis, Chester Sage et John Thompson) nous faisons bien d'honorer le cheikh ».(10) Puis, l'auteur décrit la magie du choix inhabituel d'un nom arabe pour nommer une petite ville américaine et s'attarde quelque peu sur la connexion d'El Kader avec l'Algérie. Ensuite, John Kiser tente de scruter et de cerner le personnage de l'Emir Abd El Kader dans le contexte du XIXe siècle. L'auteur souligne notamment que « l'Emir était devenu une figure mondiale durant le XIXe, admiré des Grandes plaines à Moscou via La Mecque » et que « les Anglais lui avaient dédié des poèmes, et que les constructeurs de bateaux dans le Massachusetts avait baptisé un de leurs bateaux d'après son nom et qu'Abraham Lincoln (11), lui-même, avait acclamé son humanisme et son courage ».
célébration du bicentenaire de la naissance de l'Emir Abd El Kader
Le 25 septembre 2007, il est flatteur d'apprendre aussi que le manager del'Opera House d'El Kader prépare un festival de musique algérienne et une soirée spéciale « Raconter de vraies histoires algériennes » aux citoyens d'El Kader comme gage d'appréciation culturelle mutuelle, je suppose. Ce festival de musique algérienne sera l'occasion pour les El Kaderites de découvrir les instruments de musique dits « arabes » comme la derbouka, et la mandoline et d'en apprécier, éventuellement, les mélodies. La soirée spéciale s'inscrit dans le cadre d'un programme prestigieux d'activités culturelles intitulé « It's a Small World Series ». Ce programme invite des conteurs de renommée nationale ou internationale à choisir dans le répertoire universel des histoires vraies à raconter aux auditeurs américains. Cette soirée spéciale sera réservée, donc, à l'une des descendantes de l'Emir Abd El Kader, Badria Jazaïri. Celle-ci, conteuse de renommée internationale, va avoir le privilège de raconter de vive voix l'histoire « du combat vaillant qu'a mené son intrépide aïeul pendant de longues années harassantes contre un occupant puissant ». Elle va ainsi raconter une histoire algérienne vraie, vécue par l'Emir Abd El Kader que le National Geographic a surnommé le « Poète guerrier ». Tout cet éveil culturel récent pour l'Emir et l'Algérie nous émeut et nous accorde l'assurance d'une continuité qui a vu un début prometteur d'intérêt par l'Emir et l'Algérie lors de notre visite à El Kader en 2005. Lors de notre visite, mon épouse et moi avions donné des power-point présentations sur l'Algérie (culture et société), sur Mascara et sur l'Emir. Nous avions alors, en toute modestie, semé les graines de découverte et de curiosité pour aiguiser l'intérêt des El Kadérite pour leur « mère-patrie culturelle », l'Algérie. El Kader (USA) garde, depuis sa naissance en 1846, les yeux rivés vers l'Algérie et, sans aucun doute, continue de veiller sur la mémoire de l'Emir Abd El Kader. A nous de garder en éveil El Kader (USA), car El Kader (USA) demeure une patrie enviée et chérie de l'héritage culturel que « nous a légué l'Emir Abd El Kader ». Hier et aujourd'hui, Mascara, berceau de l'Emir Abd El Kader, abrite un colloque intitulé « L'interculturel dans l'enseignement des langues ». Je suis tenté d'ajouter : « L'interculturel dans l'enseignement des langues et des civilisations ». Mascara est déjà une grande salle de classe. Sachons garder aussi notre vaste salle de classe à El Kader (USA).
Notes de renvoi :
1)- Voir le thème du plus récent colloque sur l'Emir : « L'humanisme de l'Emir Abd El Kader », 27-28 avril 2007. Centre culturel algérien, Paris
2)- Voir les plus récents ouvrages sur l'Emir Abd El Kader.
a- Par les auteurs algériens tels que Abd El Aziz Ferrah, Waciny Laredj et Amar Belkhoudja (pour n'en citer que quelques-uns).
b- Par les auteurs étrangers tels que, par exemple Julija Sukys et John Kiser .
3)- Itinéraires : Revue semestrielle éditée par la Fondation Emir Abd El Kader, n° 6 - Juin 2003- page 3.
4)- El Kader se trouve dans le comté de Clayton, au nord-est de l'Iowa.
5)- Louisiana Territory était un immense territoire qui fut acheté en 1803 à la France par le gouvernement américain sous la présidence de Thomas Jefferson de 1801 à 1809. T. Jefferson est l'auteur reconnu de la Declaration of Independence proclamée le 4 juillet 1776. Cette nouvelle acquisition allait doubler la superficie des Etats-Unis, les 13 nouveaux Etats qui allaient être créés étaient Iowa, Arkansas, Kansas, Wisconsin, Minnesota, Missouri, Montana, Nebraska, Dakota du Nord, Dakota du Sud, Wyoming, Colorado et Louisiane.
6)- Au XIXe siècle,le magazine populaire de presse internationale anglaise et américaine, Litell's Living, acclamait « le Cheikh arabe dans son long combat contre la colonisation française… 14 ans plus tard, ce fut un autre Américain, Abraham Lincoln, qui allait honorer Abd El Kader ». Voir La vie et l'Epoque de l'Emir Abd El Kader : 1808-1883, chapitre I, page 2. 7)- Le Quotidien d'Oran en date de 23 septembre 2006, page 12. « Comment El Kader (USA) parlait de l'Emir en 1915 ».
8)- Nass Bladi, supplément mensuel du Courrier d'Algérie n°05 du 1er au 15 juin 2006.
9)- La vie et l'époque de l'Emir Abd El Kader : 1808-1883 de John Kiser va paraître prochainement en France.
10)- Voir ma traduction de l'article de 1915 rédigé par les lycéens de El Kader Central Community School, publiée dans Le Quotidien d'Oran n° 3577 en date du 23 septembre 2006.
11)- Abraham Lincoln (1809-1865), contemporain de l'Emir, héros mythique dans l'histoire des Etats-Unis, demeure célèbre pour avoir notamment proclamé l'émancipation des esclaves noirs américains en 1863. Note de l'auteur. Pour la rédaction de cet article, des éléments d'information ont été puisés dans The Founding and Naming of El Kader (Iowa), article écrit par Edward Olson, maire d'El Kader de 1980 à 1988 et principal artisan et cosignataire de la convention de jumelage entre Mascara et El Kader, signée en 1984 et également dans les 2 ouvrages sus-cités.
L'auteur est Enseignant d'histoire des Etats-Unis Université d'Alger


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