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Vers une structuration appropriée !
La mémoire nationale
Publié dans La Nouvelle République le 07 - 02 - 2026

La thématique refait surface, ces jours –ci, et alimente l'actualité sur la scène nationale avec acuité. Le débat est centré principalement à l'Hémicycle. On aboutit vers une loi portant la criminalisation du colonialisme. En contre-coup, sommes-nous actif sur le plan structurel en interne ? Le secteur nécessite une attention particulière car il constitue une terre fertile à la création d'emploi et un joint cimenté dans la préservation de l'identité nationale. L'appareil se présente sous une autre facette, puisque devant l'inaction du Conseil supérieur des archives, la passivité des structures, l'absence d'une stratégie de développement, accentué par un enchainement organique jugé mosaïque, l'acte professionnel, assurément suit cet éparpillement. La prise en charge du patrimoine national documentaire et la mémoire nationale serait en perte de vitesse.
Y a-t-il une hirondelle en plein printemps ?
A qui incombe la responsabilité ?
Dans ce décryptage, nous allons mettre en relief avec une approche critique, la question du système national archivistique, dans ses aspects organisationnels et fonctionnels, son organigramme actuel et enfin comment y remédier. Donc, par analogie croyable, la mémoire nationale et son corollaire le patrimoine documentaire constituent un enjeu majeur, comme un dessein indicatif devant le cercle des nations mais aussi dans le maintien de l'équilibre historique et culturel entre les générations. Pour son ancrage et dessein caricatural, outre l'engagement politique avéré et de surcroît, ces dernières années, qui se manifeste avec acharnement en prime la revendication de la restitution des archives d'Algérie déportés à la veille de l'indépendance vers la France, la reconnaissance des crimes commis sur la terre algérienne au fin fonds du Sud illustrés par des essais nucléaires et ceux commis à l'encontre des Algériens en France, des victimes et la pollution de l'environnement à ce jour, néanmoins, si le combat continue en externe, avec témérité, depuis notre indépendance dont les acquis demeurent maigres, en interne, la question de l'organisation et du fonctionnement de l'organigramme dédié à la prise en charge de ce patrimoine documentaire, se positionne en déperdition voire neurasthénie, bien que des structures existent, mais elles se trouvent éparpillées et émiettées comme leurs efforts se réalisent en rangs dispersés. Le résultat est jugé pauvre.
Un comité d'historiens dédié à la mémoire nationale : Le profil de la composition du comité désigné à la faveur de la problématique de la mémoire nationale suspendue sans un lendemain lumineux depuis, répondra-t-il à la mission octroyée ? Autrement dit, est-ce que les structures spécialisées existantes seraient désarmées ? Le potentiel formateur et professionnel existant seraient-il jugé inapte ? A partir du principe que les archives ne sont pas l'apanage de l'histoire et d'autant plus que chaque discipline a ses propres cranes et outils, pourquoi aucun archiviste n'est associé ? Le tir risque d'être dépaysé ? Le besoin consiste en sa détermination dans ses spécifications politiques et exigences fonctionnelles axées sur le fondement techniques et juridique tout en déviant intelligemment une orientation ou fausse destination. L'adjudication, en aucun cas, n'amène en dehors de ses propres règles, à ingurgiter pleinement la charge et augurer un aboutissement florissant? En dehors du politique qui trace la ligne et son objectif, la thématique dont sa technicité juridique et normative nécessite son métier. Egalement, la reconnaissance du fonds et des collections dans leur intégrité scientifique et technique n'est pas une sinécure, la pertinence et la perception sont de mise. Le souci du patrimoine documentaire lié à l'entière période coloniale notamment celui des ronds des négociations et aventures politiques organisationnelles en interne qu'en externe sera-t-il abordé ? le périmètre du champ d'investigation est-il limité ? Le statut fragile de l'organe en question pourra-t-il, à l'avenir lointain, se substituer à une structure officielle ? Le devoir professionnel plutôt national requiert une question des futures générations ?
En l'absence d'un organigramme ! Pour cela, entre le récent comité d'historiens institué à la faveur de la cause nationale, à savoir, jalonner les contours de la mémoire nationale vis-à-vis de l'ennemi d'hier, on recense un organigramme qualifié par le milieu professionnel d'inconfortable d'où la mission devient de plus en plus ardue. La composante humaine reste inerte sur le plan macro-professionnel. Car à ce jour, le catalogue national des archives, mis au-devant comme une unité de mesure à l'universel, demeure un rêve de toute la corporation. La bâtisse sise aux côtés de La Côte aux Annassers s'avère stérile. Fixé, jadis, sur un enchaînement hiérarchique puisque en tête se trouve la Présidence de la République précisément attaché au secrétaire général, puis à compter de la parution de la loi n°88-09 relative aux Archives nationales édité le 26 janvier 1988, débattue en plein Assemblée populaire nationale sous l'obédience FLN comme parti politique unique, un tissu institutionnel se formait en grappe. Il s'agit d' une direction générale des Archives nationales institué conformément au Décret n° 88-45 du 1er mars 1988, un centre national des Archives institué suite au Décret
n° 87-11 du 6 janvier 1987, un conseil supérieur des Archives sont institués en superposé et/ou en camaraderie, certes avec des missions précises et distinctes bien définies ; A l'exception du conseil supérieur des Archives nationales institué en vertu du décret n° 88-46 du 1er mars 1988 qui se présente toujours comme un épouvantail, reste un corps sans âme, le bouton de son activation serait verrouillé. Ceci dit, que la stratégie nationale de développement des Archives est déclinée.
A contrario, les deux structures sus mentionnées, essayent bien que mal d'agir et d'accomplir leurs missions mais restent inavouées et aucune interférence sur l'arborescence organique en prolongement aux espaces institutionnels intermédiaires et locales. Le centre de pré archivage dédié aux archives de l'administration centrale et l'intéressement aux documents d'archives tous azimuts avant 1962 s'avèrent, à un moment donné, un trop-plein professionnel qui témoignent de l'efficacité de l'action et l'enthousiasme de la composante humaine existante à sa tête le défunt M. A. Badjadja, à qui des milliers de documentaliste-archivistes se trouvent aujourd'hui en poste, doivent lui rendre hommage en toute générosité. Sans toutefois omettre que son époque, plutôt sa traçabilité professionnelle est jugée par ses pairs et toute la corporation comme années de lumières sur les dépôts d'archives et la promotion des ressources humaines.
Y a-t-il un expert en la matière ? Puisque depuis son départ, l'appareil est devenu grippé. Outre la lenteur, on relève que le personnel et leur marchandise s'affichent à un état stationnaire. Peu de choses se réalisent avec satisfaction. Ajoutons à ce tissu institutionnel, les structures crées sur injonction de circulaire issue de la loi citée ci-haut, au niveau des administrations centrales, sous forme des sous-directions chargé de la documentation et archives, avec prolongement aux services de démembrement comme directions exécutives de wilaya, sous forme de bureaux ou poste structurant en qualité de chargé de programme documentaire sont qualifiées d'appendices d'encombrement. Puisque leur activité documentaire et archivistique est jugée, par les uns comme les autres, morose.
Un service au lieu et place d'une direction de wilaya? S'agit-il d'une difformité ? Par certitude, il s'agit d'un déséquilibre structurel. Etant donné qu'au niveau intermédiaire, conformément aux dispositions des lois relatives respectivement à la wilaya et de la commune, on repère des services de documentation et des archives qui sont crées et attachés au Cabinet de M. le Wali, reçoivent et traitent les archives de wilaya et s'occupent, si une nécessité impérieuse se présente de celles des communes amoindries. Quant au niveau local, à savoir communal, des bureaux chargés des archives sont également mis en place quoique l'activité archivistique se limite à la conservation et sauvegarde. Donc, entre un service au lieu et place d'une direction de wilaya : Quelle importance ! Cela est relevé à partir de l'absence d'une stratégie nationale de développement des archives. Car, on assiste, à des intervalles considérées, des notes et orientations qui parviennent, sans que le résultat n'aboutisse. Un projet de formation d'un potentiel humain à la hauteur des attentes professionnelles sera d'une opportunité justifiée.
Comment y remédier ? A travers cette formulation, nous avançons que l'organigramme existant est une combinaison mosaïque. Il est un patchwork. Egalement, en l'absence d'une stratégie directrice et un véritable édifice institutionnel pérenne et assis, la construction devient synonyme de machination. En d'autres termes, les actes professionnels se transforment en manœuvres et aventures sans respectivement qu'un produit documentaire voit le jour et le professionnel soit décloisonné. En somme, la corporation professionnelle est-elle satisfaite ? Sans accusations apposées, le potentiel formateur et professionnel est amplement responsable de cette déchéance énergétique. Pour y remédier, outre le renforcement des capacités d'encadrement en matière financière, ressources humaines, la formation post-graduée, la coopération, la logistique ; l'ouverture des espaces de débat et de rencontres et l'appropriation de l'expertise nationale sont des atouts salvateurs. En tout, afin que la lumière jaillisse et le cloisonnement se rétrécit, la corporation doit s'atteler en urgence à une réforme juridique.
Ainsi, l'organisation et le fonctionnement du système national archivistique gagnent son édifice institutionnel en verticalité claire et basés sur une stratégie à long terme. Un partenariat avec les corporations avec lesquelles le métier est pleinement partagé, s'avèrera comme une plate-forme pour un recrutement massif et le jaillissement du caractère fondateur de la préservation du patrimoine documentaire et se mettre à la disposition du citoyen afin de répondre à ses moult soucis. Le relèvement respectif des services de documentations et des archives de wilaya au rang d'une direction exécutive et la mise en place de deux conseils distinctifs dédiés à l'administration centrale et local renforcera certainement la qualité d'intervention professionnelle comme la vision futuriste se précisera au fur et à mesure en réponse aux attentes de la corporation par un statut juridique avec institution des indemnités et en prime la libération du métier vers un cabinet privé sous forme d'une fonction libérale. Enfin, l'accélération du processus de numérisation et la mise en place des plate-formes interactives et conversationnelles en relation avec les différentes institutions et en prime le citoyen au centre des préoccupations est un engagement agité. Puisque les nations se maintiennent par leurs mémoires !
Nadir Hama
– DESS en Réglementation


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