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Des avancées mais...
Les partis politiques et les dernières lois protégeant les femmes
Publié dans Horizons le 08 - 03 - 2015

Les récents textes de loi promulgués pour protéger la femme contre la violence et améliorer sa condition sociale sont qualifiés d'« avancée » par beaucoup de partis politiques. « Ces lois entrent dans le cadre des réformes engagées par l'Etat et visent à assurer une plus grande protection de la femme et la préservation de ses droits, à l'instar de ce qui se fait dans le monde », estime le porte-parole du FLN, Saïd Bouhadja. Ainsi, le FLN relève que la loi sur la représentativité de la femme aux assemblées élues « donne la qualité de responsable » à la femme, celle d'octroi de la pension alimentaire aux divorcées n'ayant pas de revenus « veut leur assurer une protection sociale » et le code pénal « vient protéger la femme contre toutes les formes de violence ». « Cela dénote l'évolution naturelle de la société et de l'Etat qui veut avoir une société libre et des citoyens égaux au plan des droits et des devoirs », a soutenu Bouhadja. Pour le président du front El Moustakbel, Abdelaziz Belaïd, ce nouvel arsenal juridique constitue « une avancée et un grand pas pour la femme algérienne », permettant ainsi à « l'Algérie d'être parmi les pays qui élaborent des lois en faveur des femmes ». « C'est une avancée même s'il y a encore des choses à parfaire », tempère, toutefois, la présidente de l'Union pour le changement et le progrès (UCP), Zoubida Assoul. En soulignant que « le texte de loi sur la pension a été mal rédigé », d'où les incompréhensions soulevées. Mme Assoul évoque « l'importance » de cette pension et s'interroge sur le retard accusé dans la promulgation des textes de loi. Le débat houleux suscité à l'APN sur le code pénal amène cette juriste à rappeler que l'Etat de droit est celui qui est capable de protéger les personnes fragiles et vulnérables contre toute atteinte physique et morale. « Ceux qui n'agressent pas la femme et ne la violentent pas ne sont pas concernés par les dispositions de cette loi », rétorque-t-elle. Les recherches effectuées par cette juriste dans les jugements prononcés par la Cour suprême entre 1990 et 2010 ont révélé l'existence de jugements condamnant les époux qui touchent à l'intégrité morale, à l'honneur et à la dignité de la femme. « Ce n'est donc pas nouveau », soutient-elle.
Des mécanismes pour une meilleure intégration Outre le cadre juridique jugé « bon », Mme Assoul recommande « des mécanismes d'accompagnement permettant à la femme de s'intégrer dans la société comme un citoyen à part entière ». « En Algérie, la rue appartient à l'homme. La femme, quels que soient son niveau d'instruction et sa profession reste mal vue dans cet espace », observe-t-elle.Mme Assoul plaide aussi en faveur d'une loi qui met « le logement au nom des deux conjoints ». « Après avoir élevé les enfants et veillé sur la stabilité de la famille, des femmes de 70 ans se retrouvent divorcées et dans la rue car leurs conjoints ont décidé de refaire leur vie avec une autre. Ces femmes n'ont pas où aller et personne ne s'intéresse à leurs cas qui sont une atteinte aux droits de la femme », souligne la présidente de l'UCP. Mme Assoul demande aussi l'abrogation de l'article 66 du code de la famille qui « prive la femme divorcée très jeune de la garde de son enfant dans le cas où elle se marie avec un étranger ». « On met la femme devant un choix inhumain et pénible », estime-t-elle. « C'est une autre atteinte aux droits de la femme et à l'intérêt des enfants. » Le MSP s'est opposé au quota des femmes sur les listes électorales et revendique « le retour à l'application du code électoral sans avoir à mettre en exécution la moindre exception », a affirmé Fatima Saïdi, membre de la direction du parti, chargée de la femme. « Le quota va mener les partis à gonfler les listes électorales au détriment de la compétence et de l'expérience des candidats », a-t-elle estimé. A propos des amendements du code pénal, la même responsable a estimé que c'est « une tentative d'émiettement graduelle du code de la famille ». Le parti plaide pour « une approche réglementaire globale pour régler le problème de la violence dans la société algérienne ». A propos de la loi accordant une pension alimentaire, elle affirme que « le MSP ne s'y oppose pas en dépit de l'incompréhension qui entoure ce texte ». Néanmoins, elle précise que l'objectif de « cet arsenal est de régler les causes des phénomènes et non pas leurs résultats ».

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