L'assassinat de l'anticolonialiste et militant de la cause nationale, Henri Curiel, le 4 mai 1978, à Paris, a été pour la première fois revendiqué par un membre d'une organisation d'extrême droite proche des « services français », dans un livre intitulé « Le roman vrai d'un fasciste français ». Le 4 mai 1978, deux inconnus l'abattaient de plusieurs balles à bout portant dans l'ascenseur de son immeuble où il habitait à Paris. René Resciniti de Says, membre de l'Action française, proche des « services français » et des mercenaires de Bob Dénard, décédé en 2012, a affirmé dans ce livre posthume avoir pris part à l'assassinat du militant d'extrême gauche Pierre Goldman et celui d'Henri Curiel, alors que, du côté officiel français, le dossier est officiellement classé. Né le 13 septembre 1914 au Caire (Egypte), dans une famille aisée, originaire d'Italie, et dont le père était banquier, Henri Curiel, un fervent anticolonialiste, a passé sa vie à militer en faveur des mouvements de libération nationale, notamment en Afrique. Dès 1956, il s'est consacré à l'indépendance de l'Algérie en créant le Mouvement anticolonialiste français, mais surtout en développant l'action clandestine au sein du « réseau Jeanson » des « porteurs de valises » pour un soutien logistique aux militants de la cause nationale.