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Traditions culinaires: La baguette magique !
Publié dans Horizons le 16 - 09 - 2009

Entre l'Algérien et son pain, il y a une histoire d'amour, voire d'identité nationale au même titre que les Américains et leurs hamburgers, les Italiens et leurs spaghettis ou encore les Français et leurs fromages. Une étude sérieuse confirmait que nous sommes parmi les plus grands consommateurs de pain au monde et donc ce serait inimaginable pour un algérien qu'il n'y ait pas une baguette pour accompagner ses plats. Cependant, l'Algérien et son pain ne sont pas tranquilles avec cette folie monétaire qui débarque chaque ramadhan du côté de nos commerçants : ils jugent, cassent, augmentent et décident des prix sans aucune logique. Et qui a dit que toutes les femmes font quotidiennement la galette en ce mois sacré? Le pain se porte toujours bien, même très bien en ce mois de ramadhan. Ecoulée à 7, 5 dinars en temps normal, la fameuse baguette si chère aux cœurs des Algériens se retrouve dans ce mois, coincée entre le diktat des boulangers et leur tarification soigneusement étudiée. Sortie des fours aux aurores sous des formes rondes telles les couronnes ou allongée comme les flûtes, la baguette est riche en ingrédients ce qui lui donne une saveur proche de la brioche, et dans ce cas le prix augmente.
Globalement cédée à partir de 15 dinars l'unité en devanture (déjà le double du prix initial) les petites bourses qui constituent la majeure partie de la société, n'ont guère le choix. Maintenant, si on fait sa commande chez un boulanger réputé, le prix du pain maison «Khobz Edar» peut atteindre les 100 voire même les 150 DA. Ne vous détrompez pas si le rapport qualité/prix n'est pas le même partout et pour tous, il n'empêche que les familles modestes payent également le prix fort. Exemple : dans un foyer avec une «Meida» de 8 à 9 couverts, on se débrouille pour ramener 7 ou 8 couronnes les plus bas de gamme du marché, c'est-à-dire celles qui coûtent 15 dinars. Par un simple calcul, le chef de cette famille, déboursera environs 120 dinars par jour uniquement pour le pain. L'addition risque donc d'être salée et la rupture du jeûne amère. . .
Alors que l'Etat qui subventionne l'importation du blé à coup de millions de dollars essaye de maintenir les prix du pain à leur niveau initial, voilà que des petits gamins, sans crier gare, se sont lancés depuis quelques années dans le commerce du pain. Alors que beaucoup de boulangers baissent leurs stores après la prière d'El Asr, nos petits vendeurs ambulants choisissent généralement les meilleures places des rues commerçantes pour s'y installer et vendre leur marchandise.
Ils travaillent jusqu'à la tombée de la nuit, et malheureusement ce business est le plus souvent non conforme aux règles d'hygiène. Mais d'où ramènent-ils ce pain ? Ben, c'est le même pain fabriqué par le boulanger du coin. Donc il n'y aurait aucune concurrence, on dirait plutôt une complicité car les vendeurs ambulants cèdent la baguette à 10 dinars. Selon un boulanger exerçant dans une grande rue marchande de Constantine, certains de ses collègues arrivent à liquider des milliers de baguettes à ces jeunes à un prix défiant toute concurrence : 6,5 dinars l'unité. C'est-à-dire que les vendeurs de la rue font un bénéfice de 4,5 DA pour chaque pain vendu. «Ces boulangers sont inconscients. Ils salissent l'image de ce métier et sont complices d'un commerce illicite », nous déclare ce boulanger.
Pour le moment il n'est pas si sûr que la galette traditionnelle «Kasra» se retrouvera sur le devant de la scène, pardon de la table définitivement, car plus compliquée et fatigante à préparer.
Le pain plus populaire que le couscous a donc de beaux jours devant lui en Algérie, il n'est pas consommé avec modération mais avec excès. Ce sont les étrangers qui viennent en Algérie qui l'affirment. Sacrée baguette magique !


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