Résumé de la 14e partie n Sous la pression de ses parents, Dalila pousse Toufik à demander sa main. Le jeune homme ne l'appelle plus et les lettres qu'elle lui envoie reviennent. Voilà plus de trois mois qu'il ne s'est pas manifesté. Dalila a fini sa formation d'enseignante. Elle travaille au collège du bourg. Elle bosse sans enthousiasme, elle pense trop à Toufik. Au fur et à mesure que les jours passent, l'espoir de le revoir diminue. Il lui arrive de s'enfermer dans sa chambre et de pleurer. Sa mère, comprenant sa douleur, ne l'importune plus. Elle doit se dire qu'elle a renoncé à Toufik et qu'il est inutile de remuer le couteau dans la plaie. Une après-midi, en revenant du collège, elle est surprise de trouver des inconnues à la maison. — La voilà, notre Dalila, dit sa mère. Elle va vers elle et chuchote. — On vient demander ta main, tiens-toi bien ! Dalila, choquée, se laisse conduire vers les deux femmes qui la regardent avec curiosité. — La voilà ! dit Ouarda, fièrement. Elle se laisse embrasser, scruter, des pieds à la tête. Les deux femmes la poussent à s'asseoir. — Oui, oui, dit l'une d'elles, on ne nous a pas trompées ! — Elle est très jolie ! Et elle enseigne au collège ! — Elle conviendra à notre Rabah ! la plus âgée lui dit : — Rabah est enseignant au lycée. vous ferez un beau couple d'enseignants ! Elle se tourne vers Ouarda. — Elle nous convient, il ne reste qu'à organiser une rencontre entre elle et notre fils… — Bien sûr, bien sûr, dit Ouarda souriante. C'est alors, comme émergeant d'un cauchemar, Dalila s'écrie : — Mais je ne veux pas me marier ! — Quoi… disent les deux femmes. — Je vous dis que je n'ai pas l'intention de me marier… Allez chercher ailleurs une femme à votre fils ! Et elle quitte la pièce pour aller se réfugier dans sa chambre. Elle a le temps d'entendre l'une de femmes s'écrier : — Quelle effrontée ! Un peu plus tard, sa mère la rejoint. — Tu es consciente de ce que tu as fait ? dit-elle, en colère. — Oui, dit Dalila, en soutenant son regard. Je ne veux pas me marier ! — Parce que tu penses que ton Toufik va te revenir un jour ? Dalila baisse la tête et se met à pleurer. — Pleure, dit Ouarda, toujours en colère. J'ai bien peur que par ton inconscience, tu restes vieille fille toute ta vie ! Dalila continue à pleurer en silence. (A suivre...)