Production locale d'insuline: 50% des besoins nationaux couverts dès 2023    Commerce: 897 tonnes de bananes saisies en 11 mois    Partenariat algéro-américain pour la production de câbles électriques    Lutte contre le terrorisme: L'Algérie intensifie ses initiatives en Afrique    L'Allemagne face à son histoire    Pendules à l'heure africaine    ASO Chlef: L'entraîneur Lyamine Bougherara démissionne    Mondial foot 2022: le bal des nouveaux «hypocrites»    Ligue 2 - Centre-Ouest: Déplacement favorable pour l'ESM, les dauphins en péril    Tribunal de Dar El Beida: Ferhat M'henni condamné à la perpétuité    Ouargla: Cinq membres d'une même famille meurent asphyxiés    Biskra: 2,3 kg de cocaïne saisis    Xi Jinping a rencontré, hier, des dirigeants arabes    26000 combattants à réintégrer    Le président béninois appelle à une action concertée    Le récit d'un duel alimentaire    Loukal poursuivi encore pour «espionnage»    Les engagements de Bouslimani    Mercato, le rétropédalage    Début des travaux intérieurs    Nuit de peur à Oued Smar    Les jeunes du FFS reprennent le flambeau    Mobilisation autour de l'Etat national    «L'Algérie a dépassé l'étape critique»    Fauché par un train    Le «thon»...c'est de l'argent!    Tebboune «unit» l'Afrique    Zoom sur la Palestine et le Sahara occidental    Documentaire sur le moudjahid Ramdane Djamel    Des monologues présentés en «hors compétition»    M. Benabderrahmane reçu à Riyad par le président chinois    Le Président Tebboune appelle à poursuivre le combat contre la corruption    Le ministre de l'Agriculture et du Développement rural reçu par le vice-président de la République de Côte d'Ivoire    Le FFS tient son 6e congrès national    Foot/ Ligue 2 : l'AS Khroub chute à Skikda, l'USM Annaba rejoint l'US Souf au 2e rang    Le renforcement des relations entre le Monde arabe et la Chine contribuera à l'émergence d'un monde multilatéral    Lamamra s'entretient avec le Commissaire aux Affaires politiques, à la paix et à la sécurité de l'UA    Coup d'envoi samedi de la 10e édition de la coupe d'Algérie de football des détenus    Pluies orageuses sur l'est du pays à partir de vendredi soir    Tribunal de Dar El Beida : le chef du mouvement terroriste "MAK" condamné à perpétuité    11e FICA: projection du long métrage "Argu"    Tamanrasset : importance des médias de proximité dans la transmission d'une information exacte    Lycée "Dar El Hirfi" de Dellys (Boumerdes): monument de la formation vieux de 140 ans    Le Président Tebboune préside la réunion de travail périodique au siège du MDN    Alfred Berenguer, l'Algérie au cœur    Le chemin est encore long    «Samahna si l'Hadj» !    Tebboune: «Je suis pleinement conscient des aspirations du peuple»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Amina Belouizdad, la doyenne des téléspeakerines n'est plus : «Je n'avais même pas de téléviseur à la maison»
Publié dans Info Soir le 30 - 09 - 2015

Figure n Ceux qui avaient l'habitude de la voir sur le petit écran, annonçant tout en grâce les programmes, avec autant d'éloquence que d'élégance, se souviennent d'elle.
Elle, c'est Amina Belouizdad, la première téléspeakerine algérienne qui officiait à la Télévision algérienne. Celle à qui nous étions habitués à sa présence distinguée et pour sa fière allure s'est éteinte hier, à l'âge de 83 ans, suite à un AVC, selon de sources proches de sa famille.
Amina Belouizdad, née Rabéa Ali Chérif, a vécu à un moment de sa vie, un moment fort, solennel, d'intenses émotions, inoubliable, indescriptible. Elle a eu l'honneur d'annoncer à l'antenne l'historique nouvelle : la naissance de la jeune République algérienne démocratique et populaire.
A l'époque, Amina Belouizdad avait derrière elle, quelques mois de télévision, puisqu'elle avait intégré, en 1958, la Télévision, appelée ORTF. Une expérience qu'elle avait mise à contribution à la RTA (Radio et Télévision algérienne).
Dans une déclaration faite dans un entretien accordé au quotidien El Watan, Amina Belouizdad se souvenait : «J'avoue que j'ai commencé à travailler par nécessité. J'avais 3 enfants. Mon mari était fonctionnaire. Mes enfants grandissaient, leurs besoins aussi. Il fallait donc se mettre au boulot pour aider ma famille. Je n'avais aucune formation. J'étais une mère de famille dont l'ancrage traditionnel est connu, où les femmes ne travaillent pas, encore moins dans un milieu artistique comme la télévision. Cela a défrayé la chronique dans le cercle familial mais j'avais de mon côté, mon époux qui était d'accord et mon frère aîné. J'ai donc, commencé à exercer.
A l'époque, l'ORTF demandait une télespeakrine bilingue. Je me suis présentée. On m'a fait subir des tests qui ont duré trois mois d'affilée. Je venais tous les jours avec un programme préparé, comme si je devais passer à l'antenne. J'étais maquillée, coiffée et je présentais le programme en étant filmée. Le film m'était projeté ensuite, pour corriger mes défauts. Je n'avais aucune formation. Je ne savais même pas en quoi consistait ce travail. Je n'avais même pas de téléviseur à la maison». Et de poursuivre. «J'avais la chance d'être bilingue. J'ai fait l'école française et parallèlement vu que je venais d'un milieu arabisant, mes parents tenaient absolument à ce que je fréquente les medersa libres. Tous les week-ends j'allais apprendre le Coran, et quelques notions de grammaire. Cela a été une base et petit à petit, je me suis formée avec l'aide de personnes que j'ai rencontrées à la télévision, et qui m'ont bien accueillie. D'ailleurs, je les en remercie vivement, je peux citer Si Abdelkader El-Haouari, Si Ahmed Tadlaoui, Si Athmane Amer, El-Hachemi Chérif, aussi qui était script à l'époque. Sid-Ali Baba Amar, Nacerdine El-Acimi... C'est grâce à eux, que j'ai pu accomplir ce travail très correctement».
Yacine Idjer
l Depuis, Amina Belouizdad, se révélant une figure emblématique du petit écran, une référence dans le métier, s'imposa comme la doyenne de nos téléspeakerines. Elle s'imposa, tout au long de sa carrière comme l'animatrice vedette. Elle était sans rivale et toute l'attention était braquée sur elle. A chacune de ses apparitions, elle parvenait toujours à attirer l'attention du téléspectateur afin de l'amener à s'intéresser à la suite du programme. Et ce qui plaît chez-elle pour ce dernier, c'est sa culture générale.
En effet, Amina Belouizdad avait une excellente culture générale, une culture qu'elle avait acquise au fil de sa carrière. En plus, elle était bilingue. Elle avait capacité de maîtriser les deux langues arabe et français. Cela lui permettait de passer de l'une à l'autre, sans encombre, avec finesse et avec un accent particulier qui plaisait.
Plus tard, lorsqu'on lui avait signifié qu'elle devait quitter l'antenne, Amina Belouizdad était mutée à la radio pour une autre et nouvelle aventure.
Notons que la dépouille de la défunte a été exposée ce matin au palais de la culture Moufdi-Zakaria (Kouba, Alger), pour un dernier hommage avant d'être inhumée au cimetière de Sidi-M'hamed à Alger.
Dans un message de condoléances adressé à la famille de la défunte ainsi qu'aux travailleurs de la Télévision nationale, le ministre de la Communication, Hamid Grine, a rendu un hommage appuyé à la «doyenne des speakerines» de la Télévision algérienne.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.