Juventus : Un international brésilien dans le viseur    Chelsea : Giroud a pris une décision pour son avenir    Real - Zidane : "Je n'ai jamais pensé que j'étais intouchable. Jamais"    Environnement : Benharrats prend part à la 8ème session extraordinaire de la CMAE    Assad prend part à une réunion pour le lancement de la plateforme numérique des langues africaines    AEROPORT AHMED BEN BELLA (ORAN) : Reprise des vols domestiques demain dimanche    SIDI BEL ABBES : 677 associations de wilaya et 430 communales en activité    Déblocage des sites internet : Réflexion exclu !?    Le mouvement palestinien BDS défend le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination    L'ALGERIE REFUSE TOUTE INGERENCE DANS SES AFFAIRES INTERNES : Salah Goudjil fait passer le message    LUTTE ANTITERRORISTE : L'expérience algérienne "exhaustive et intégrée"    OPEP+ : L'augmentation de la production à partir janvier, une décision qui convient tous    Cherif Mellal ‘'menace'' pour Matoub Lounès    Coronavirus : 803 nouveaux cas, 541 guérisons et 12 décès    Développement : Réalisation de pistes cyclables et de parcours de VTT à Alger    Des chutes de neige prévues sur les reliefs dépassant 1.000 mètres d'altitude    ALGERIENS BLOQUES A L'ETRANGER : Air Algérie programme 24 vols de rapatriement    Démantèlement de plusieurs associations de malfaiteurs    TIARET : Le présumé auteur du vol de 10 millions de cts écroué    MASCARA : Le wali visite des projets dans les zones d'ombre    TIARET : La police enquête sur les livrets fonciers de Tahkout    Tahar Ouettar, l'écrivain athée qui défendait les islamistes.    Batna: découverte d'une inscription libyque au site Guergour à Seriana    Laghouat se remémore l'un des pires massacres perpétrés par la France coloniale contre le peuple algérien    6e session du Forum parlementaire euro-méditerranéen : le Parlement algérien réaffirme le rejet de la résolution du PE    Industrie : l'ENIEM a besoin d'un financement bancaire pour sa relance    Douanes : mise en échec d'une contrebande et tentative d'introduction stupéfiants    Jeux paralympiques: versement de subventions financières aux athlètes qualifiés et qualifiables    RND : examen du fonctionnement du parti et des derniers développements sur le plan international    L'APN participe samedi à une réunion sur "les processus de paix à l'échelle mondiale: rôle et participation des femmes"    Les unités de l'APLS continuent de viser des positions militaires de l'occupation marocaine    Une caravane sillonne les zones d'ombre    Plus de 12 200 infractions enregistrées en un mois    Un an de prison ferme et 100 000 dinars requis par le procureur    Quand la vérité est absente, les menteurs dansent !    Retour du Président, ingérences et détenus d'opinion    Lynda Lemay revient avec 11 nouveaux albums de onze titres    Notre-Dame de Paris accueille un concert de Noël    Un décembre en cinéma    "Pour une conférence nationale inclusive"    Poursuite des attaques contre l'armée marocaine    L'Egypte épinglée sur la multiplication des exécutions    Des peines de prison pour les leaders prodémocratie    Les distributeurs rejettent les accusations des pharmaciens    Une simple formalité pour les Mouloudéens    Le procès d'Adjlia reporté au 9 décembre    Une vie de combat    Le procès en appel des frères Kouninef renvoyé au 16 décembre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





4e art : «Babor Ghraq» subjugue le public
Publié dans Info Soir le 13 - 06 - 2017

Scène - Devant un public nombreux et conquis, la pièce, jouée dans son intégralité sans une once de retouche ou d'éventuelle actualisation, a, faut-il le rappeler, 34 ans aujourd'hui.
Ecrite et jouée en 1983, la pièce «Babor Ghraq», une tragi-comédie sociale, a été rejouée dans la soirée d'hier sur les planches du Théâtre national algérien. La pièce, qui avait marqué l'histoire du théâtre algérien, a été campée par les mêmes comédiens : Mustapha Ayad, Omar Guendouz et Slimane Benaïssa, qui en est l'auteur et le metteur en scène.
Le texte à caractère social et aux résonnances politiques, donc d'une profondeur sémantique raconte l'histoire de trois rescapés d'un naufrage, l'intellectuel, l'affairiste et l'ouvrier. Accrochés à une épave, les trois survivants, perdus au milieu de nulle part, en pleine mer, vont devoir négocier, chacun d'eux cherchant son salut.
Devant un public nombreux et conquis, la pièce, jouée dans son intégralité sans une once de retouche ou d'éventuelle actualisation, a, faut-il le rappeler, 34 ans aujourd'hui.
Evoluant dans un décor sobre, minimaliste, le jeu, mené avec brio, s'est déployé à un rythme fluide, soutenu et avéré, et ce, grâce à l'expérience des planches des trois comédiens, aux longs parcours artistiques. Trois expériences, habilement conjuguées, a permis «une progression régulière à la trame, servie par une mise en scène judicieuse et la densité d'un texte, écrit dans des dialogues directs et allusifs». Le jeu, juste et pertinent, s'est déroulé dans une scénographie, faite d'un bateau fracassé, d'un long filet, de cordages et de quelques accessoires, ce qui a permis une mise en situation directe du naufrage, le tout soutenu par des bruitages de vagues, porté par quelques airs brefs de musique et dévoilé dans un éclairage aux atmosphères vives ou feutrées, selon le contenu des tableaux.
Au fil du jeu, le public semble avoir adhéré à la pièce, car, outre le fait que le texte parle dans une langue commune proche du peuple, donc il parle au public, le dramaturge a su y mettre le ton approprié et le verbe intelligent pour faire passer le message avec philosophie et une perspicacité avérée. Cela suscite de l'intérêt et de la réflexion, ce qui amène au débat. La pièce retrace dans une succession de situations à dimensions historique, politique, économique et sociale, la genèse des maux qui rongent la société depuis longtemps déjà. Elle dresse dans le rire et la dérision, le constat amer d'une vie aux abois, dans des métaphores permettant au public, la distance nécessaire pour saisir et comprendre ses propres tourments.
Ce qui est étonnant dans «Babor Ghraq», c'est que le texte a été écrit en 1983, et qu'il raconte la réalité d'aujourd'hui. C'est dire que la pièce, à l'époque, pouvait se définir comme un texte prémonitoire.
Yacine Idjer
l «Babor Ghraq», qui par ses fameuses tirades et ses mémorables expressions populaires, avait tant marqué les planches dans les années 1980, a été joué à l'occasion des 50 années de carrière de son auteur et metteur en scène, le dramaturge Slimane Benaïssa. «Ce 24 juin, je célèbre mes cinquante années de carrière, et je pense que c'est une sorte de rappel de ma carrière qui a débuté en 1967», a fait savoir le metteur en scène, expliquant entre autres les raisons de son retour sur scène avec cette pièce. Le dramaturge qui a toujours su défendre sa langue maternelle dans ses créations avouera que le théâtre algérien jouit d'un «potentiel humain et infrastructurel considérable», tout en appelant à la levée de «l'asphyxie de la parole» pour une meilleure écriture de texte dramaturgique. Slimane Benaïssa, romancier, essayiste, auteur d'une vingtaine de pièces de théâtre, et plus de 1 500 représentations en Algérie et quelque 1 800 spectacles à l'étranger, invite le public algérois à revivre le spectacle «Babor Ghraq» telle «une visite muséale» qu'il compte reconduire au Théatre national algérien jusqu'au 22 juin prochain, avant «une éventuelle tournée nationale», a-t-il confié. Y. I.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.