Action Les fonctionnaires de la cité universitaire des jeunes filles Djilali-Liabès (ex-Itfc) poursuivent leur mouvement de grève déclenché dimanche dernier. Le motif de ce débrayage est la décision jugée arbitraire à l?encontre de l?un de leurs collègues, sommé de quitter son logement de fonction. En effet, selon les étudiantes résidant dans cette cité universitaire, hormis le service minimum, les activités du secteur des ?uvres sociales, notamment la restauration, ne sont pas assurées et ce, depuis dimanche dernier. Regroupés à l?intérieur de la faculté des sciences de l?information et de la communication, les travailleurs expriment leur révolte. «C?est un acte de solidarité avec notre collègue Idir, victime d?une injustice flagrante. Il s?agit d?une décision de mise en demeure adressée par le directeur de la cité à notre collègue par laquelle, il le menace de geler son salaire s?il ne quitte pas son logement de fonction», affirme l?un des travailleurs. Un autre enchaîne : «Et voilà, c?est la loi de la jungle ici. On veut faire sortir un travailleur logé légalement, par "une contre-décision" pour loger les siens.» Selon les dires de certains travailleurs, seraient derrière cette décision jugée arbitraire, deux autres fonctionnaires qui occupent des postes privilégiés et qui auraient voulu, jeudi dernier, occuper la maison du concerné étant donné qu?ils possèdent, eux aussi, des décisions similaires à celle de ce travailleur. En outre, un autre travailleur affirme que son voisin, qui occupe un studio depuis longtemps, est en justice avec les services du rectorat d?Alger qui veulent, coûte que coûte, le déloger. Pour avoir la version du directeur de l?Itfc qui a pris cette décision à l?origine du mouvement des travailleurs, nous avons essayé de le joindre, par l?intermédiaire de l?agent de sécurité qui est revenu avec la réponse suivante : «Il m?a dit qu?on a reçu une instruction venant des services de l?Onou nous interdisant de parler à la presse. Si vous voulez des éclaircissements, contactez les services concernés, à savoir ceux de l?Onou, ou carrément ceux du ministère de l?Enseignement supérieur.» Affaire à suivre.