Le Tombeau de la chrétienne n?a été découvert que tardivement. C?est le maréchal Clauzel, gouverneur général, accompagné de son secrétaire particulier Berbrugger qui ont pu observer les premiers, «une colline boisée d?une forme curieuse» et au terme de visites fréquentes ils ont pu déboiser quelques pierres et mettre au jour ce monument historique un certain 20 octobre 1835. C?était en fait, un monticule de blocs de pierres verdoyant, dont l'exposition, des siècles durant, aux quatre vents, lui avait valu un apport accumulé de poussière mêlée de graines méditerranéennes en tout genre d?où sont nés des arbrisseaux de cistes aux blanches pâquerettes, courts, épineux et quelques petites touffes de lentisques, entre lesquels n?apparaissaient que quelques pierres du monument dont les éboulis sur le pourtour contribuaient à l?aspect d?une éminence naturelle du sol. Les premières fouilles au Tombeau de la chrétienne n?ont abouti qu?à le débarrasser de la petite brousse qui le masquait. Les ressources financières firent défaut. Ce n?est qu?en 1865, à l?occasion d?un passage de Napoléon III, près de ce que l'on appelait «Kabr roumia» , qu?une exploration sérieuse fut décidée, alimentée par des fonds que l?empereur prélevait sur sa cassette personnelle.