Rendez-vous n «C?est un grand moment de vérité, un test pour savoir si l?Algérien a tiré les conclusions du passé pour se tourner résolument vers l?avenir et dire : plus jamais ça. Nous voulons vivre dans notre pays par le travail, la compétence et l?honnêteté et c?est ce qui a toujours fait défaut.» C?est ce qu?a déclaré Seddik Chihab, vice-président du Sénat, membre du bureau national du RND lors d?une conférence-débat qu?il a animée à Tigzirt dans le cadre de la campagne électorale. La participation du RND aux élections partielles se veut un gage de pluralisme et de diversité dans une région où «on en a assez de la pensée unique et des partis qui l?ont isolée du reste du pays», ajoute l?orateur. Toujours à propos du rendez-vous électoral de ce jeudi, il ajoutera qu?il constitue «un moment inespéré pour pouvoir juger de la prise de conscience des citoyens. A-t-on réellement la volonté de sortir du marasme ?(?) Car aujourd?hui, l?occasion vous est donnée d?ancrer le pluralisme qui fait avancer les choses et d?en finir avec l?esprit du parti unique et l?hégémonie d?un parti sur une région». Seddik Chihab dira que le RND promet de réaliser ce qui est immédiat : «Ce que nous vous promettons, c?est de nous occuper immédiatement des problèmes qui touchent en premier lieu les habitants de cette région.» Il s?agira notamment de réhabiliter le réseau routier, de redonner au secteur de l?éducation sa vocation, d?améliorer les conditions de scolarisation (chauffage, cantines, transports scolaires?), de rétablir la confiance avec la société et de faire en sorte que les élus soient à l?écoute du citoyen pour prendre en charge ses problèmes immédiats. Il précisera que les 18 mois qui restent du mandat de 2002 ne suffiront pas pour réaliser beaucoup de choses.Aussi «nous ne vous promettons pas ce que nous risquons de ne pas réaliser (?) Notre objectif est de veiller à ce que ces élections ramènent la stabilité et la paix nécessaires pour toute perspective de développement», un développement qui ne saurait se faire sans rigueur, explique le vice-président du Sénat qui déclare : «Nous avons assez souffert de la mauvaise gestion, de l?incompétence et de la médiocrité. Il est grand temps que l?Algérie, dans son intégralité, puisse tirer des leçons du passé et refuser de revenir à la case départ, car il faut construire l?Algérie loin de toute démagogie et des fausses promesses. On a assez joué avec les sentiments du peuple.» Et d?ajouter que le Chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, «a montré sa volonté et sa disponibilité d?aller de l?avant et de construire l?Algérie par une démarche nouvelle basée sur la rigueur et le travail et une répartition équitable des richesses, une justice sociale et un Etat de droit. C?est ce que nous prônons au RND». Durant les débats, Seddik Chihab a répondu à plusieurs questions relatives notamment aux préoccupations de la population. A propos de tamazight et de son officialisation, il dira qu?elle n?est actuellement pas à l?ordre du jour, mais le sera inéluctablement au moment opportun car «nous ne voulons pas commettre les mêmes erreurs quand nous avons voulu, depuis 1962, arabiser les institutions?» A propos de la jeunesse, tout en lui rendant hommage, il dira que c?est elle qui «a fait prendre conscience à l?Etat de ses propres lacunes et défaillances». Notons enfin que Seddik Chihab, en sa qualité de vice-président du Sénat, a promis d?informer le Chef du gouvernement, des doléances des citoyens soulevées lors de la rencontre et de saisir par écrit les ministres concernés. Avant de conclure, il demandera à l?assistance d?«essayer» les élus du RND, un parti qui n?a pas géré en Kabylie, et c?est là l?un de ses avantages.