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«Le rôle du cinéma n'est pas d'écrire l'histoire mais d'éclairer une période historique»
Ahmed Rachedi à propos du film sur Mostefa Benboulaïd :
Publié dans La Tribune le 08 - 01 - 2009

Dans le cadre de ses activités culturelles et historiques, l'Association Machaal Echahid a inauguré le programme de 2009 par une rencontre-débat avec le réalisateur Ahmed Rachedi autour de son film Assed El Djazaïr (le Lion de l'Algérie) sur Mostefa Benboulaïd.
Après la projection de la bande-annonce du film, Ahmed Rachedi est revenu sur la genèse du film, soulignant que «face à la prolifération de films français, ces dernière années, il s'avérait urgent que l'Algérie réponde avec une production qui porte un regard national sur la guerre d'indépendance».
Il a aussi expliqué que la plupart des films algériens produits sur la révolution algérienne portaient le peuple comme héros et qu'il était temps de faire la lumière sur des personnes qui sont les symboles de cette révolution, à l'exemple de Mostefa Benboulaïd.
Interpellé par l'un des présents sur certaines inexactitudes dans le déroulement de certains épisodes de l'histoire rapportés dans le film, le réalisateur a rétorqué qu'avant de faire le film, en partenariat avec le scénariste Sadek Bekkouche, de longues recherches ont été effectuées et basées sur des témoignages et des documents historiques. Il a, toutefois, mis en exergue le fait que le long métrage est une œuvre esthétique et non un documentaire. Il a tenu à préciser que «le rôle du cinéma n'est pas d'écrire l'histoire mais
d'éclairer une période historique». A propos de la controverse sur la mort de Benboulaïd, il dira que la famille du chahid avait contesté cette scène, arguant que les circonstances de sa mort n'ont pas été élucidées, mais que lui s'est «basé sur des documents authentifiés et des témoignages vivants de compagnons du chahid», ajoutant que «si Benboulaïd avait été assassiné par ses frères, je ne l'aurais jamais mis dans le film», ajoutera-t-il. Concernant le choix de Hassen Kechache pour l'incarnation du personnage principal, Ahmed Rachedi a expliqué qu'il ne cherchait pas un clone physique du regretté martyr de la révolution algérienne, mais qu'il s'agissait avant tout de trouver un comédien capable d'imposer, sur grand écran, la forte personnalité de Benboulaïd.
Pour cela, il a dû auditionner plus de 600 comédiens à travers tout le territoire national avant d'opter pour Hassen Kechache.
Ce dernier, qui était également présent à cette rencontre, a déclaré : «Lorsque j'ai été choisi, cela a été pour moi un grand honneur. Mais j'ai eu quelques appréhensions, car c'est une grande responsabilité. Finalement, je me suis beaucoup documenté et j'ai relevé le défi en jouant du plus profond de mon cœur et de mon âme.» Par ailleurs, le réalisateur a affirmé que le film sera bientôt diffusé dans les 48 wilayas. Il a toutefois tenu à rappeler les difficultés que subit le 7e art en Algérie, soulignant qu'il a fallu l'intervention du président de la République pour que le film puisse continuer à être financé et voir, enfin, le jour, après une interruption de tournage de 6 mois.
Il a affirmé qu'il y a peu, les Impôts ont réclamé une taxe de 70 millions de dinars au producteur. Il s'est insurgé à ce propos en disant qu'il était temps que l'Etat subventionne la production cinématographique avec, entre autres, des mesures fiscales adaptées.
Sur la longueur de certaines scènes, telles que celle de l'évasion, il a annoncé que le film était en plein remaniement et qu'il sera raccourci d'une demi-heure afin de lui donner plus de rythme. Il a conclu en déclarant : «Le plus important pour nous était de transmettre aux nouvelles générations les étapes essentielles de la vie du martyr Mustapha Benboulaid. Maintenant, c'est au public de nous juger».
Le cinéaste a par ailleurs déclaré que des projets de films sur 23 personnalités de la guerre de libération, dont Larbi Ben M'hidi, Didouche Mourad, les colonels Lotfi et Amirouche, sont actuellement à l'étude. Le Lion de l'Algérie, qui a été projeté en avant-première le 10 décembre 2008, en présence du président de la République, a coûté 230 millions de dinars. Le film est co-produit par les ministères des Moudjahidine et de la Culture et l'entreprise Missan Belkais.
S. A.


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