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Pas de fils pour le FIS !
au fil des jours
Publié dans La Tribune le 23 - 06 - 2014

Dans un roman de Tahar Ouettar, les martyrs de Novembre 1954 reviennent cette semaine pour voir l'état du pays et demander des comptes à son Etat indépendant. Et dans la virtualité politique algérienne, telle une litanie assommante, le FIS dissous n'arrête pas de revenir cette semaine, foi de gazettes algériennes et de commentateurs en goguette sur le Net. Mais le FIS n'aura pas de fils politiques, foi du directeur de cabinet du président de la République. Ahmed Ouyahia, chargé des consultations au sujet de la révision constitutionnelle, a levé tout doute à ce sujet. Ecouter alors le point de vue de personnalités islamistes ne vaut pas, hic et nunc, autorisation implicite ou explicite pour relancer le parti interdit sous une forme ou une autre. En tout cas, c'est, semble-t-il, le sens même du message délivré lors d'une récente conférence de presse. Véritable serpent des mers, cette question revient cycliquement sur la table. À chaque fois, relancée par des journalistes et des internautes victimes de leurs propres fantasmes et qui oublient d'interroger la réalité. Déjà, en 2011, le Conseil des ministres avait répondu à la question. Il disait en substance que le FIS ne reviendrait pas cette semaine ni un autre jour proche. Et, de nouveau, en 2014, par la bouche d'un de ses éminents hiérarques, le pouvoir règle définitivement les comptes du FIS. Du moins, croit-il procéder à un solde de tout compte politique de l'islamisme radical, dont le fer de lance idéologique fut le parti d'Abassi Madani. Pour autant, la question de son retour à la politique serait-elle résolue ad vitam aeternam ? À voir. Cependant, dans les faits, un édit d'empêchement avait été déjà énoncé en 2012 par la loi sur les partis. L'objectif étant d'empêcher quelques anciens acteurs de premier ou de second plan ou encore des groupes armés de revenir à la vie politique par quelque entrée dérobée. Le barrage ainsi érigé, n'est en fait pas nouveau. Il est même l'expression d'une réelle continuité politique. La traduction d'un large consensus au sein du régime à propos du barrage à toute réincarnation politique du FIS. Déjà que la Charte pour la paix et la réconciliation nationale avait chanté en 2005 son requiem. Elle avait tranché la question en des termes clairs : le droit à l'exercice d'une activité politique serait dénié aux terroristes et à tous ceux qui ont instrumentalisé la religion contre la Nation et les institutions de la République. Le blocage dirimant est réitéré tout aussi explicitement dans l'ordonnance de février 2006 portant mise en œuvre de ladite charte. On n'a donc pas chassé le FIS par les armes de la guerre et de la loi pour qu'il ait un jour des rejetons politiques ! Ceci dit, les mesures d'endiguement juridique et d'empêchement politique signent-elles la mort définitive de l'islamisme radical ? La réponse est évidemment non car on ne tue pas une idée avec une arme létale ou le glaive de la loi. On a gagné des batailles importantes contre le terrorisme, on l'a contenu et même réduit. Son recul est manifeste, mais sa capacité de nuisance, aussi réduite qu'elle soit, n'est pas à négliger, surtout par les temps terroristes qui courent à nos frontières. Le FIS, dans sa forme organique, est certes mort, mais l'intégrisme a profondément imprégné les esprits comme on le constate dans la rue, la mosquée, l'administration et jusque dans les manuels scolaires et les tribunaux. À preuve, cette profonde vague de puritanisme qui a donné naissance à des polices des mœurs parallèles et des comités sauvages de sauvegarde de la vertu islamique ! On sait donc qu'il n'y aura pas d'avatars structurels du FIS. Mais qui peut garantir, aujourd'hui, face à la «fissisation» des esprits, que ses sympathisants ou ses ex-cadres d'hier ne feraient pas de l'entrisme
politique ? Il y a bien des partis islamistes BCBG qui accueillent les brebis en déshérence de l'ex-FIS. Ces submersibles sans kamiss peuplent déjà les travées de nombre de partis microscopiques ou même en vue. Quand ils ne sont pas tolérés comme c'est le cas de la formation salafiste d'Abdelfattah Ziraoui. On le voit bien, les idées islamistes s'insinuent comme des particules de poussière même lorsqu'on verrouille à double tour juridique et qu'on calfeutre politiquement toutes les fenêtres d'accès à la militance active. C'est évident, les interdits juridiques, aussi puissants soient-ils, n'inciteraient pas l'islamisme à obéir à la République perinde ac cadaver. Le FIS dissous est difficilement quantifiable. Il échappe à l'observation objective des appareils spécialisés et des universitaires. Il est peu ou prou dans la visibilité. Il évite soigneusement la confrontation avec le régime, donnant l'impression de miser, à terme, sur un affaiblissement ou carrément un affaissement du pouvoir. Le reflux du salafisme serait synonyme de repli tactique et de mise au vert stratégique. En attendant des jours politiques meilleurs, il active, comme il a toujours su le faire, sur le front de l'entraide sociale et de l'endoctrinement religieux à travers l'incroyable réseau de plus de 20 000 mosquées. Faute d'avoir pu mourir, le salafisme algérien hiberne quand il n'est pas en mode veille. Tel un sous-marin dont on voit émerger de temps à autre le périscope Ali Belhadj.
N. K.


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