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En matière d'environnement, les projets avancent à reculons
À quelques exceptions près
Publié dans La Tribune le 04 - 03 - 2015

Une politique environnementale en Algérie ? Elle n'existe pas. C'est à l'exemple de bien d'autres secteurs, à leur tête l'éducation nationale, la santé et le transport. Et c'est simplement voulu, accusent des spécialistes du domaine et autres. Depuis des années, les responsables politiques multiplient les annonces promettant l'amélioration du cadre de vie, l'hygiène et l'entretien dans les cités, la préservation des espaces verts... et autres opérations inscrites dans les programmes de «développement durable», mais sans réelle application sur le terrain. Et surtout sans résultats tangibles à quelques exceptions près. Cela malgré les sommes faramineuses consommées et
consumées par les projets en question. De Cherif Rahmani à Mme Dalila Boudjemaa, en passant par Amara Benyounès, des projets très ambitieux ont été élaborés et mis en chantier. De nombreuses visites de travail et d'inspection ont été effectuées sur le terrain pour voir de près l'évolution des travaux. Certains projets ont abouti, mais d'autres, nombreux, traînent encore. Et c'est toujours le flou et l'incertitude. «L'environnement en Algérie est délaissé. On dirait que c'est la dernière roue de la charrette», constate, non sans amertume, Cheikh Ferhat, ancien animateur d'une émission de radio qui traite de l'environnement. Passionné par la radio et par les questions de 'environnement,
l'animateur connu de tous et reconnu pour la qualité de son travail, perd peu à peu son enthousiasme. Il affirme être fatigué, blasé.
Il ne croit pas trop en ce qu'il fait. Dernièrement, il a créé un site web abordant les mêmes questions en relation avec l'environnement, dont celles concernant justement le gaz de schiste, avant même que les protestations ne débutent à In Salah (Tamanrasset). Le site a fonctionné quelques temps, mais il est pratiquement à l'arrêt aujourd'hui. «Ça n'intéresse personne apparemment. Pas de retour d'écoute. Je suis déçu. Les questions d'environnement
n'intéressent pas grand monde», dit-il, profondément déçu. Et notre interlocuteur de déplorer l'absence d'associations de protection de l'environnement, celles-ci devant assurer un travail continu sur le terrain. «Le problème est à la base. Nous n'avons pas d'associations qui militent sur le terrain. Celles qui existent sont très peu présentes.» Un fait que personne ne peut nier. Les cités, partout dans la capitale et dans les grandes villes, y compris celles inaugurées récemment, perdent de leur éclat. Elles
s'enlaidissent, suscitant la répugnance de leurs habitants. Ces mêmes habitants qui refusent de faire le nécessaire pour y remédier. Un cercle vicieux. Ils appliquent à la lettre la devise bien chère à de nombreux Algériens : «Je m'occupe de mon espace. Le reste, ce n'est pas mon problème». C'est pourtant un problème, un grand problème. Vivre en communauté implique le travail en groupe, l'échange et l'entraide. Hélas, ce n'est pas toujours perçu du bon côté, en ces temps de grande méfiance vis-à-vis du voisin et autre. Le civisme fait grandement défaut, chez les petits et chez les grands. L'école ne fait pas son travail. Cela aussi est fortement déploré. Elle surtout.
Les enseignants, plus occupés par les mouvements de protestation et les revendications salariales, ne trouvent pas le temps d'aborder avec leurs élèves les sujets sur le civisme, l'hygiène publique, le développement durable, les changements climatiques qui menacent toute la planète... et autres de grande importance. Les organismes de jeunesse, eux non plus, ne s'y impliquent pas. Les employés, mal payés, ne s'investissent pas dans leur mission. Celle d'amener les jeunes dans la voie du civisme et de l'engagement dans tout ce qui pourrait contribuer au bien être du citoyen et de la communauté. Les pouvoirs publics, bien évidemment, ont leur grande part de responsabilité dans toutes les dérives et l'état de déliquescence constaté un peu partout. Pour en revenir aux actions engagées par le département de l'environnement, depuis particulièrement la période de l'ancien ministre, Cherif Rahmani, après avoir été gouverneur du Grand Alger, force est de reconnaître qu'il n'y a pas de grandes améliorations si ce n'est la dégradation des lieux et plus de désengagement citoyen. Le projet du Carrefour du millénaire, ô combien cher à l'ex-gouverneur du Grand-Alger, est aux oubliettes, après avoir dévoré une bonne somme d'argent, non connue jusqu'à présent. Ce dont se félicitent les Algérois, ceux particulièrement qui résident dans l'est de la capitale, est la fermeture de la décharge publique de Oued Smar. Ils en avaient tellement souffert. La décharge a atteint ses limites. Saturée par les grandes quantités d'immondices qu'elle reçoit jour et nuit, elle ne pouvait en prendre davantage. L'annonce de sa fermeture a suscité la grande satisfaction. Les travaux pour sa réhabilitation avancent à un rythme assez acceptable. Ils se poursuivent pour transformer l'ancienne décharge en grand espace vert. La décharge publique de Ouled Fayet est aussi fermée. Amara Benyounès s'est déplacé plusieurs fois sur place et a assuré de la fin proche de la catastrophe qui menaçait les habitants de l'ouest de la capitale. Contrairement à celle de Oued Smar, les travaux de réhabilitation de cet espace de Ouled Fayet avancent lentement. «La fermeture de cette décharge anarchique située dans la commune de Ouled Fayet s'inscrit dans le cadre du Programme national de gestion des déchets et de l'amélioration du cadre de vie du citoyen en application d'une instruction du Premier ministre», a affirmé récemment Dalila Boudjemaa, lors d'une visite au Centre de traitement des déchets à Alger, en compagnie du wali d'Alger, Abdelkader Zoukh. «Le taux d'avancement des travaux de réhabilitation de la décharge de Ouled Fayet pour la transformer en aire de loisir est à 30%», a-t-elle indiqué, en ajoutant que «ce projet dont la réalisation est assurée par un groupe algéro-espagnol sera finalisé dans 20 mois». Des décharges sont fermées, mais d'autres vont être créées ailleurs. Les responsables du ministère ne parlent plus de décharges publiques, mais de Centres d'enfouissement technique (CET), à l'exemple de celui prévu à Réghaïa et auquel s'opposent de nombreux habitants, qui n'ont d'ailleurs pas manqué de manifester leur colère par des manifestations de rue. Il n'empêche, les promoteurs du projet poursuivent les travaux, décidés à les mener à terme. Les protestations risquent de reprendre, comme celles de In Salah contre l'exploitation du gaz de schiste, non seulement pour ses éventuels dangers sur la santé publique, mais pour cause d'absence de débat sérieux et fructueux, impliquant toutes les parties de la société, à commencer par les spécialistes.
K. M.


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