«Connaitre l'hépatite, agir maintenant». C'est le thème choisi pour la journée mondiale contre cette pathologie virale. Le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, qui a ouvert les travaux à l'hôtel El Hocine à la nouvelle ville, animés par des spécialistes venus en particulier d'Alger, est revenu sur l'adoption par les 194 Etats membres du plan tracé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). «Connaitre l'hépatite, agir maintenant». C'est le thème choisi pour la journée mondiale contre cette pathologie virale. Le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, qui a ouvert les travaux à l'hôtel El Hocine à la nouvelle ville, animés par des spécialistes venus en particulier d'Alger, est revenu sur l'adoption par les 194 Etats membres du plan tracé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En Algérie, le long terme consiste à diminuer de 90% le nombre des nouvelles infections et de 65% le nombre des décès à l'horizon 2030. «Le chantier est loin d'être terminé, même si on a rendu obligatoire la vaccination dans le calendrier vaccinal de l'enfant», dira le ministre qui certifiera que l'Algérie dispose des moyens requis pour atteindre ces objectifs. Et cela repose sur «un plan national hépatite» déjà engagé. «La journée mondiale nous permet de mettre l'accent sur la gravité de la pathologie dont l'impact est lourd sur le plan socioéconomique étant donné les complications gravissimes engendrées par ces infections (cirrhose et cancer du foie)», ajoutera M. Boudiaf, indiquant que son département a été chargé de finaliser un cadre d'action regroupant tous les intervenants pour améliorer les actions liées à la prévention et à la prise en charge des malades. Evoquant le premier dispositif, le ministre insistera sur le renforcement des aspects d'hygiène dans les services d'hémodialyses qui enregistrent des cas de contamination, dans les cabinets dentaires où les procédures de stérilisation ne sont pas totalement respectées (l'utilisation obligatoire d'un autoclave) et dans certaines pratiques de médecine traditionnelle. «Pour adapter nos capacités de réponse et d'organisation, nous devons disposer d'une incidence de l'hépatite B et C. Cela passera par le dépistage», dira le ministre dévoilant au passage que «la facture en 2015 consacrée à la thérapeutique aura coûté 2 MDA. Mais, tempèrera-t-il, «aujourd'hui la médication existe en Algérie». Pour maintenir cette dynamique réductrice de l'incidence, M. Boudiaf demande au staff médical de fournir un effort supplémentaire pour générer une plus grande efficacité de la prise en charge. Cela requiert, selon lui, des équipes thérapeutiques et la mise en place de laboratoires régionaux de référence (PCR) en matière de dosage viral afin d'offrir une plus grande proximité aux patients. La formation n'est pas en reste, «elle doit s'adapter aux avancées scientifiques», indiquera-t-il. Le ministre insistera enfin sur la mise en place du registre des hépatites en utilisant toutes les ressources des technologies de l'information. Pour rappel, les spécialistes attestent que les affections par le virus de l'hépatite sont considérées comme un problème de santé publique majeure. A cet effet, «un dispositif de surveillance et de recueil d'informations est en cours d'installation. Il permettra d'avancer des données fiables», concluent-ils. N. H.