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La culture peine à sortir des sentiers battus
Bouira
Publié dans La Tribune le 04 - 06 - 2009


De notre correspondant à Bouira
Nacer Haniche
Considérée par de nombreux spécialistes comme un ensemble d'actes et de comportements sociaux qui participent à la formation de l'esprit humain dans les différents domaines de la connaissance et qui permettent à l'individu de se concevoir, de se situer dans le champ culturel universel, la pratique culturelle au niveau de la région peine à sortir du cadre administratif pour trouver une place dans la société et être très disponible auprès du citoyen. A Bouira, rares sont les communes qui continuent encore de faire fonctionner leur commissions culturelles pourtant installées pour animer et promouvoir les différentes activités jusqu'aux quartiers populaires et aux villages les plus éloignés des centres urbains. Du côté du chef-lieu, c'est aussi la traversée du désert, excepté les activités organisées par la direction de la culture et certains organismes. Profitant de la présence de l'administration du secteur, les élus de l'APC chargés du volet animation culturelle semblent se rouler les pouces et attendent de voir venir les événements pour se faire inviter. Alors qu'en réalité ces derniers ont un grand rôle à jouer dans le développement des activités culturelles au niveau des quartiers et des cités. Cela dans le but de combler le vide culturel dont souffrent les citoyens, en les occupant et en les distrayant après leurs activités professionnelles de la journée.
Sur le terrain, alors que le mouvement associatif se réduit comme peau de chagrin à cause des événements sociaux politiques vécus par la région ces dernières années, l'apport de la direction du secteur contribue peu à la socialisation de l'action culturelle. Cette administration qui est liée par des considérations financières et des programmes (activités artistiques, littéraires, sociales et touristiques) à respecter selon les conjonctures et les événements n'a pas encore réussi à faire du citoyen un acteur de la vie culturelle, on le constate lors des différentes manifestations, colloques et festivals qui ont été organisés au niveau local où, souvent, les responsables ont eu à déplorer le fait que la présence du public se limite juste à la cérémonie inaugurale et que rares sont les citoyens qui s'intéressent à suivre l'ensemble des activités au programme. D'un autre côté, les animateurs considèrent que la pratique culturelle est très liée à l'environnement dans lequel vit le citoyen. Elle dépend aussi des moyens, matériels et financiers qui sont mis à la disposition des différents acteurs, ainsi que des conditions sociales vécues par la population ciblée par les manifestations qui sont organisées, dans le cadre de la commémoration des dates historiques ou tout simplement pour animer la vie culturelle dans une cité. Pour un grand nombre de citoyens avec lesquels nous avons évoqué le sujet, la pratique culturelle est inexistante dans la région de Bouira, en dépit des sommes colossales qui ont été consacrées à la réalisation d'édifices ou d'établissements destinés à ce secteur. Notons que, dans nos récentes éditions, nous avons déjà fait état des différents problèmes et des carences dont souffre la scène culturelle dans la wilaya. Par ailleurs, selon des animateurs d'associations, il y a lieu de signaler que le milieu culturel bouiri souffre d'une mauvaise circulation de l'information de la part des organismes chargés de la promotion des activités culturelles, ce qui fait que, même s'il y a des activités qui sont tracées, elles restent souvent sans impact sur la population et parfois boudées par le public. Plusieurs fois, nous avons assisté à des galas, des expositions et des présentations théâtrales qui étaient pourtant animés par des personnalités renommées du domaine mais qui en fin du compte se sont soldées par un échec ou qui ont connu une faible assistance. Ce fait a toujours été expliqué par le manque d'intérêt de la part des citoyens. Cependant, certains parmi eux continuent à déplorer le situation de la culture dans la wilaya de Bouira, en indiquant que, malgré les grandes potentialités et la richesse du patrimoine culturel de la région et au moment où les autres wilayas du pays ne cessent de vivre des manifestations diversifiées et innovées dans les différentes disciplines, la région de Bouira assiste à une décrépitude qui s'accentue d'année en année en raison d'abord de la non-présence sur le terrain des associations culturelles qui ont été agréées par le passé et qui se sont tracé comme objectif la promotion et le développement de la culture locale dans ses différentes variétés.


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