Le pas à ne pas franchir    Chlef: La CNAS veut améliorer ses prestations    MO Béjaïa: Club en quête d'assainissement    Meilleurs joueurs africains (1ère partie): Le subjectivisme toujours au rendez-vous    Covid-19: Des chiffres inquiétants    L'Aïd et une épine dans le pied    «Un peu prématuré pour en parler», selon la Commission de la fetwa: Plaidoyer pour l'annulation du sacrifice de l'Aïd El-Adha    5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2020 - 58ème anniversaire de l'indépendance nationale: La grande fête    L'Emir Abdelkader : « Un guerrier, un homme d'Etat, un apôtre de la paix »    Nouvelles approches sur les crimes de «la Main rouge» contre les Algériens    L'Algérie exportera 50 millions de gants vers l'Espagne    Les journalistes indésirables dans la salle d'audience    Un jour sur la plage    Qui veut dénaturer Le Rocher Noir de Boumerdès ?    Marche de la diaspora algérienne à Montréal    L'infrangible lien...    L'Algérie passe dans une catégorie à revenu inférieure    Vu à Alger    Covid-19: le personnel soignant appelés à fédérer ses efforts pour endiguer la pandémie    430 nouveaux cas confirmés et 9 décès en Algérie    Boubaghla, un symbole de bravoure et de résistance face à l'occupation française    Accidents de la circulation : 10 morts et 357 blessés en 48 heures    L'UE ne reconnait pas la marocanité du Sahara Occidental    Skikda: "la récupération du crâne du chahid Bensaâd, permettra d'enseigner l'Histoire aux nouvelles générations"    Le nouveau tsar    Djerad préside une cérémonie de remise des clefs à 1.000 bénéficiaires de logements AADL à Baba Hassen    2 navires de Sonatrach mis sous séquestre    LE HIRAK EST UN MOUVEMENT DE PROTESTATIONS, DE REVENDICATIONS ET NON UN PARTI POLITIQUE OU UNE COOPTATION DE CERTAINS INDIVIDUS.    Le Mali à la croisée des chemins    Ce que risquent l'Algérie, le Maroc et le Rwanda    Le bilan s'alourdit à 89 morts    Le chef du gouvernement tiendra-t-il le coup ?    La Corée du Nord contre tout assouplissement «prématuré» du confinement    Le Président proroge de trois mois le recours à l'armée pour la mise en œuvre du confinement    Un geste d'apaisement qui en appelle d'autres    Les martyrs sont de retour    Les citoyens ferment le siège de l'APC    Les clubs de la Ligue 1 ont cumulé un déficit estimé à 1 000 milliards de centimes    Zidane ne souhaite pas un départ de Messi du Barça    Mohyiddine Kerrache signe pour quatre ans    Décès du poète et parolier Mohamed Angar    Brèves    Chanegriha: le rapatriement des crânes des résistants, un complément aux fondements de la souveraineté nationale    Taleb Omar appelle à davantage de mobilisation contre l'inaction de l'ONU face aux dépassements de l'occupant    JSMB : Nacer Yahiaoui n'est plus    Mouloudia d'Alger : La direction fustige la FAF    Poésie. Agarruj Yeffren de Mohamed Said Gaci : Un trésor caché    L'INDEPENDANCE, LE HIRAK ET LE MAL PROFOND    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La coopération intergouvernementale toujours en attente
Lutte contre la faim dans le monde
Publié dans La Tribune le 18 - 10 - 2010

En 2010, des millions de personnes ont été menacées de famine en raison des catastrophes naturelles qu'ont connues plusieurs régions du monde. Le nombre des personnes souffrant de la faim ne fait donc qu'augmenter. Certes, le seuil d'un milliard atteint en 2009 n'a pas été dépassé cette année (il a baissé à 925 millions). Mais la situation est très inquiétante à la lumière des indicateurs enregistrés dans de nombreux pays. La lenteur des actions menées par les gouvernements pour résorber ce phénomène ravageur aggrave également la situation et accroît la vulnérabilité des populations par rapport à ce phénomène particulièrement en Asie ou en Afrique où l'on dénombre plus de 2 milliards d'hommes et de femmes pauvres. La célébration de la Journée mondiale de l'alimentation est l'occasion de revenir sur cette menace qui pèse sur le monde particulièrement en cette ère de changements climatiques. Selon les experts, ces bouleversements devraient à titre illustratif réduire de 50% les rendements agricoles dans certaines régions d'Afrique sub-saharienne d'ici à 2020. La sonnette d'alarme tirée par l'ONU et par les ONG n'a apparemment pas encore réussi à apporter les changements attendus. Des changements urgents pourtant notamment en matière d'organisation des systèmes alimentaires. «Les systèmes alimentaires dans le monde ne sont pas organisés à même d'assurer la sécurité alimentaire pour les membres les plus vulnérables de nos sociétés», a souligné à ce sujet le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-mon le 16 octobre dernier. Et de rappeler la nécessité d'une coopération mondiale réunissant les gouvernements, les organisations intergouvernementales, les organismes régionaux et sous-régionaux, les entreprises et la société civile, pour lutter contre la faim :
«Unissons-nous contre la faim et garantissons la sécurité alimentaire et la nourriture pour tous», a-t-il lancé. Il y a donc lieu de s'unir pour tout revoir, et particulièrement les méthodes de production et d'irrigation. En d'autres termes, utiliser les ressources naturelles de manière rationnelle. Il y a aussi lieu de respecter les engagements d'aide aux pays pauvres. A ce sujet, il est utile de rappeler que les aides à l'agriculture sont tombées, selon les chiffres du premier responsable de la FAO, Jacques Diouf, à «6% du total des aides versées par les gouvernements en 2006, contre 19% en 1980». Ajoutons à cela l'instabilité croissante des prix des produits alimentaires, un phénomène qui constitue une vraie menace pour la sécurité alimentaire. On se souvient tous d'ailleurs des conséquences de la crise alimentaire qu'a connue le monde en 2008 avec la flambée des prix des produits de première nécessité tels que le lait et le blé.
Situation alarmante dans 29 pays
Selon un rapport intitulé «Indice de la faim dans le monde 2010» publié la semaine dernière par l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), la pauvreté, les conflits et l'instabilité politique sont les principaux facteurs à l'origine de l'intensification du phénomène de la famine à travers le monde. Sur 122 pays en développement étudiés, la faim atteint des niveaux «alarmants» dans 25 pays et «extrêmement alarmants» dans quatre pays d'Afrique sub-saharienne. Il s'agit de la République démocratique du Congo, du Burundi, du Tchad et, enfin, de l'Erythrée. La République démocratique du Congo (RDC) enregistre le pire indice dans ce classement, avec l'un des plus forts taux de mortalité infantile au monde et les trois quarts de sa population qui souffrent de sous-alimentation, indique l'institut basé à Washington. A l'exception de Haïti et du Yémen, tous les pays dans lesquels cet indice a atteint un niveau «alarmant», se trouvent en Afrique sub-saharienne et en Asie du Sud. Les 25 pays où la situation est «alarmante» sont par ordre de gravité croissante : le Népal, la Tanzanie, le Cambodge, le Soudan, le Zimbabwe, le Burkina Faso, le Togo, la Guinée-Bissau, le Rwanda, Djibouti, le Mozambique, l'Inde, le Bangladesh, le Liberia, la Zambie, le Timor oriental, le Niger, l'Angola, le Yémen, la République centrafricaine, Madagascar, les Comores, Haïti, la Sierra Leone et l'Ethiopie. A titre indicatif, cet indice de la faim dans le monde est calculé à partir de trois indicateurs : la proportion de la population sous-alimentée, l'insuffisance pondérale infantile et le taux de mortalité infantile. De son côté, la FAO avance le chiffre de 22 pays où l'on enregistre une prévalence «extrêmement élevée» de la faim.
Des progrès en Algérie mais…
L'IFPRI estime à ce sujet que les progrès sont appréciables dans la lutte contre la malnutrition avec un score de malnutrition inférieur à 5 au cours de ces dernières années contre 6,1 dans les débuts des années 90. L'Algérie figure ainsi dans la catégorie des pays en
développement dont l'indice de malnutrition est des plus faibles. Concernant la proportion de la population sous-alimentée, le rapport indique que l'indice de l'Algérie est passé à 3% actuellement, alors que la proportion des enfants de moins de cinq ans présentant une insuffisance pondérale a connu une baisse notable, passant à 3% en 2010 contre 8% dans les années 1988-1992. Quant au taux de mortalité infantile (enfants de moins de 5 ans), il a également enregistré un net recul à 4,1% en 2010 contre 6,4 % dans les années 90, selon cet institut international. Du côté du ministère de l'Agriculture et du Développement rural, on avance aussi que les progrès sont importants et on parle même de stratégie «très solide» pour assurer la sécurité alimentaire avec notamment une attention particulière aux filières agricoles stratégiques et une politique nationale dédiée au renouveau de l'économie agricole et au renouveau rural. Il faut dire aussi à ce sujet que le chef de l'Etat a, dans ses différents discours, mis l'accent sur l'aspect de la sécurité alimentaire qu'il considère comme un élément de la souveraineté nationale. D'où, entre autres, la loi sur les concessions agricoles qui vise particulièrement à préserver les terres des tentatives de détournement de leur vocation agricole. Un phénomène qui, faut-il le rappeler, a causé des ravages dans le secteur durant la décennie 90. Aujourd'hui, même si le taux de disponibilité des produits agricoles a atteint 100% dans certaines régions, l'Algérie continue à être dépendante des importations pour subvenir aux besoins des populations. C'est le cas pour de nombreux produits alimentaires, à l'image du lait. La crise que traverse cette filière illustre la nécessité de réorganiser les filières pour améliorer la production locale et éviter en parallèle les disparités dans la distribution.
S. I.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.