Lutte contre la corruption et la récupération de l'argent pillé    Un lourd fardeau pour les nouveaux magistrats    Ooredoo annonce le rétablissement de son réseau de couverture    Réception fin 2019 des projets annexes du barrage Ouarkis    Lutte contre la corruption et faire de l'Algérie un pays émergent    Près de 2 millions de déplacés rentrent chez eux depuis 2015    Judo : deux nouvelles médailles pour l'Algérie    Delort buteur, Abeid signe ses débuts avec Nantes    Le match contre ses détracteurs    Une jeune femme électrocutée à Béni Dergoune    20 AOUT 1956, LE CONGRES DE LA SOUMMAM : Le tournant décisif    Le documentaire Tideles projeté en avant-première    Anime un concert à Alger    VISA POUR LA FRANCE : Changement des délais de traitement des demandes    COMMERCE : Retour de l'importation des véhicules de moins de 3 ans    SALAIRES NON PAYES : Le Groupe Tahkout apporte des précisions    AFFAIRE AGENCE FONCIERE DE MOSTAGANEM : Le directeur et 3 chefs de services sous contrôle judiciaire    Farida Benyahia, nouvelle présidente du Conseil d'Etat    Les Algériens de France tiennent à la transition    Infernal !    Paul Put contre-attaque    Azzedine Mihoubi en terrain hostile à Béjaïa    De plus en plus d'étudiants algériens dans les universités allemandes    Gratuité de transport pour 720 handicapés    Le corps d'un baigneur retrouvé sur une plage près de Ouréah    Rencontre internationale sur la douleur chronique prochainement à Oran    Le ministère de l'Intérieur suspend ses activités à Aden    Moscou accuse Washington d'y avoir alloué des fonds    Pékin reproche à l'UE de vouloir s'ingérer dans ses affaires    La mer artistique de Mohammed Bakli    Cheba Farida priée de quitter la scène illico presto    Hassen Ferhani doublement primé au Festival de Locarno    Une marche pour réclamer le retour aux principes de la Soummam    Le rôle de l'armée dans la vie politique en Algérie en question    MCO: Premier pari gagné de Chérif El Ouazzani    CRB - NCM, aujourd'hui à 21h00: Tout pour une 1re victoire    Tlemcen : 400 hectares de forêt ravagés par le feu    Guerre des pétroliers : Gibraltar rejette la demande américaine de retenir le Grace 1 iranien    Jeux Africains : La sauteuse Arar accréditée à Rabat    Embouteillages monstres aux accès de la capitale Les retraités de l'ANP empêchés d'atteindre Alger    Karim Younes: Le Panel «ne parle pas au nom peuple, du hirak ou du pouvoir»    Tébessa: L'OPGI, les loyers impayés et le reste    Skikda, El Tarf: L'eau continue de susciter des protestations    Déficit commercial, régulation de l'importation Echec sur toute la ligne    CR Belouizdad: Un problème d'efficacité à régler au plus vite    Une guerre contre l'Iran provoquerait l'effondrement du monde unipolaire    Célébration de la journée de création de la SADC : Sabri Boukadoum appelle les pays membres à renforcer la politique de solidarité en Afrique    Les migrants toujours bloqués à lampédusa    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les tanneries et mégisseries publiques tournent au ralenti
Face au manque de matières premières
Publié dans La Tribune le 17 - 03 - 2013

Dans le plan de redressement de l'industrie manufacturière (IM), il est question d'augmenter la capacité de traitement des peaux
animales ce qui revient à dire que les tanneries auront plus besoin de peaux à traiter. Mais trouveront-ils sur le marché les quantités suffisantes pour passer à une production supérieure. A priori cela reste du domaine de l'irréalisable du moins à court terme car pour l'heure, et cela n'est pas un secret de polichinelle, il existe un manque criant de matière première du fait que la production ovine et bovine n'arrive toujours pas à décoller. Cela est un fait mais pour des cadres du secteur que nous avons pu rencontrés en leur siège, ils existent d'autres raisons. «La matière première est disponible mais une grande partie n'arrive pas dans les tanneries publiques», nous a-t-on expliqué du côté du Groupe industriel des cuirs Leather Industry-Spa. Et de nous souligner «contrairement à ce que l'on pourrait croire sur une moyenne de 4,7 millions de moutons sacrifiés chaque année pendant la fête de l'Aïd El Adha, près de 3 millions de peaux sont inexploitables du fait qu'elles sont abîmées en raison du dépiautage manuel, réduisant la valeur de cette matière première». Et de nous affirmer «or si toutes ces peaux étaient récupérées en bon état , la tannerie-mégisserie Tameg, relevant du Groupe de cuir Leather Industry, pourrait en transformer chaque année entre 300 000 et 400 000 pièces soit l'équivalent de 10 ans de travail à pleine capacité de production». Autre phénomène que nous ont révélé nos interlocuteurs «l'offre demeure concentrée dans les mains de quelques groupes de spéculateurs ou en clair par les acteurs du marché informel des peaux animales». Comme ces derniers ont tous tenu à nous dire «dans le secteur il existe un paradoxe très fort : l'abattage est de plus en plus important mais nous trouvons pas suffisamment de peaux à achetés et du coup c'est tout l'énorme potentiel de l'industrie publique du tannage qui se retrouve paralysée». Un déficit de l'offre «créer de toute pièce par certains intervenants dans la filière» nous fait-on savoir.
Et de nous ajouter «une concurrence déloyale c'est installée entre le secteur privé et public». Et pour preuve, selon nos locuteurs «le privé rafle tout ce qui lui est proposé du moment où la majorité des vendeurs et collecteurs de peaux n'ont pas de registre du commerce, par contre le secteur public est contraint de facturer ses achats».
Il faut dire aussi que les tanneries publiques pâtissent depuis la disparition de la Société de collecte et de conservation des peaux et cuirs (Socop), qui avait d'après des cadres de Leather Industry, un rôle stratégique dans le secteur des cuirs. En effet un de nos interlocuteurs nous dira «Cette entreprise publique spécialisée dans la collecte et le stockage de peaux au profit des tanneries, avait été fermée en 2007, déstabilisant ainsi le circuit d'approvisionnement en matière première. En somme la disparition de cette filiale de l'ex-Sonipec semble avoir laissé la voie libre à des réseaux informels, qui monopolisent actuellement le marché de la collecte de peaux animales. De plus, l'introduction d'autres opérateurs privés étrangers (turcs, syriens, tunisiens) dans la filière, a accentué le manque de la matière première dans le secteur. Un déficit de l'offre sur le marché qui est aussi imputé au phénomène de la contrebande aux frontières Est et Ouest du pays. Et cela malgré la suspension par la loi de finances complémentaire de 2010 de l'exportation de ces peaux à l'état brut qui pèse lourdement sur la disponibilité de la matière première. D'où «la nécessité de réglementer le marché à l'export pour faire barrage aux opérateurs illégaux qui activent dans la filière», nous ont avancé nos locuteurs. Toujours dans ce même ordre d'idées beaucoup de professionnels estiment qu'une reprise en main du marché des peaux est la condition sine qua non pour le bon fonctionnement des tanneries et de toute l'industrie du cuir. Pour ce faire, ils proposent la création de PME spécialisées dans la collecte de peaux selon les normes, ce qui pourrait engendrer beaucoup d'emplois, sans compter les effets positifs sur la balance commerciale du pays.
Les professionnels recommandent également d'exclure les collecteurs clandestins. A propos des projets des trois grand abattoirs industriels qui seront implantés dans la steppe, les acteurs de la filière pensent que cela va changer la donne car les tanneries
pourront s'approvisionner en quantité suffisante et disposer de peaux de bonne qualité c'est-à-dire intactes. Ces derniers attendent donc avec impatience l'entrée en production de ces abattoirs moderne car pour eux c'est la seule alternative possible pour sauvegarder et remettre sur rail notre industrie du cuir.
Z. A.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.