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Industrie du ciment : La satisfaction du marché local en point de mire
Publié dans Le Financier le 02 - 12 - 2012

La production de ciment en Algérie a été multipliée par 12 depuis l'indépendance à ce jour, passant de 1,5 million de tonnes/an seulement en 1962, à plus de 18 millions de tonnes actuellement, une évolution remarquable mais qui reste en deçà des besoins sans cesse grandissants du marché. Le besoin en ce matériau stratégique a fortement augmenté au cours des dix dernières années avec le lancement de grands chantiers inscrits dans le programme du gouvernement comme l'autoroute est-ouest, le rail, les barrages et les différents projets de réalisation de plus de 2,5 millions de logements. La production nationale actuelle de ciment estimée à plus de 18 millions de tonnes (secteur privé et public) n'arrive pas à satisfaire la forte demande sur ce produit, dans un marché accusant un déficit de 3 millions de tonnes, selon les estimations du Groupe industriel des ciments d'Algérie (GICA), qui a entamé un processus d'importation de ce matériau durant les périodes de tensions pour combler ce déficit. «Les investissements déjà réalisés dans le secteur étaient importants mais pas suffisants pour absorber les besoins du marché en ce matériau, essentiel pour la réalisation de grands chantiers notamment dans les secteur du Bâtiment et des Travaux publics», a indiqué le PDG du groupe GICA, M.Yahia Bachir, dans une déclaration à l'APS. Mais malgré l'insuffisance de l'offre, l'industrie algérienne du ciment a connu une évolution «remarquable» au fil des années étant donné que le secteur qui ne comptait que les cimenteries de Meftah (Blida), de Rais Hamidou (Alger) et de Zahana (Mascara) à l'indépendance, a vu la réalisation de neuf autres sociétés des ciments, implantées sur tout le territoire national. Ainsi, les trois usines détenues par le cimentier français Lafarge, ont été nationalisées en 1967, date de la création de la Société nationale des matériaux de construction (SNMC), qui, en plus du ciment, récupéra également les produits rouges, la céramique et les agrégats. Avec la restructuration générale de l'économie nationale à partir de 1983, la SNMC fut réorganisée par secteurs d'activités et les ciments éclatés en quatre entreprises régionales à l'Ouest, au Centre, à l'Est et à Chlef. Le secteur du ciment a connu également dans le passé des restructurations, passant du portefeuille des «Fonds de participation», au Holding : «Bâtiment et Matériaux de construction», à la Société de gestion des participations : Industrie des ciments (SGP-GICA) au Groupe industriel des ciments d'Algérie (GICA), créé en 2009.
Le partenariat étranger à la rescousse ...
Actuellement, le secteur compte 12 cimenteries publiques situées à Hadjar-Soud (Annaba), Ain Kebira (Sétif), Hamma Bouziane (Constantine), Tébessa, Ain Touta (Batna), Sour El Ghozlane (Bouira), Rais Hamidou (Alger), Zahana (Mascara), Béni-Saf (Ain Temouchent), Saida, Oued Sly (Chlef) et Meftah (Blida), fermée en 1972 et remplacée trois ans après par une autre usine dans la même ville. Dans le but d'accroître la production de ciment, de mettre à niveau les cimenteries et de lancer de nouveaux investissements, le capital social de certaines cimenteries publiques a été ouvert à hauteur de 35% aux partenaires étrangers durant la période 2005-2008. C'est ainsi que les sociétés des ciments de Hadjar-Soud et de Sour El Ghozlane ont conclu des partenariats, en janvier 2008, avec la société italienne Buzzi Unicem, spécialisée dans la production du ciment et ses dérivés. La cimenterie de Béni-Saf a, quant à elle, signé en juillet 2005 un accord de partenariat avec la société saoudienne «Pharaon investment», alors que celle de Zahana avait noué un accord en décembre 2007 avec le groupe égyptien ASEC. La cimenterie de Meftah a noué un partenariat en juin 2008 avec le leader mondial des matériaux de construction, le français Lafarge.
La couverture de la demande nationale en point de mire
La couverture de la demande nationale en ciment constitue le cheval de bataille du groupe (GICA) qui a lancé un important programme quinquennal d'investissement visant à résorber le déficit en ce produit, estimé à 3 millions de tonnes/an. D'un financement de 365 milliards de DA (environ 5 milliards de dollars), ce plan ambitionne «d'augmenter les capacités de production des cimenteries, de réduire le recours à l'importation, et de se placer par la suite sur le marché international», a souligné le patron de GICA. Il porte sur l'extension des capacités de production des cimenteries d'Ain El Kebira, de Béni Saf, de Chlef, de Zahana et de Sour El Ghozlane pour une production supplémentaire de 8,15 millions de tonnes. La réalisation de nouvelles cimenteries notamment à Bechar, Relizane et Djelfa figure également parmi les projets inscrits dans ce programme pour porter la capacité de production de GICA à 20 millions de tonnes en 2016 et à 29 millions de tonnes en 2018, a-t-il ajouté. La cimenterie de Relizane, qui produira 2 millions de tonnes par an, sera réalisée en partenariat entre GICA et le Fonds national de l'investissement (FNI) pour la partie algérienne ainsi que par la société chinoise China State Construction Engineering Corporation (CSCEC) pour la partie étrangère. D'une capacité d'un (1) million de tonnes de ciment par an, celle de Bechar sera réalisée par le groupe GICA seul. Un projet de construction d'une cimenterie à Djelfa, d'une capacité de production de 3 millions de tonnes, est à l'étude entre GICA et la société égyptienne ASEC. Les responsables du groupe sont également intéressés par la réalisation de mini cimenteries dans le grand sud du pays, d'une capacité de production annuelle de 200.000 à 250.000 tonnes, si des gisements sont identifiés. GICA, qui emploie 1.500 travailleurs et prévoit la création de 3.000 postes de travail directs, compte 23 filiales dont 12 cimenteries, 3 sociétés de production de granulats et 3 sociétés de distribution et de commercialisation de matériaux de construction.


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