Entre pays riches et pays pauvres, entre les continents, on s'efforce à chaque fois de démontrer que les volontés convergent et que sont résolues les contradictions. Beaucoup de discours, tous convergents, avec principalement au centre des attentions les APD, c'est-à-dire les aides publiques au développement. Que de réunions tenues pour ça, avec des promesses centrées sur l'objectif de combler le fossé entre les riches et les pauvres. N'est ce pas déjà irréaliste de penser pouvoir combler le fossé entre riches et pauvres quand il s'agit simplement, tel que le demandent les pays pauvres, de les aider à se développer et à réduire le niveau de pauvreté, comme cela a été promis lors de la réunion de l'OMC tenue à Doha et qui avait fixé l'objectif de réduire de moitié la pauvreté dans le monde à l'horizon 2015 ? Des années se sont écoulées et la pauvreté, loin de reculer, s'est plutôt aggravée, compte tenu que nombre de pays n'ont pas tenu leurs promesses de fournir des aides publiques au développement. Faudrait il encore que les pays riches gèrent eux- mêmes les aides qu'ils fournissent au développement ou faire confiance aux pays ciblés pour qu'ils la gèrent eux-mêmes ? Les aides publiques au développement n'ont pas bénéficié de toute l'attention voulue, à hauteur des drames survenus dans les pays pauvres, plus particulièrement depuis que les Etats-Unis ont subi les attentats du 11 septembre. Les aides américaines ont changé d'axes d'orientation pour concerner les aides à la lutte contre le terrorisme, et celles-ci n'ont pas tellement revêtu le caractère économique, mais plutôt celui des armements. Des aides économiques et militaires pour des pays clés partenaires des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme, et parmi elles, il y a principalement la lutte contre le Sida, la protection des droits de l'homme et la promotion de la démocratie, tel que le déclarait le président américain. Concernant les pays les plus pauvres, le président américain avait recommandé à la Banque mondiale et aux autres banques de développement d'accorder sous forme de dons et non de prêts jusqu'à 50% de leur aide aux pays les plus pauvres, alors que l'IDA, qui est une filliale de la BM, accorde des prêts sans intérêts. Le problème n'est pas tant que des décisions soient prises mais qu'elles soient appliquées.