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Importance particulière accordée à la recherche
Programme de développement des énergies renouvelables
Publié dans Le Maghreb le 09 - 04 - 2011


Le programme national des énergies nouvelles et renouvelables, dont les grandes lignes viennent d'être récemment divulguées, accorde une importance particulière au volet recherche et développement pour faire de ce programme un catalyseur du développement de l'industrie nationale. "L'Algérie favorise la recherche pour faire du programme des énergies nouvelles et renouvelables un véritable catalyseur d'une industrie nationale qui valorisera toutes les potentialités algériennes" ( humaine, matérielles et scientifiques notamment), souligne un rapport du ministère de l'Energie et des Mines sur ce programme approuvé en janvier dernier par les pouvoirs publics. Le programme national des ENR est développé en cinq chapitres à savoir les capacités à installer par domaine d'activité énergétique, le programme d'efficacité énergétique, les capacités industrielles à développer pour accompagner le programme, la recherche et développement ainsi que les mesures incitatives et réglementaires. Dans ce cadre, le programme inclut la réalisation, d'ici 2020, d'une vingtaine de centrales solaires photovoltaïques et solaires thermiques, de fermes éoliennes et de centrales hybrides (solaire, gaz). Ces projets de production de l'électricité dédiés au marché national seront menés en trois étapes. La première étape, entre 2011 et 2013, sera consacrée à la réalisation de projets pilotes destinés à tester les différentes technologies disponibles. La seconde phase (2014-2015) sera marquée par le début du déploiement du programme, alors que la troisième et dernière phase (2016-2030) sera celle du déploiement à grande échelle de ces projets. Le programme prévoit l'installation d'une puissance de 110 MW en 2013 avant de passer à 650 MW en 2015, 2 600 en 2020 avec la possibilité d'exporter 2 000 MW, pour atteindre en 2030 quelque 12000 MW pour le marché national et 10 000 MW destinés à l'exportation. En outre, la volonté des pouvoirs publics de promouvoir les ENR s'est traduite par la mise en place d'un commissariat aux énergies renouvelables qui a la charge de coordonner l'effort national en la matière. Compte tenu de son rôle crucial dans l'acquisition des technologies, le développement des savoirs et l'amélioration des performances énergétiques, l'Algérie a fait de la recherche et développement un des axes prioritaires de son programme de développement des énergies nouvelles et renouvelables pour les 20 prochaines années. Accélérer l'acquisition et le recours aux technologies, notamment en matière de photovoltaïques et de solaire thermique, constitue le point essentiel de la démarche de l'Etat dans ce sens. A cet effet, l'Algérie encourage la coopération entre la communauté nationale de recherche (centres et laboratoires de recherches, universités...) et les entreprises du secteur pour le développement de technologies, d'applications et de procédés innovants liés aux énergies nouvelles et renouvelables et à l'efficacité énergétiques. Outre les centres de recherche affiliés aux entreprises à l'image du CREDEG (Centre de recherche et développement dans l'électricité et le gaz), filiale du groupe Sonelgaz, le secteur de l'énergie et des mines compte aussi deux organismes, à savoir l'Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l'utilisation de l'énergie (APRUE) et la société NEAL (New Energy Algeria) spécialisée dans le développement des énergies nouvelles et renouvelables, qui coopèrent avec des centres de recherche scientifique comme le CDER (Centre de développement des énergies renouvelables) et l'UDTS (Unité de développement de technologie de silicium). Notons dans ce sens que la faveur de son immense potentiel, l'énergie solaire constitue l'axe majeur de ce programme qui consacre au solaire thermique et au solaire photovoltaïque une part essentielle. De ce fait, le solaire devrait atteindre d'ici 2030 plus de 37% de la production nationale d'électricité, selon les prévisions du ministère. Pour l'énergie solaire photovoltaïque, le gouvernement prévoit le lancement de plusieurs projets d'une capacité totale de 800 méga watts crête (MWc) d'ici 2020. D'autres projets d'une capacité de 200 MWc par an devraient être réalisés sur la période 2021-2030. Du côté du solaire thermique, deux projets de centrales thermiques à concentration avec stockage d'une puissance totale d'environ 150 MW chacune devraient être lancés sur la période 2013-2015 et qui s'ajouteront à la centrale hybride de Hassi R'mel d'une puissance de 150 MW dont 25 MW en solaire. Sur la période 2016-2020, quatre autres centrales du même type pour une puissance de 1 200 MW devraient être mises en service, alors que le programme de la période 2021-2030 prévoit l'installation de 500 MW jusqu'en 2023, puis 600 MW jusqu'à 2030. D'autre part, un Institut algérien des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique a été créé par le gouvernement afin de jouer "un rôle fondamental" dans les efforts de formation déployés par l'Algérie permettant ainsi d'assurer de manière qualitative le développement des énergies renouvelables en Algérie. Par ailleurs, la mise en œuvre du programme national des énergies nouvelles et renouvelables devrait impliquer 3.000 chercheurs permanents qui contribueront durant les deux prochaines décennies au développement des différentes applications liées à ce programme et qui seront épaulés par un bon nombre d'assistants et chargés d'études à travers les différents centres de recherche et les laboratoires de recherche universitaires, avait annoncé récemment le directeur du CDER, Maiouf Belhamel. De même, une dizaine de domaines de recherche sont ciblés par ce programme dont les gisements énergétiques, l'énergie solaire et ses applications thermique, thermodynamique et photovoltaïque, la géothermie, l'éolien, le biomasse, les matériaux solaires, l'hydraulique, les TIC et les énergies nouvelles et renouvelables, ainsi que l'environnement et le développement durable, selon M. Belhamel. Le plan d'action en matière de RD arrêté pour accompagner la mise en oeuvre du programme des énergies nouvelles et renouvelables se présente en trois phases étalées sur les 20 prochaines années. La première phase porte sur la prise en charge et l'encadrement du programme (2011-2014), la deuxième concerne l'amélioration du fonctionnement en matière de RD (2014-2020), alors que la dernière phase (2020-2030) sera dédiée aux applications économiques des recherches et le lancement à grande échelle de projets de développement, expliquait le directeur du CDER.

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