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Libye : Empêchés de rentrer chez eux, les déplacés de Taouarga expriment leur déception
Publié dans Le Maghreb le 12 - 02 - 2018

Sur une plaine désertique balayée par le vent et la poussière, des déplacés de la ville libyenne de Taouarga s'impatientent dans leur camp de fortune après avoir été empêchés de rentrer chez eux à la dernière minute.
Contraints à l'exil forcé à cause de leur soutien en 2011 à l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi, les Taouarga n'ont jamais été aussi proches de retrouver leurs terres, après un accord conclu avec la ville rivale de Misrata (200 km à l'est de Tripoli).
Comme convenu, des centaines de familles avaient pris la route le 1er février en direction de Taouarga (à 40 km au sud de Misrata et à 240 km au sud-est de Tripoli), mais elles ont été bloquées à des barrages aux entrées de la ville par des groupes armés de Misrata opposés à l'accord.
"Je ne peux pas vous expliquer ma joie quand j'ai appris que nous rentrons chez nous. Nous étions aux portes de Taouarga quand ils nous ont bloqué la route", dit Najat Al-Fitouri, en exprimant sa déception devant sa tente.
Elle est venue de Tobrouk, à plus de 1.000 km à l'est, où elle s'était réfugiée avec ses sept enfants depuis 2011. Aujourd'hui, elle est déterminée à retrouver sa maison.
"Je ne bougerai plus. Je resterai ici même un an, jusqu'à ce que je rentre chez moi", lance-t-elle. Comme la famille de Najat, plusieurs dizaines de familles ont décidé de rester sur place dans la région de Qararat al-Qatf, à seulement 20 km de Taouarga. Elles attendent que de nouvelles négociations engagées par la mairie de Taouarga et le gouvernement d'union nationale (GNA), qui joue le rôle de médiateur, aboutissent.
Ce sont les puissants groupes armés de Misrata qui ont chassé de chez eux les Taouarga après les avoir accusés d'avoir participé, aux côtés des forces de Kadhafi, au siège de leur ville lors de la révolte en 2011, ainsi que d'actes de torture, de viols et de meurtres.

'Couleuvres et scorpions'
Dans l'attente, ces familles n'ont d'abri que leurs voitures. D'autres, plus chanceuses, ont trouvé refuge sous la centaine de tentes livrées par les agences de l'ONU.
Deux tentes bleues font office de dispensaire et quatre cabines sanitaires ont été installées à proximité du camp de fortune.
"La situation est misérable", déplore Daoud Al-Tuleiha, un dignitaire de Taouarga. "Depuis 2011, nous sommes devenus les experts de l'exode", lance-t-il avec le sourire. "Nous nous déplaçons avec nos bonbonnes de gaz et même avec du bois" pour chauffer et cuisiner. Il se retrouve avec sa famille dans un nouveau camp de fortune, après sept ans d'exil, vivant sous des abris en taule. "Du froid la nuit et de la chaleur le jour, sans électricité ni eau" courante. "Nous montons parfois sur la colline pour voir nos palmiers de loin", à Taouarga. A ses côtés, Mabrouk al-Souissi, ne cache pas sa déception et sa colère contre le gouvernement. "Les gens sont sans abri ni nourriture depuis huit jours. Nous avons besoin de médicaments, de sérum anti-venin. Cette zone désertique grouille de couleuvres et scorpions", crie-t-il.
Pour les dissuader d'avancer vers Taouarga, des milices de Misrata ont bloqué des routes et même tiré en direction des voitures, sans faire de victimes.

'Assez patienté'
Ses 40.000 habitants chassés, Taouarga est depuis 2011 une ville fantôme en ruines. "Mais c'est mieux que la vie dans les camps. Même sous un palmier, nous pouvons vivre. Les gens de Taouarga veulent vivre sur leurs terres", dit le maire de la ville, Abdelrahman Chakchak. Il assure que "plusieurs parties (à Misrata) n'ont pas compris qu'il ne s'agit pas d'une réconciliation. C'est un accord de retour à Taouarga qui pourrait faciliter plus tard la réconciliation". "Nous espérons une solution proche", a ajouté le maire, qui accompagne le ministre de la gouvernance locale, Badad Qansou, premier officiel libyen à visiter ce camp de fortune. "Je croyais que la situation était meilleure dans ce camp. Nous pouvons voir clairement des familles sans abri", a déploré le ministre, promettant des aides et un déblocage rapide de la situation. "Nous sommes déterminés à garantir un retour à Taouarga sans effusion de sang", promet-il. "Je vois votre souffrance. Un peu de patience et tout sera réglé". "Nous avons patienté assez longtemps"! lui rétorque un des déplacés.


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