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Bourses : Wall Street se cherche en ce tout début d'année
Publié dans Le Maghreb le 05 - 01 - 2019

Wall Street est parvenue non sans mal à clôturer dans le vert mercredi, après avoir longtemps cherché sa trajectoire dans les échanges de l'après-midi, les investisseurs ayant encore à l'esprit que la Bourse américaine a réalisé l'an dernier sa pire performance depuis dix ans.

Le Dow Jones finit pratiquement stationnaire, et c'est quasiment pareil pour le S&P-500, tandis que le Nasdaq Composite enregistre lui un gain un peu meilleur, les craintes d'ordre macro-économique ayant empêché ceux qui étaient à l'affût de bonnes affaires de donner leur pleine mesure.
Ces maigres gains risquent de faire long feu après qu'Apple eut revu en baisse, après la clôture, sa prévision de chiffre d'affaires trimestriel, provoquant le recul de son action et des futures sur indices boursiers.
L'indice Dow Jones a gagné 18,78 points, soit 0,08%, à 23 346,24 points. Le S&P-500, plus large, a pris 3,18 points (0,13%) à 2 510,03 points. Le Nasdaq Composite a progressé de 30,66 points, soit 0,46%, à 6 665,94 points. Le New York Stock Exchange avait commencé la première séance de l'année en nette baisse, l'aversion au risque, qui était déjà sensible en Asie et en Europe, s'étant étendue aux places américaines, avant de remonter puis d'hésiter sur la marche à suivre. Les signes d'un ralentissement économique mondial se sont manifestés en particulier au travers de l'indice PMI chinois Caixin/Markit, qui a révélé une première contraction en 19 mois de l'activité manufacturière en Chine.
Ces mêmes indices PMI ont ensuite mis en lumière une croissance de l'activité manufacturière en zone euro, mais faible.
Au ralentissement économique, il faut ajouter les retombées du conflit commercial sino-américain, qui déstabilisent les entreprises.
Tout cela survient alors que le marché attend, pour les Etats-Unis, l'indice ISM manufacturier et les inscriptions hebdomadaires au chômage demain jeudi, la statistique de l'emploi de décembre vendredi puis, dans le courant du mois, la nouvelle période de publication des résultats d'entreprise trimestriels.
Les analystes anticipent une hausse de 15,8% des bénéfices des entreprises du S&P-500, bien moins que les 28,4% réalisés au troisième trimestre.
Dans l'intervalle, le "shutdown" (fermeture) des administrations fédérales américaines en est à son douzième jour. Le Sénat et la Chambre des représentants, dont c'est la rentrée après une courte pause pour le jour de l'An, se réunissent brièvement ce mercredi pour clore la législature 2017-2018 issue des élections de novembre 2016 qui ont porté au pouvoir Donald Trump et les républicains.
Le président a dit pour sa part que ce shutdown pourrait se prolonger "un certain temps" encore.
Après la contre-performance de l'an dernier, "les actions sont bon marché et les investisseurs veulent faire tourner leur argent durant cette nouvelle année qui se présente", a observé cependant Bucky Hellwig (BB&T Wealth Management), ajoutant que la Réserve fédérale pourrait se montrer plus sympathique que l'an dernier et que des mouvements pourraient prendre appui sur les discussions commerciales entre Washington et Pékin.
Le volume a été de 7,8 milliards de titres échangés contre 9,18 milliards en moyenne sur les 20 dernières séances.

Valeurs & taux
Tesla a abandonné 6,8%, le constructeur de voitures électriques ayant livré moins de Model 3 que prévu au quatrième trimestres et ayant réduit le prix de tous ses véhicules aux Etats-Unis, en raison de la révision d'un mécanisme fiscal avantageux pour les voitures vertes.
Après la clôture, Apple a annoncé que son chiffre d'affaires du premier trimestre de son exercice décalé serait inférieur à sa prévision originale, évoquant en particulier la faiblesse des marchés émergents. Son action cédait 7,7% en après-Bourse.
A l'inverse General Electric a gagné plus de 6% sur des achats à bon compte, son action ayant plongé de plus de moitié l'an passé.
La courbe des rendements s'est aplatie, ceux des échéances courtes étant montés dans la foulée du pétrole, tandis qu'au contraire le rendement du 10 ans tombait à un plus bas de 11 mois, l'emprunt étant porté par les craintes tenant à la conjoncture économique générale.
Les investisseurs se sont reportés sur des valeurs refuges telles que les Treasuries et les Bunds après avoir pris connaissance de mauvaises statistiques en Asie et en Europe.
Le rendement du 10 ans perdait quatre points de base à 2,65%, se rapprochant du seuil de 2,64%, correspondant à un rétrogradage de 50% sur le pic de 2018 de 3,25%.
Le rendement du deux ans était en très légère hausse à 2,504%.

Les doutes sur la croissance dominent en Europe
Les Bourses européennes, qui avaient toutes débuté en forte baisse la première séance de 2019, ont terminé en ordre dispersé lundi, le mouvement général de repli face à de nouveau signes de ralentissement de la croissance mondiale s'étant nettement atténué avec la remontée progressive des indices américains et le rebond du pétrole.
À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,87% (-41,3 points) à 4.689,39 points après un plus bas à 4.606,2 (-2,63%). A Londres, le FTSE 100 a grappillé 0,09% et à Francfort, le Dax a fini sur un gain de 0,2% après avoir passé la majeure partie de la journée dans le rouge.
L'indice EuroStoxx 50 a cédé 0,27%, le FTSEurofirst 300 0,2% et le Stoxx 600 0,13%.
Ce dernier perdait pourtant jusqu'à 1,73% en début de séance en réaction aux résultats de l'enquête Caixin-Markit auprès des directeurs d'achats du secteur manufacturier chinois, qui montrent une contraction de l'activité industrielle pour la première fois depuis mai 2017.
En Europe, les indices PMI manufacturiers définitifs suggèrent un ralentissement de l'expansion et même une contraction en France conséquence des perturbations liées au mouvement social des "Gilets jaunes".
Si les craintes d'un ralentissement de l'économie mondiale, liées entre autres aux tensions commerciales, ont dominé la journée, l'amélioration de la tendance à Wall Street en matinée et le retournement de tendance sur le marché pétrolier ont dominé la fin de la séance européenne.

Valeurs & taux
L'indice Stoxx du pétrole et du gaz affiche en effet une hausse de 1,2% en clôture, la meilleure performance sectorielle du jour, alors qu'il perdait plus de 2,3% en début de matinée.
A la baisse, les compartiments des matières premières et de l'automobile, toujours très sensibles aux craintes sur la croissance, ont cédé respectivement 1,63% et 1,48%.
L'équipementier automobile Faurecia (-5,72%), le groupe minier Glencore (-3,04%) et le sidérurgiste ArcelorMittal figurent parmi les plus fortes baisses du Stoxx 600.
Valeo (-3,88%), Renault (-2,97%) et PSA (-2,82%) accusent quant à eux certaines des plus fortes baisses du CAC 40 alors que Total (+1,03%) enregistre la plus forte hausse de l'indice parisien.
L'indice des banques italiennes a lui abandonné 1,06% après la nomination par la Banque centrale européenne (BCE) d'administrateurs temporaires à la tête de Banca Carige, qui a échoué à lever les capitaux nécessaires au renforcement de son bilan. La cotation de Carige est restée suspendue.
Sur le marché obligataire, les rendements des emprunts d'Etat, que le repli sur les valeurs refuges faisait chuter en début de journée, réduisent leur pertes: celui des titres américains à dix ans remonte à plus de 2,67% après un plus bas de 11 mois et demi, à 2,647%, et son équivalent allemand a fini la journée à 0,168% après être tombé à 0,148%, son plus bas niveau depuis novembre 2016.

Changes
Le dollar a progressé contre l'euro et le sterling mais a fléchi face au yen, considéré comme une devise refuge en période d'incertitude aggravée.
Le sterling a perdu 1,2%, rétrocédant ses gains de la semaine, en dépit d'une statistique manufacturière plus favorable que celles d'autres pays européens, et l'euro 1,1%, affecté lui par un indice manufacturier peu dynamique.
Pour autant, l'avenir n'est pas forcément sans risque pour le billet vert, avec un marché boursier mal en point et une Réserve fédérale qui ne relèvera peut-être pas les taux autant qu'on pouvait le penser jusqu'en décembre.
Si l'aversion au risque a d'abord profité au yen, elle bénéficie aussi au dollar, qui s'apprécie de 0,64% face à un panier de devises de référence après avoir enchaîné trois séances de baisse.
La trêve de fin d'année étant terminée, les interrogations sur le Brexit devraient refaire surface à l'approche du vote de la Chambre des Communes sur l'accord de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.


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