Midi Libre : Comment l'idée vous est-elle venue de jouer en Algérie ? Richard Demarcy :Je suis venu en Algérie en 2002 pour faire les Mimosas d'Algérie, la pièce qui avait trait à Fernand Yveton que j'ai écrite en France, et que je n'ai jamais pu faire en France pour parler de la Guerre d'Algérie, c'est très difficile, de toutes les pièces que j'ai écrites je n'ai jamais pu faire les Mimosas d'Algérie en France et heureusement il y a eu Sonia Mekiou qui l'avait lu, ça a coïncidé avec la réouverture en Algérie des centres culturels français sous l'égide d'un type formidable Yves Cabasso qui connaissait mon travail depuis longtemps. Il m'a dit il y a une actrice en Algérie qui adore ta pièce Les Mimosas d'Algérie . J'avais beaucoup de choses à faire. Je bouscule tout et je suis venu, j'ai répété dans une petite salle du CCF avec Sonia directrice alors de l'Institut national des arts dramatiques et c'est ainsi que j'ai enfin réalisée en Algérie et pas dans mon pays cette pièce dont l'ai fait la représentation à l'Inad. Le spectacle a été un choc pour tout le monde. Ça racontait l'histoire de Fernand Yveton le militant pour l'indépendance de l'Algérie... Oui, une histoire que j'ai transformée sur la vie de Fernand Yveton, qui a été guillotiné parce qu'il était pied noir favorable au FLN. Comme Maurice Audin, il a lutté en perdant sa vie pour l'indépendance de ce pays. Un succès immense. Même les journalistes français ont fait le déplacement d'Alger. J'ai fait une tournée de 2 ans en Algérie avec Sonia et Fettouma. Et ce n'est qu'après que j'ai réussi à introduire ma pièce en France où nous avons fait une tournée au moins dans 35 villes. Il y a eu Henri Alleg, des débats avec les lycéens, vous vous rendrez compte une petite pièce de 35 pages et ça vous fait l'événement ! Le journal Le Monde en a fait sa Une. J'en parle comme ça parce que ça m'émeut, on a joué au TNA, il y avait 2.000 personnes ! et comme je savais que la pièce était douloureuse, il y avait des pleurs dans la salle, on les entendait. Mais il faut pleurer un moment, ce n'est pas gênant sur des choses importantes. Midi Libre : Comment l'idée vous est-elle venue de jouer en Algérie ? Richard Demarcy :Je suis venu en Algérie en 2002 pour faire les Mimosas d'Algérie, la pièce qui avait trait à Fernand Yveton que j'ai écrite en France, et que je n'ai jamais pu faire en France pour parler de la Guerre d'Algérie, c'est très difficile, de toutes les pièces que j'ai écrites je n'ai jamais pu faire les Mimosas d'Algérie en France et heureusement il y a eu Sonia Mekiou qui l'avait lu, ça a coïncidé avec la réouverture en Algérie des centres culturels français sous l'égide d'un type formidable Yves Cabasso qui connaissait mon travail depuis longtemps. Il m'a dit il y a une actrice en Algérie qui adore ta pièce Les Mimosas d'Algérie . J'avais beaucoup de choses à faire. Je bouscule tout et je suis venu, j'ai répété dans une petite salle du CCF avec Sonia directrice alors de l'Institut national des arts dramatiques et c'est ainsi que j'ai enfin réalisée en Algérie et pas dans mon pays cette pièce dont l'ai fait la représentation à l'Inad. Le spectacle a été un choc pour tout le monde. Ça racontait l'histoire de Fernand Yveton le militant pour l'indépendance de l'Algérie... Oui, une histoire que j'ai transformée sur la vie de Fernand Yveton, qui a été guillotiné parce qu'il était pied noir favorable au FLN. Comme Maurice Audin, il a lutté en perdant sa vie pour l'indépendance de ce pays. Un succès immense. Même les journalistes français ont fait le déplacement d'Alger. J'ai fait une tournée de 2 ans en Algérie avec Sonia et Fettouma. Et ce n'est qu'après que j'ai réussi à introduire ma pièce en France où nous avons fait une tournée au moins dans 35 villes. Il y a eu Henri Alleg, des débats avec les lycéens, vous vous rendrez compte une petite pièce de 35 pages et ça vous fait l'événement ! Le journal Le Monde en a fait sa Une. J'en parle comme ça parce que ça m'émeut, on a joué au TNA, il y avait 2.000 personnes ! et comme je savais que la pièce était douloureuse, il y avait des pleurs dans la salle, on les entendait. Mais il faut pleurer un moment, ce n'est pas gênant sur des choses importantes.