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Le chef de la banque ouest-africaine démissionne
Partisan de Laurent Gbagbo
Publié dans Le Midi Libre le 24 - 01 - 2011

Philippe-Henry Dacoury-Tabley, le gouverneur ivoirien de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'ouest (BCEAO), proche du président sortant Laurent Gbagbo, a démissionné samedi dernier sous la pression de chefs d'Etat ouest-africains réunis en sommet à Bamako. Philippe-Henry Dacoury-Tabley a présenté sa démission de lui-même, indique un communiqué publié à la fin du sommet des dirigeants des huit pays membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) à Bamako, dont la BCEAO est la banque d'émission. Il a pris cette décision après avoir entendu "le compte-rendu sur la non-application effective des décisions prises par le conseil des ministres" de l'Uémoa, précise le texte lu par le président de cette institution financière régionale, Soumaïla Cissé. Le sommet a en outre décidé de demander à Alassane Ouattara, reconnu comme le président de la Côte d'Ivoire par la communauté internationale, de désigner un nouveau gouverneur de la BCEAO. La position de Philippe-Henry Dacoury-Tabley comme gouverneur de la BCEAO, poste qu'il occupait depuis deux ans, était en outre devenue intenable au lendemain des sanctions qui lui ont été infligées vendredi par l'Union européenne (UE) : interdiction de voyager et gel de ses avoirs. Il est venu s'ajouter à la liste de près de 90 personnes, dont Laurent Gbagbo lui-même, frappées par ces sanctions. Sa démission forcée représente une victoire pour le camp d'Alassane Ouattara qui était représenté à Bamako par son Premier ministre Guillaume Soro, seul à représenter également la Côte d'Ivoire. Pour sa part, le gouvernement Gbagbo "rejette la démission forcée" du gouverneur et "continue de récuser" la décision des ministres des Finances de l'Uémoa, a annoncé samedi son porte-parole, Ahoua Don Mello. Dans une déclaration à la télévision ivoirienne, il a rappelé que le gouvernement Gbagbo "était déja intervenu pour récuser la dite décision (d'hier 23 décembre) qui reste illégale, nulle et de nul effet". Il était reproché à M. Dacoury-Tabley de ne pas avoir appliqué une décision de l'Uémoa du 23 décembre de donner à Alassane Ouattara tous les pouvoirs de gérer au nom de son pays les affaires liées à cette institution et à la BCEAO. Une telle décision signifie en particulier que M. Ouattara et ceux qu'il a désignés sont les seuls habilités, au nom de leur pays, à avoir accès aux comptes ivoiriens de la banque centrale ouest-africaine. Or, de 60 à 100 milliards de francs CFA (91,5 à 152,4 millions d'euros) ont été décaissés par la BCEAO en faveur du régime Gbagbo depuis cette date. Dans leur communiqué, les dirigeants de l'Uémoa invitent "le président Gbagbo à respecter les résultats" de la présidentielle du 28 novembre, "et à faire une passation pacifique du pouvoir". Couper les vivres au régime Gbagbo est considéré par la communauté internationale comme une stratégie essentielle pour le pousser à céder pacifiquement le pouvoir à M. Ouattara et éviter le recours à une intervention militaire ouest-africaine pour le déloger, une option envisagée. Le premier ministre kényan Raila Odinga, émissaire de l'Union africaine (UA), qui a échoué lors de deux missions récentes à Abidjan à convaincre M. Gbagbo de partir, a plaidé vendredi pour un isolement diplomatique et des sanctions économiques et financières accrues. Il a présenté l'option militaire comme un "dernier recours". La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) a menacé de renverser militairement Laurent Gbagbo qui refuse de céder le pouvoir depuis qu'il a été proclamé vainqueur de la présidentielle par le Conseil constitutionnel alors que la Commission électorale a déclaré M. Ouattara élu.
Philippe-Henry Dacoury-Tabley, le gouverneur ivoirien de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'ouest (BCEAO), proche du président sortant Laurent Gbagbo, a démissionné samedi dernier sous la pression de chefs d'Etat ouest-africains réunis en sommet à Bamako. Philippe-Henry Dacoury-Tabley a présenté sa démission de lui-même, indique un communiqué publié à la fin du sommet des dirigeants des huit pays membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) à Bamako, dont la BCEAO est la banque d'émission. Il a pris cette décision après avoir entendu "le compte-rendu sur la non-application effective des décisions prises par le conseil des ministres" de l'Uémoa, précise le texte lu par le président de cette institution financière régionale, Soumaïla Cissé. Le sommet a en outre décidé de demander à Alassane Ouattara, reconnu comme le président de la Côte d'Ivoire par la communauté internationale, de désigner un nouveau gouverneur de la BCEAO. La position de Philippe-Henry Dacoury-Tabley comme gouverneur de la BCEAO, poste qu'il occupait depuis deux ans, était en outre devenue intenable au lendemain des sanctions qui lui ont été infligées vendredi par l'Union européenne (UE) : interdiction de voyager et gel de ses avoirs. Il est venu s'ajouter à la liste de près de 90 personnes, dont Laurent Gbagbo lui-même, frappées par ces sanctions. Sa démission forcée représente une victoire pour le camp d'Alassane Ouattara qui était représenté à Bamako par son Premier ministre Guillaume Soro, seul à représenter également la Côte d'Ivoire. Pour sa part, le gouvernement Gbagbo "rejette la démission forcée" du gouverneur et "continue de récuser" la décision des ministres des Finances de l'Uémoa, a annoncé samedi son porte-parole, Ahoua Don Mello. Dans une déclaration à la télévision ivoirienne, il a rappelé que le gouvernement Gbagbo "était déja intervenu pour récuser la dite décision (d'hier 23 décembre) qui reste illégale, nulle et de nul effet". Il était reproché à M. Dacoury-Tabley de ne pas avoir appliqué une décision de l'Uémoa du 23 décembre de donner à Alassane Ouattara tous les pouvoirs de gérer au nom de son pays les affaires liées à cette institution et à la BCEAO. Une telle décision signifie en particulier que M. Ouattara et ceux qu'il a désignés sont les seuls habilités, au nom de leur pays, à avoir accès aux comptes ivoiriens de la banque centrale ouest-africaine. Or, de 60 à 100 milliards de francs CFA (91,5 à 152,4 millions d'euros) ont été décaissés par la BCEAO en faveur du régime Gbagbo depuis cette date. Dans leur communiqué, les dirigeants de l'Uémoa invitent "le président Gbagbo à respecter les résultats" de la présidentielle du 28 novembre, "et à faire une passation pacifique du pouvoir". Couper les vivres au régime Gbagbo est considéré par la communauté internationale comme une stratégie essentielle pour le pousser à céder pacifiquement le pouvoir à M. Ouattara et éviter le recours à une intervention militaire ouest-africaine pour le déloger, une option envisagée. Le premier ministre kényan Raila Odinga, émissaire de l'Union africaine (UA), qui a échoué lors de deux missions récentes à Abidjan à convaincre M. Gbagbo de partir, a plaidé vendredi pour un isolement diplomatique et des sanctions économiques et financières accrues. Il a présenté l'option militaire comme un "dernier recours". La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) a menacé de renverser militairement Laurent Gbagbo qui refuse de céder le pouvoir depuis qu'il a été proclamé vainqueur de la présidentielle par le Conseil constitutionnel alors que la Commission électorale a déclaré M. Ouattara élu.

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