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Une analyse bouscule les idées reçues
Taux d'immigration en France
Publié dans Le Midi Libre le 03 - 05 - 2011

Avec un flux net de 100.000 personnes par an, la France est l'un des pays européens qui accueillent le moins d'étrangers. Telle est la conclusion à laquelle a abouti une étude du Cepii, principal centre français d'étude et de recherche en économie internationale dont l'analyse des chiffres bouscule les idées reçues sur le fort taux d'immigration présent dans l'Hexagone.
Avec un flux net de 100.000 personnes par an, la France est l'un des pays européens qui accueillent le moins d'étrangers. Telle est la conclusion à laquelle a abouti une étude du Cepii, principal centre français d'étude et de recherche en économie internationale dont l'analyse des chiffres bouscule les idées reçues sur le fort taux d'immigration présent dans l'Hexagone.
"Que l'on raisonne en stock ou en flux, la France compte parmi les pays européens où l'immigration est la plus faible", explique Georges Lemaître, économiste spécialiste des migrations à l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), cité par le centre. Remontant dans le temps, l'étude souligne que dans les années 1920, la moyenne annuelle des entrées en France était de l'ordre de 300.000 immigrés (personnes étrangères nées hors de France) et que c'est à partir de 1974 que ces flux ont été régulés et, depuis une vingtaine d'années, les arrivées d'étrangers non communautaires se sont stabilisées autour de 150.000 à 200.000 personnes par an. Par ailleurs, 100.000 individus quittent chaque année l'Hexagone (immigrés rentrant chez eux ou Français partis s'installer à l'étranger). Autour de 100.000 personnes par an, en moyenne, restent donc à accueillir, précise le Cipii qui estime que ce chiffre est bien modeste comparé aux autres pays développés, tels que la Norvège, l'Italie ou l'Espagne qui ont une proportion d'immigrés plus de deux fois supérieure à celle de la France. En outre, les immigrés étant proportionnellement peu représentés parmi les plus de 60 ans, qui sont les premiers bénéficiaires de la protection sociale (maladie et retraite essentiellement), leur poids dans les comptes sociaux reste faible, et ce malgré un taux de chômage élevé. Sur un strict plan budgétaire, la présence d'immigrés est même positive, du fait de l'apport régulier d'individus actifs, relève encore l'étude qui considère que "l'immigration réduit le fardeau fiscal du vieillissement démographique", et que "sans cet apport, dans l'hypothèse d'une immigration zéro, le besoin de financement de la protection sociale à l'horizon du siècle passerait de 3 % à environ 5 % du PIB". Cet apport pourrait même être plus "fructueux encore" si la France parvenait à attirer des populations étrangères plus qualifiées, donc moins sensibles au chômage et avec des salaires plus élevés, prévient l'étude qui considère cependant que ce "gain" ne pourrait qu'être temporaire,car, "au bout de quarante ans, les caractéristiques démographiques d'une immigration sélective -les cadres ont une espérance de vie plus longue que les ouvriers, et ils ont moins -l'emportent sur les effets bénéfiques de départ".
"Que l'on raisonne en stock ou en flux, la France compte parmi les pays européens où l'immigration est la plus faible", explique Georges Lemaître, économiste spécialiste des migrations à l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), cité par le centre. Remontant dans le temps, l'étude souligne que dans les années 1920, la moyenne annuelle des entrées en France était de l'ordre de 300.000 immigrés (personnes étrangères nées hors de France) et que c'est à partir de 1974 que ces flux ont été régulés et, depuis une vingtaine d'années, les arrivées d'étrangers non communautaires se sont stabilisées autour de 150.000 à 200.000 personnes par an. Par ailleurs, 100.000 individus quittent chaque année l'Hexagone (immigrés rentrant chez eux ou Français partis s'installer à l'étranger). Autour de 100.000 personnes par an, en moyenne, restent donc à accueillir, précise le Cipii qui estime que ce chiffre est bien modeste comparé aux autres pays développés, tels que la Norvège, l'Italie ou l'Espagne qui ont une proportion d'immigrés plus de deux fois supérieure à celle de la France. En outre, les immigrés étant proportionnellement peu représentés parmi les plus de 60 ans, qui sont les premiers bénéficiaires de la protection sociale (maladie et retraite essentiellement), leur poids dans les comptes sociaux reste faible, et ce malgré un taux de chômage élevé. Sur un strict plan budgétaire, la présence d'immigrés est même positive, du fait de l'apport régulier d'individus actifs, relève encore l'étude qui considère que "l'immigration réduit le fardeau fiscal du vieillissement démographique", et que "sans cet apport, dans l'hypothèse d'une immigration zéro, le besoin de financement de la protection sociale à l'horizon du siècle passerait de 3 % à environ 5 % du PIB". Cet apport pourrait même être plus "fructueux encore" si la France parvenait à attirer des populations étrangères plus qualifiées, donc moins sensibles au chômage et avec des salaires plus élevés, prévient l'étude qui considère cependant que ce "gain" ne pourrait qu'être temporaire,car, "au bout de quarante ans, les caractéristiques démographiques d'une immigration sélective -les cadres ont une espérance de vie plus longue que les ouvriers, et ils ont moins -l'emportent sur les effets bénéfiques de départ".


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