Midi Libre : C'est apparemment le début de la fin du régime de Kadhafi. Quelle en est votre lecture ? Louiza Driss Aït Hamadouche : le début de la fin du régime de Kadhafii n'a pas commencé cette semaine, où de violents combats font rage dans la capitale, Tripoli, mais a commencé en février dernier. Sa fin a débuté quand l'opposition libyenne s'est transformée en force d'insurrection soutenue en un temps record par les puissances mondiales. C'est l'internationalisation du conflit libyen, contrairement à d'autres conflits, à l'image de celui de Bahreïn, qui a rendu le départ de Mouaâmar El-Gueddafi prévisible. Comment voyez-vous la Libye du CNT ? C'est très difficile dans la mesure où plusieurs forces idéologiques que nous ne connaissons pas encore se sont unies contre un seul ennemi. Une fois leur ennemi éliminé, leur alliance pourra probablement prendre fin. Je dirais que beaucoup de questions tournent autour de ces forces. D'abord, comment va tomber Kadhafi ? Jusqu'où va-t-il aller avant de déposer les armes ? Va-t-il se rendre ? Sera-t-il jugé par un tribunal libyen ou un tribunal international? Comment va être la période de pacification ? Je dirais que le CNT sera mis à rude épreuve. Est-ce que la force militaire acceptera la politique, notamment en ce qui concerne la région ? Aussi, l'opposition politique qui a lutté contre le régime autoritaire saura-t-elle être un bon régime autoritaire ? Quelles seront les retombées sur l'Algérie ? La chute du régime de Kadhafi n'est pas une perte pour l'Algérie. Pendant de longues années, Alger a eu des problèmes avec ce régime. Cependant, l'Algérie a-t-elle pris les mesures nécessaires pour sécuriser ses frontières sahariennes ? Grosso modo, je dirais qu'Alger attendra la proclamation officielle du CNT par la communauté internationale pour réagir. Selon vous, le vent du jasmin s'arrêtera-t-il à Tripoli ou atteindra-t-il d'autres pays ? L'impact du conflit en Libye est de double nature. Il peut encourager les mouvements de révolte à l'image de la Syrie. Là, je ne dis pas que la Syrie subira le même sort, mais cela pourra nourrir le mouvement de révolte là-bas. L'autre nature est l'impact dissuasif qu'a la guerre civile en Libye. Là, les mouvements de protestation pourront craindre que leurs pays ne revivent la même chose. Propos recueillis Midi Libre : C'est apparemment le début de la fin du régime de Kadhafi. Quelle en est votre lecture ? Louiza Driss Aït Hamadouche : le début de la fin du régime de Kadhafii n'a pas commencé cette semaine, où de violents combats font rage dans la capitale, Tripoli, mais a commencé en février dernier. Sa fin a débuté quand l'opposition libyenne s'est transformée en force d'insurrection soutenue en un temps record par les puissances mondiales. C'est l'internationalisation du conflit libyen, contrairement à d'autres conflits, à l'image de celui de Bahreïn, qui a rendu le départ de Mouaâmar El-Gueddafi prévisible. Comment voyez-vous la Libye du CNT ? C'est très difficile dans la mesure où plusieurs forces idéologiques que nous ne connaissons pas encore se sont unies contre un seul ennemi. Une fois leur ennemi éliminé, leur alliance pourra probablement prendre fin. Je dirais que beaucoup de questions tournent autour de ces forces. D'abord, comment va tomber Kadhafi ? Jusqu'où va-t-il aller avant de déposer les armes ? Va-t-il se rendre ? Sera-t-il jugé par un tribunal libyen ou un tribunal international? Comment va être la période de pacification ? Je dirais que le CNT sera mis à rude épreuve. Est-ce que la force militaire acceptera la politique, notamment en ce qui concerne la région ? Aussi, l'opposition politique qui a lutté contre le régime autoritaire saura-t-elle être un bon régime autoritaire ? Quelles seront les retombées sur l'Algérie ? La chute du régime de Kadhafi n'est pas une perte pour l'Algérie. Pendant de longues années, Alger a eu des problèmes avec ce régime. Cependant, l'Algérie a-t-elle pris les mesures nécessaires pour sécuriser ses frontières sahariennes ? Grosso modo, je dirais qu'Alger attendra la proclamation officielle du CNT par la communauté internationale pour réagir. Selon vous, le vent du jasmin s'arrêtera-t-il à Tripoli ou atteindra-t-il d'autres pays ? L'impact du conflit en Libye est de double nature. Il peut encourager les mouvements de révolte à l'image de la Syrie. Là, je ne dis pas que la Syrie subira le même sort, mais cela pourra nourrir le mouvement de révolte là-bas. L'autre nature est l'impact dissuasif qu'a la guerre civile en Libye. Là, les mouvements de protestation pourront craindre que leurs pays ne revivent la même chose. Propos recueillis