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Y a-t-il un coiffeur dans la ville ?
UNE MAIN D'OEUVRE DE PLUS EN PLUS RARE
Publié dans Le Midi Libre le 07 - 11 - 2012

Après les plombiers, les manœuvres et les maçons, il y a une nouvelle pénurie en matière de main d'œuvre qui a fait son apparition, ces dernières années, aux quatre coins de la wilaya de Tizi-Ouzou. Il s'agit de celle inhérente à la profession de coiffeur. En effet, plusieurs gérants de salons de coiffure dans la ville de Tizi-Ouzou se plaignent de la difficulté de trouver un coiffeur compétent pour assurer le bon fonctionnement de cette activité. Une simple tournée dans les différents salons de coiffure de la ville des Genêts illustre on ne peut mieux ce constat étonnant. Au moment où l'on se plaint de manière continuelle du chômage épidermique dans une région très touchée par ce phénomène, voilà que l'on assiste à la situation inverse. Amar qui est coiffeur de profession depuis plus de 25 ans tient un salon au centre-ville de Tizi-Ouzou. Il déplore ce problème épineux : « Normalement, le salon doit tourner avec pas moins de quatre coiffeurs mais comme vous pouvez le constater, nous ne sommes que deux. En plus, le deuxième qui travaille avec moi, ne se réveille pas tôt. Il arrive tous les jours en début d'après-midi. Vous imaginez donc toutes les personnes qui sont obligées de patienter très longtemps avant que leur tour n'arrive. Certaines sont occupées et ne peuvent pas attendre », souligne notre interlocuteur l'air dépité. Le problème est que le gérant d'un salon de coiffure ne peut même pas demander des comptes au coiffeur. Pour deux raisons. La première, c'est que les coiffeurs ne sont pas des salariés qui sont rémunérés au mois puisqu'ils travaillent au pourcentage. Aussi, compte tenu de cette pénurie de coiffeurs que ces derniers sont loin d'ignorer, les patrons ne peuvent pas ne pas utiliser beaucoup de tact avec leurs employés. Un autre coiffeur de la ville de Tizi-Ouzou a été obligé de contacter des coiffeurs d'autres wilayas comme Sétif et Boumerdès. « Pendant deux ans, j'ai eu deux coiffeurs venus d'autres wilayas mais par la suite, ces derniers sont partis à Alger où ils se sont installés à leur propre compte », déplore notre interlocuteur. Alors, rebelote, et c'est de nouveau un salon qui ne tourne qu'avec le patron. La situation est identique un peu partout dans la ville qu'à la Nouvelle-Ville mais aussi dans les villages où le métier de coiffeur est devenu une véritable denrée rare au grand dam des citoyens pour lesquelles se couper les cheveux ou se raser la barbe peut prendre plus d'une demi-journée d'attente. Selon les gérants de salons de coiffure interrogés, les centres de formation professionnelle assurent certes des formations en la matière mais tout diplômé n'est pas forcément un bon coiffeur. En plus, soutiennent-ils, on ne peut pas jouer avec la réputation du salon. Un client qui part mal rasé ou mal coiffé ne revient plus, concluent-ils.
Après les plombiers, les manœuvres et les maçons, il y a une nouvelle pénurie en matière de main d'œuvre qui a fait son apparition, ces dernières années, aux quatre coins de la wilaya de Tizi-Ouzou. Il s'agit de celle inhérente à la profession de coiffeur. En effet, plusieurs gérants de salons de coiffure dans la ville de Tizi-Ouzou se plaignent de la difficulté de trouver un coiffeur compétent pour assurer le bon fonctionnement de cette activité. Une simple tournée dans les différents salons de coiffure de la ville des Genêts illustre on ne peut mieux ce constat étonnant. Au moment où l'on se plaint de manière continuelle du chômage épidermique dans une région très touchée par ce phénomène, voilà que l'on assiste à la situation inverse. Amar qui est coiffeur de profession depuis plus de 25 ans tient un salon au centre-ville de Tizi-Ouzou. Il déplore ce problème épineux : « Normalement, le salon doit tourner avec pas moins de quatre coiffeurs mais comme vous pouvez le constater, nous ne sommes que deux. En plus, le deuxième qui travaille avec moi, ne se réveille pas tôt. Il arrive tous les jours en début d'après-midi. Vous imaginez donc toutes les personnes qui sont obligées de patienter très longtemps avant que leur tour n'arrive. Certaines sont occupées et ne peuvent pas attendre », souligne notre interlocuteur l'air dépité. Le problème est que le gérant d'un salon de coiffure ne peut même pas demander des comptes au coiffeur. Pour deux raisons. La première, c'est que les coiffeurs ne sont pas des salariés qui sont rémunérés au mois puisqu'ils travaillent au pourcentage. Aussi, compte tenu de cette pénurie de coiffeurs que ces derniers sont loin d'ignorer, les patrons ne peuvent pas ne pas utiliser beaucoup de tact avec leurs employés. Un autre coiffeur de la ville de Tizi-Ouzou a été obligé de contacter des coiffeurs d'autres wilayas comme Sétif et Boumerdès. « Pendant deux ans, j'ai eu deux coiffeurs venus d'autres wilayas mais par la suite, ces derniers sont partis à Alger où ils se sont installés à leur propre compte », déplore notre interlocuteur. Alors, rebelote, et c'est de nouveau un salon qui ne tourne qu'avec le patron. La situation est identique un peu partout dans la ville qu'à la Nouvelle-Ville mais aussi dans les villages où le métier de coiffeur est devenu une véritable denrée rare au grand dam des citoyens pour lesquelles se couper les cheveux ou se raser la barbe peut prendre plus d'une demi-journée d'attente. Selon les gérants de salons de coiffure interrogés, les centres de formation professionnelle assurent certes des formations en la matière mais tout diplômé n'est pas forcément un bon coiffeur. En plus, soutiennent-ils, on ne peut pas jouer avec la réputation du salon. Un client qui part mal rasé ou mal coiffé ne revient plus, concluent-ils.

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