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Un second tour pour départager Essebsi et Marzouki
Une première pour une élection présidentielle en Tunisie
Publié dans Le Midi Libre le 26 - 11 - 2014

Béji Caïd Essebsi arrive en tête de l'élection présidentielle en Tunisie. Il est suivi de très près par Moncef Marzouki. Une mince victoire pour le vieux briscard de la politique tunisienne contraint, de nouveau d'affronter, dans un second tour, le président sortant, Moncef Marzouki.
Béji Caïd Essebsi arrive en tête de l'élection présidentielle en Tunisie. Il est suivi de très près par Moncef Marzouki. Une mince victoire pour le vieux briscard de la politique tunisienne contraint, de nouveau d'affronter, dans un second tour, le président sortant, Moncef Marzouki.
Un écart de 200.000 voix sépare les deux hommes. Un duel qui sera arbitré par les voix des militants et partisans du leader de gauche Hamma Hammami qui n'ont pas, jusque là, reçus des consignes de vote.
Les résultats de l'élection présidentielle du dimanche dernier ont été proclamés, hier par l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE). Le chef du parti tunisien Nidaa Tounès, Béji Caïd Essebsi, est arrivé en tête des suffrages exprimés à l'élection présidentielle de dimanche en Tunisie avec 39,46 % des voix, devant le président sortant Moncef Marzouki (33,43 %). Un second tour aura donc lieu mais sa date dépendra des recours déposés, a indiqué le président de cette instance, Chafik Sarsar, lors d'une conférence de presse à Tunis.
Contrairement aux sondages, l'écart entre Beji Caïd Essebsi et Moncef Marzouki s'est nettement réduit suite à l'annonce du nombres de voix récoltées par l'un et par l'autre. Le deuxième tour de l'élection présidentielle s'annonce d'ores et déjà serré puisque presque 200.000 voix séparent les deux candidats. Selon les observateurs de la scène politique tunisienne, la spécificité des régions a particulièrement influencé le mode de scrutin. Le Nord et le Sahel sont plutôt favorables à Béji Caïd Essebsi.
Marzouki a trouvé, lui, le bon compte au Sud et dans les circonscriptions du monde arabe, tandis que Hachemi Hamdi a créé la surprise en prenant la place de Slim Riahi, annoncé auparavant quatrième. Les régions Centre-Ouest et de Sfax sont divisées entre les deux candidats. Moncef Marzouki a obtenu les scores éloquents de 76,7 % des voix exprimées à Tataouine et 77 % à Kébili, ainsi que les premières places à Gafsa et Tozeur. Quant à Béji Caïd Essebsi, il est arrivé en tête à Mahdia et Le Kef.
Les autres grandes villes n'ont pas encore annoncé leurs résultats
Le président de l'Instance supérieure indépendante pour les élections, Chafik Sarsar, a déclaré lors d'une conférence de presse tenue dimanche soir que le taux général de participation à l'élection présidentielle, à l'intérieur de la Tunisie, était de 64,6 %. Il a ajouté que le meilleur taux a été enregistré dans la circonscription de Tataouine (73,2 %) alors que la circonscription de Jendouba a enregistré le taux le plus faible (52,8 %). Concernant les Tunisiens vivant à l'étranger, leur taux de participation était seulement de 29,68 %, selon M. Sarsar.
Le suspense est bien entretenu quant au choix sur lequel de deux candidats opteront les Tunisiens qui se sont branchés sur le second tour. Le choix de la date du deuxième est ainsi proposé par l'Instance supérieure indépendante pour les élections. Nabil Bafoun, membre de cette instance, a affirmé que s'il y aura passage au deuxième tour des présidentielles, le jour du vote aura lieu soit le 14, le 21 ou le 28 décembre 2014. Comme attendu, Beji Caïd Essebsi et Moncef Marzouki s'affronteront au second tour de l'élection présidentielle tunisienne. Ce sera un combat dur où des dérives verbales ne sont pas à exclure entre les deux hommes.
L'expérimenté contre le démocrate
Les points de divergences qui les séparent sur tous les plans, idéologique, économique ou social sont trop visibles. Les partisans d'Essebsi remettent les pieds sur terre après avoir caressé l'espoir de voir leur poulain l'emporter avec une large avance.
« Nous sommes premiers et la différence est assez consistante, au moins dix points, avec le deuxième. On croit qu'on n'est pas très loin des 50 % », avait clamé Mohsen Marzouk, le directeur de la campagne BCE, lors d'une conférence de presse. Au QG de Marzouki, on était plus près de la réalité. On évoquait au contraire un écart minime et l'heure était à la fête, hier. Marzouki, qui avait pris la parole devant quelque 300 sympathisants, a qualifié cette performance de « victoire des volontaires ».
C'est que le président sortant a réussi un tour de force : très critiqué sur son bilan, sanctionné aux législatives avec seulement quatre sièges pour son parti, il a opéré une remontée spectaculaire, en s'imposant comme le rempart contre le risque d'un « retour de l'ancien régime », qu'incarnent, selon lui, Nidaa Tounes et son leader.
L'ancien opposant à Ben Ali a surtout rallié les voix d'une bonne partie des bases d'Ennahdha. Si le parti islamiste a décidé officiellement de ne soutenir personne, des cadres intermédiaires se sont mobilisés en faveur de Marzouki. Beji Caïd Essebsi a, lui, convaincu par « sa grande expérience »,
Pour de nombreux tunisiens « C'est l'homme de la période actuelle, pour lutter contre le terrorisme et restaurer notre image auprès des Occidentaux ». En somme un vote « utile » confient les désabusés de la politique menée par Moncef Marzouki, à la tête de l'Etat tunisien. Marzouki a défié son concurrent d'accepter un débat télévisé et compte se poser, comme il l'a fait dès hier soir, comme « le candidat des forces démocratiques ». Un débat qui aurait eu lieu entre les deux tours. Cependant Essebsi a refusé de participer à ce débat.
C'est ce qu'il a fait savoir dans un entretien accordé, hier, à une chaine satellitaire française. Répondant au duel proposé par leur adversaire au second tour, Moncef Marzouki, le leader de Nidaa Tounes, Mohsen Marzouk, s'est exprimé, lundi soir, sur la chaîne nationale tunisienne demandant des excuses de Moncef. Marzouki.
« Est-ce normal dans une relation politique de dire un combat face-àface (nizal), sommes-nous dans un film de l'avant Islam ? Où es-tu ? Viens me combattre ?... Dis : Je demande un dialogue » M. Marzouk s'est interrogé : « Est-ce qu'il demande un dialogue avec le taghout ? (tyran) N'étions-nous pas un taghout pour lui il y a deux semaines ? ...
Il doit s'excuser parce qu'il a désigné Béji Caid Essebsi de taghout, et nous a appelé taghout. Nous voulons des excuses officielles et publiques ! » Le soir des élections, Moncef Marzouki a appelé, devant ses partisans qui se sont rassemblés devant le siège central de sa campagne électorale, son rival au second tour, Béji Caïd Essebsi, à un débat télévisé retransmis en direct. Les médias ont rapporté la demande du face-à-face, mais Nidaa Tounes a perçu la demande du duel autrement.
Le second tour se jouera sur quelques détails. Les observateurs jugent que la position qu'adoptera le leader de gauche, Hamma Hammami, sera déterminante. Hier soir, il n'a donné aucune consigne de
vote. Le taux de participation est en baisse de cinq points par rapport aux législatives, à 64,4 % des inscrits. A moins que les abstentionnistes révisent leurs positions et se rendent aux urnes pour prendre part à ces joutes électorales pour participer à la naissance de la 2e République tunisienne. Dans ce cas, chacun des deux hommes aura une chance d'occuper le palais de Carthage.
Un écart de 200.000 voix sépare les deux hommes. Un duel qui sera arbitré par les voix des militants et partisans du leader de gauche Hamma Hammami qui n'ont pas, jusque là, reçus des consignes de vote.
Les résultats de l'élection présidentielle du dimanche dernier ont été proclamés, hier par l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE). Le chef du parti tunisien Nidaa Tounès, Béji Caïd Essebsi, est arrivé en tête des suffrages exprimés à l'élection présidentielle de dimanche en Tunisie avec 39,46 % des voix, devant le président sortant Moncef Marzouki (33,43 %). Un second tour aura donc lieu mais sa date dépendra des recours déposés, a indiqué le président de cette instance, Chafik Sarsar, lors d'une conférence de presse à Tunis.
Contrairement aux sondages, l'écart entre Beji Caïd Essebsi et Moncef Marzouki s'est nettement réduit suite à l'annonce du nombres de voix récoltées par l'un et par l'autre. Le deuxième tour de l'élection présidentielle s'annonce d'ores et déjà serré puisque presque 200.000 voix séparent les deux candidats. Selon les observateurs de la scène politique tunisienne, la spécificité des régions a particulièrement influencé le mode de scrutin. Le Nord et le Sahel sont plutôt favorables à Béji Caïd Essebsi.
Marzouki a trouvé, lui, le bon compte au Sud et dans les circonscriptions du monde arabe, tandis que Hachemi Hamdi a créé la surprise en prenant la place de Slim Riahi, annoncé auparavant quatrième. Les régions Centre-Ouest et de Sfax sont divisées entre les deux candidats. Moncef Marzouki a obtenu les scores éloquents de 76,7 % des voix exprimées à Tataouine et 77 % à Kébili, ainsi que les premières places à Gafsa et Tozeur. Quant à Béji Caïd Essebsi, il est arrivé en tête à Mahdia et Le Kef.
Les autres grandes villes n'ont pas encore annoncé leurs résultats
Le président de l'Instance supérieure indépendante pour les élections, Chafik Sarsar, a déclaré lors d'une conférence de presse tenue dimanche soir que le taux général de participation à l'élection présidentielle, à l'intérieur de la Tunisie, était de 64,6 %. Il a ajouté que le meilleur taux a été enregistré dans la circonscription de Tataouine (73,2 %) alors que la circonscription de Jendouba a enregistré le taux le plus faible (52,8 %). Concernant les Tunisiens vivant à l'étranger, leur taux de participation était seulement de 29,68 %, selon M. Sarsar.
Le suspense est bien entretenu quant au choix sur lequel de deux candidats opteront les Tunisiens qui se sont branchés sur le second tour. Le choix de la date du deuxième est ainsi proposé par l'Instance supérieure indépendante pour les élections. Nabil Bafoun, membre de cette instance, a affirmé que s'il y aura passage au deuxième tour des présidentielles, le jour du vote aura lieu soit le 14, le 21 ou le 28 décembre 2014. Comme attendu, Beji Caïd Essebsi et Moncef Marzouki s'affronteront au second tour de l'élection présidentielle tunisienne. Ce sera un combat dur où des dérives verbales ne sont pas à exclure entre les deux hommes.
L'expérimenté contre le démocrate
Les points de divergences qui les séparent sur tous les plans, idéologique, économique ou social sont trop visibles. Les partisans d'Essebsi remettent les pieds sur terre après avoir caressé l'espoir de voir leur poulain l'emporter avec une large avance.
« Nous sommes premiers et la différence est assez consistante, au moins dix points, avec le deuxième. On croit qu'on n'est pas très loin des 50 % », avait clamé Mohsen Marzouk, le directeur de la campagne BCE, lors d'une conférence de presse. Au QG de Marzouki, on était plus près de la réalité. On évoquait au contraire un écart minime et l'heure était à la fête, hier. Marzouki, qui avait pris la parole devant quelque 300 sympathisants, a qualifié cette performance de « victoire des volontaires ».
C'est que le président sortant a réussi un tour de force : très critiqué sur son bilan, sanctionné aux législatives avec seulement quatre sièges pour son parti, il a opéré une remontée spectaculaire, en s'imposant comme le rempart contre le risque d'un « retour de l'ancien régime », qu'incarnent, selon lui, Nidaa Tounes et son leader.
L'ancien opposant à Ben Ali a surtout rallié les voix d'une bonne partie des bases d'Ennahdha. Si le parti islamiste a décidé officiellement de ne soutenir personne, des cadres intermédiaires se sont mobilisés en faveur de Marzouki. Beji Caïd Essebsi a, lui, convaincu par « sa grande expérience »,
Pour de nombreux tunisiens « C'est l'homme de la période actuelle, pour lutter contre le terrorisme et restaurer notre image auprès des Occidentaux ». En somme un vote « utile » confient les désabusés de la politique menée par Moncef Marzouki, à la tête de l'Etat tunisien. Marzouki a défié son concurrent d'accepter un débat télévisé et compte se poser, comme il l'a fait dès hier soir, comme « le candidat des forces démocratiques ». Un débat qui aurait eu lieu entre les deux tours. Cependant Essebsi a refusé de participer à ce débat.
C'est ce qu'il a fait savoir dans un entretien accordé, hier, à une chaine satellitaire française. Répondant au duel proposé par leur adversaire au second tour, Moncef Marzouki, le leader de Nidaa Tounes, Mohsen Marzouk, s'est exprimé, lundi soir, sur la chaîne nationale tunisienne demandant des excuses de Moncef. Marzouki.
« Est-ce normal dans une relation politique de dire un combat face-àface (nizal), sommes-nous dans un film de l'avant Islam ? Où es-tu ? Viens me combattre ?... Dis : Je demande un dialogue » M. Marzouk s'est interrogé : « Est-ce qu'il demande un dialogue avec le taghout ? (tyran) N'étions-nous pas un taghout pour lui il y a deux semaines ? ...
Il doit s'excuser parce qu'il a désigné Béji Caid Essebsi de taghout, et nous a appelé taghout. Nous voulons des excuses officielles et publiques ! » Le soir des élections, Moncef Marzouki a appelé, devant ses partisans qui se sont rassemblés devant le siège central de sa campagne électorale, son rival au second tour, Béji Caïd Essebsi, à un débat télévisé retransmis en direct. Les médias ont rapporté la demande du face-à-face, mais Nidaa Tounes a perçu la demande du duel autrement.
Le second tour se jouera sur quelques détails. Les observateurs jugent que la position qu'adoptera le leader de gauche, Hamma Hammami, sera déterminante. Hier soir, il n'a donné aucune consigne de
vote. Le taux de participation est en baisse de cinq points par rapport aux législatives, à 64,4 % des inscrits. A moins que les abstentionnistes révisent leurs positions et se rendent aux urnes pour prendre part à ces joutes électorales pour participer à la naissance de la 2e République tunisienne. Dans ce cas, chacun des deux hommes aura une chance d'occuper le palais de Carthage.


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