Le président Tebboune préside la cérémonie de baptisation du siège de l'Etat major du nom du défunt Gaïd Salah    Entre indifférence et inconscience    Plan d'annexion en Cisjordanie: la Fédération internationale des syndicats condamne la démarche israélienne    La BM retire des cartes géographiques du Maroc incluant illégalement le Sahara occidental    Deux terroristes neutralisés, un autre s'est rendu en mai dernier    Le RND dénonce les campagnes d'information tendancieuses des médias français contre l'Algérie    Un webinaire interactif pour la région Mena    Les frais de transport des dépouilles à la charge de l'état    Raouya présente le PLFC 2020 devant la commission spécialisée    Mustapha Hamici, nouveau directeur général    Baadji Abou-El-Fadhl confiné chez lui    Le référendum constitutionnel fixé au 1er juillet    Le Zimbabwe convoque l'ambassadeur américain à Harare    L'Amérique brûle    Réunion du Bureau Fédéral de la FAF : La reprise des activités liée à la levée du confinement    Milan AC (Italie) : L'Algérien Bennacer intransférable pour le futur entraîneur    L'Epreuve    L'infrangible lien…    Les remplaçants acceptent, les titulaires refusent    Manchester City : Mahrez victime d'un cambriolage à plus de 500 000 euros    Le procès de Karim Tabbou renvoyé au 29 juin    Covid19-Aides aux commerçants: l'ANCA se félicite des décisions du Conseil des ministres    8 décès et 119 nouveaux cas en 24 heures    Les écoles privées rappelées à l'ordre    Mila : 73 enfants victimes de violences depuis le début de l'année    On vous le dit    La sanction infligée à l'émission "Insahouni" d'Ennahar TV réduite à une suspension provisoire    Le journaliste Henri de Grandmaison tire sa révérence    "Je pense porter plainte pour manipulation"    De l'orientation sociale du savoir au contrôle de la société    Fresque murale vandalisée à Alger-Centre : «Abu rouleau» rentre dans l'art    Grèce : Plus de 11 000 réfugiés seront expulsés    Récits de Miel et de Sang, ou le voyage dans le temps    Sidi Bel Abbès: Plus de 400 kg de viande issue de l'abattage clandestin interceptés    Football - Agents de joueurs: Entre affairisme et parfaite illégalité !    Allemagne: Quatrième passe décisive pour Bensebaïni    Impactés par les retombées du confinement: Les gérants des auto-écoles réclament la reprise de leur activité    El-Bayadh: La production céréalière impactée par la sécheresse    "La chloroquine a prouvé son efficacité" selon Benbouzid    Les plages algéroises interdites à la baignade    Ce que prépare le gouvernement...    Les amendements introduits    TRIBUNAL DE KOLEA : Le procès de Karim Tabbou à nouveau reporté    Mustapha Hamici installé à la tête du quotidien Echaâb    Boukadoum: Oeuvrer sans relâche à redonner à l'Algérie la place qui lui sied    Le premier document juridique en version amazighe dédié aux droits de l'enfance, publié    La mort au temps du corona    Les violentes manifestations se poursuivent    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Lacunes de sécurité et mauvaise exploitation
Décés d'une dame à la nouvelle aérogare d'Alger
Publié dans Le Midi Libre le 27 - 05 - 2019

Une voyageuse est décédée vendredi 24 mai 2019 à lanouvelle aérogare del'aéroport internationalHouari-Boumediene d'Alger.
Une voyageuse est décédée vendredi 24 mai 2019 à lanouvelle aérogare del'aéroport internationalHouari-Boumediene d'Alger.
Victime d'un arrêt cardio-respiratoire, la dame n'a malheureusement pasbénéficié de premiers soins dans lesdélais. Ce nouveau terminal n'est dotéd'aucun défibrillateur et les services de laProtection civile n'ont toujours pas prispossession de leurs locaux, a appris leHuffPost Algérie auprès d'une sourceinterne à la Société de gestion des serviceset infrastructures aéroportuaires d'Alger(SGSIA) La scène est rapportée par unvoyageur, Abdelkader Kessaissia, médecininterne des hôpitaux de Paris, spécialitéanesthésie et réanimation.
Il attendait sesbagages en provenance de Paris à bord duvol AH1001 au terminal "T4", c'est-à-direà la nouvelle aérogare, lorsque la dame afait un arrêt cardio-respiratoire.Aidé des autres voyageurs, il a entamé unmassage cardiaque. Après avoir demandéaux policiers arrivés sur les lieux de ramener un défibrillateur, ces derniers lui ontfait savoir que le terminal... n'en est pasdoté !"Pis encore, les services de la Protectioncivile ne sont arrivés qu'une quinzaine ou une vingtaine de minutes plus tard", a-t-ilaffirmé. Il était trop tard : la dame étaitdécédée.
Le décès de cette dame, mère d'une fille atteinte d'un retard mental, a révéléplusieurs lacunes de sécurité, basique ou non, à la nouvelle aérogare d'Alger, entréeen service lundi 29 avril 2019, c'est-à-dire cela fait à peine un mois. "Le principaldysfonctionnement est l'absence de défibrillateur", a constaté M. Kessaissia. Le facteur prédictif le plus important c'est larécupération d'un rythme cardiaque efficace et cela ne peut être effectué qu'avec undéfibrillateur. Sans cet appareil, "utilisé demanière précoce, les chances de survies'amenuisent de manière spectaculaire", at-il fait savoir. Quant à l'intervention tardive de laProtection civile, une source interne à laSGSIA fait savoir que ces services n'onttoujours pas pris possession de leurs locaux au terminal T4.
Le manque de réactivitéde ces derniers ne semble pas être le seul souci auquel ils doivent prendre en compte puisque le même médecin a soulignéun "manque de formation d'un des pompiers, qui a effectué un massage cardiaque de mauvaise qualité" sur la victime.
L'exploitation pointée du doigt
Le dispositif de sécurité à l'intérieur de la nouvelle aérogare n'est pas le seul à faire l'objet de lacunes. Depuis la mise en servicede la nouvelle aérogare,l'exploitation est également sujette à critiques.Des voyageurs dénoncent même"une anarchie totale".Selon la même source, le P.-dg de la SGSIA, TaharAllache, a procédé à la nominationde 5 directeurs de permanence en exploitation, chargés d'exécuter les opérations de gestion quotidienne dans cetteenceinte aéroportuaire. Toutefois,
"cescadres n'ont aucune expérience avec leurs compétences. L'un d'eux, par exemple, est architecte de chantier recruté fin 2015 pourle suivi du béton de la nouvelle aérogare".Ces directeurs sont ainsi chargés de gérer les passerelles télescopiques, les tapis de bagages, l'enregistrement, entre autres.Les voyageurs à bord du même vol susnommé,AH 1001, ont dénoncé une "mauvaisegestion" à leur arrivée à Alger.La mise en service de la nouvelle aérogare avait déjà été retardée en raison d'une défaillance du système de détectiond'incendie. Pour rappel, le projet de lanouvelle aérogare fait l'objet depuis 2018d'une enquête de la part du bureau gouvernementalbritannique, Serious FraudOffice(SFO) pour soupçons de corruption.
Legroupe Ultra Electronics, qui avait obtenuun marché pour l'installation d'une solutioninformatique de gestion aéroportuaire,a accusé le P.-dg de la Société degestion des services et infrastructuresaéroportuaires d'Alger (SGSIA), TaharAllache, de corruption.Récemment, le parquet d'Alger a ouvertune enquête à son encontre, rapportait plusieursmédias.
Victime d'un arrêt cardio-respiratoire, la dame n'a malheureusement pasbénéficié de premiers soins dans lesdélais. Ce nouveau terminal n'est dotéd'aucun défibrillateur et les services de laProtection civile n'ont toujours pas prispossession de leurs locaux, a appris leHuffPost Algérie auprès d'une sourceinterne à la Société de gestion des serviceset infrastructures aéroportuaires d'Alger(SGSIA) La scène est rapportée par unvoyageur, Abdelkader Kessaissia, médecininterne des hôpitaux de Paris, spécialitéanesthésie et réanimation.
Il attendait sesbagages en provenance de Paris à bord duvol AH1001 au terminal "T4", c'est-à-direà la nouvelle aérogare, lorsque la dame afait un arrêt cardio-respiratoire.Aidé des autres voyageurs, il a entamé unmassage cardiaque. Après avoir demandéaux policiers arrivés sur les lieux de ramener un défibrillateur, ces derniers lui ontfait savoir que le terminal... n'en est pasdoté !"Pis encore, les services de la Protectioncivile ne sont arrivés qu'une quinzaine ou une vingtaine de minutes plus tard", a-t-ilaffirmé. Il était trop tard : la dame étaitdécédée.
Le décès de cette dame, mère d'une fille atteinte d'un retard mental, a révéléplusieurs lacunes de sécurité, basique ou non, à la nouvelle aérogare d'Alger, entréeen service lundi 29 avril 2019, c'est-à-dire cela fait à peine un mois. "Le principaldysfonctionnement est l'absence de défibrillateur", a constaté M. Kessaissia. Le facteur prédictif le plus important c'est larécupération d'un rythme cardiaque efficace et cela ne peut être effectué qu'avec undéfibrillateur. Sans cet appareil, "utilisé demanière précoce, les chances de survies'amenuisent de manière spectaculaire", at-il fait savoir. Quant à l'intervention tardive de laProtection civile, une source interne à laSGSIA fait savoir que ces services n'onttoujours pas pris possession de leurs locaux au terminal T4.
Le manque de réactivitéde ces derniers ne semble pas être le seul souci auquel ils doivent prendre en compte puisque le même médecin a soulignéun "manque de formation d'un des pompiers, qui a effectué un massage cardiaque de mauvaise qualité" sur la victime.
L'exploitation pointée du doigt
Le dispositif de sécurité à l'intérieur de la nouvelle aérogare n'est pas le seul à faire l'objet de lacunes. Depuis la mise en servicede la nouvelle aérogare,l'exploitation est également sujette à critiques.Des voyageurs dénoncent même"une anarchie totale".Selon la même source, le P.-dg de la SGSIA, TaharAllache, a procédé à la nominationde 5 directeurs de permanence en exploitation, chargés d'exécuter les opérations de gestion quotidienne dans cetteenceinte aéroportuaire. Toutefois,
"cescadres n'ont aucune expérience avec leurs compétences. L'un d'eux, par exemple, est architecte de chantier recruté fin 2015 pourle suivi du béton de la nouvelle aérogare".Ces directeurs sont ainsi chargés de gérer les passerelles télescopiques, les tapis de bagages, l'enregistrement, entre autres.Les voyageurs à bord du même vol susnommé,AH 1001, ont dénoncé une "mauvaisegestion" à leur arrivée à Alger.La mise en service de la nouvelle aérogare avait déjà été retardée en raison d'une défaillance du système de détectiond'incendie. Pour rappel, le projet de lanouvelle aérogare fait l'objet depuis 2018d'une enquête de la part du bureau gouvernementalbritannique, Serious FraudOffice(SFO) pour soupçons de corruption.
Legroupe Ultra Electronics, qui avait obtenuun marché pour l'installation d'une solutioninformatique de gestion aéroportuaire,a accusé le P.-dg de la Société degestion des services et infrastructuresaéroportuaires d'Alger (SGSIA), TaharAllache, de corruption.Récemment, le parquet d'Alger a ouvertune enquête à son encontre, rapportait plusieursmédias.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.