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Le pronostic inquiétant du DG de l'Institut Pasteur
Covid-19 en Algérie
Publié dans Le Midi Libre le 11 - 07 - 2021

Le rebond soudain et rapide de l'épidémie du coronavirus en Algérie ne laisse pas les spécialistes et responsables du secteur sanitaire indifférents.
Le rebond soudain et rapide de l'épidémie du coronavirus en Algérie ne laisse pas les spécialistes et responsables du secteur sanitaire indifférents.
Avec un bilan quotidien, qui dépasse désormais les 800 cas, les spécialistes s'attendent à une évolution encore plus inquiétante pour les jours à venir. Pour le directeur général de l'Institut Pasteur d'Algérie et membre du Comité scientifique, le pprofesseur Fawzi Derrar, l'avènement des variants du Covid-19 en Algérie, notamment le Delta, a aggravé la situation et risque de la faire empirer durant les jours à venir. Intensifiant les interventions dans divers supports médiatiques, le responsable a affirmé sur les ondes de la Radio régionale de Sétif,que les services sanitaires s'attendaient à la vague épidémique qui traverse l'Algérie actuellement, pour cause des indices épidémiologiques internes et externes concernant les nouvelles souches qui ont complètement changé la donne. À ce propos, il explique que la principale raison derrière la vague actuelle revient essentiellement à l'avènement du variant Delta, qui se propage rapidement avec un taux de propagation de 2,67 %, et avant au variant britannique dont le taux d'infection est de 50,4 %.
Le plus inquiétant reste le variant Delta
"Le plus inquiétant actuellement c'est le variant Delta qui est très virulent", précise le DG de l'IPA, soulignant que "la personne contaminée peut transmettre le virus à au moins huit autres personnes". Ce variant est responsable de l'admission d'un grand nombre de patients à l'hôpital, et c'est ce qui crée une surcharge au niveau de ces structures. Le spécialiste a également tiré la sonnette d'alarme concernant la situation épidémiologique dans un futur proche, affirmant que "le nombre des contaminations devra être doublé durant les jours à venir. Il y a une recrudescence terrible des contaminations quotidiennes", a-t-il encore constaté. Pour ce qui est du pic de l'actuelle vague, le professeur Derrar estime qu'il interviendra dans deux semaines pour que les contaminations commencent à reculer, mais à condition d'un engagement immédiat en matière de respect des mesures de prévention.
"Je ne comprends pas pourquoi les Algériens n'acceptent pas la vaccination"
Dans ce sens, il a lancé un appel à l'ensemble des "responsables d'institutions et d'entreprises afin de sensibiliser les travailleurs et à les inviter à se vacciner et à diffuser des messages positifs". Concernant la campagne de vaccination, l'intervenant a déclaré : "Je ne comprends pas pourquoi les Algériens n'acceptent pas la vaccination", faisant état de "certains espaces de vaccination au niveau de la capitale ne connaissent aucune affluence". Rappelant que l'Algérie a fourni environ 5 millions de doses de différents vaccins depuis janvier dernier et annonçant un nouvel arrivage de 4 millions de doses du vaccin Sinovac pour le cours de cette semaine, l'invité de la Radio Sétif souligné que "depuis le début de la vaccination, nous n'avons constaté aucun cas de décès ou de complication auprès des personnes vaccinées. Ce qui me fait le plus mal personnellement, c'est de voir des Algériens mourir chaque jour sous nos yeux, alors que nous avons des millions de vaccins en stock et qui attendent", a déclaré le professeur Derrar. Pour lui, "nous ne voulons pas connaitre le scénario indien, européen ou tunisien. La solution est entre nos mains ; le port du masque, le respect de la distanciation et la vaccination". Par ailleurs, l'intervenant a affirmé que "toutes les options sont actuellement posées dont le retour au confinement total ou partiel dans certaines régions, car nous ne pouvons pas risquer la vie des Algériens".
Avec un bilan quotidien, qui dépasse désormais les 800 cas, les spécialistes s'attendent à une évolution encore plus inquiétante pour les jours à venir. Pour le directeur général de l'Institut Pasteur d'Algérie et membre du Comité scientifique, le pprofesseur Fawzi Derrar, l'avènement des variants du Covid-19 en Algérie, notamment le Delta, a aggravé la situation et risque de la faire empirer durant les jours à venir. Intensifiant les interventions dans divers supports médiatiques, le responsable a affirmé sur les ondes de la Radio régionale de Sétif,que les services sanitaires s'attendaient à la vague épidémique qui traverse l'Algérie actuellement, pour cause des indices épidémiologiques internes et externes concernant les nouvelles souches qui ont complètement changé la donne. À ce propos, il explique que la principale raison derrière la vague actuelle revient essentiellement à l'avènement du variant Delta, qui se propage rapidement avec un taux de propagation de 2,67 %, et avant au variant britannique dont le taux d'infection est de 50,4 %.
Le plus inquiétant reste le variant Delta
"Le plus inquiétant actuellement c'est le variant Delta qui est très virulent", précise le DG de l'IPA, soulignant que "la personne contaminée peut transmettre le virus à au moins huit autres personnes". Ce variant est responsable de l'admission d'un grand nombre de patients à l'hôpital, et c'est ce qui crée une surcharge au niveau de ces structures. Le spécialiste a également tiré la sonnette d'alarme concernant la situation épidémiologique dans un futur proche, affirmant que "le nombre des contaminations devra être doublé durant les jours à venir. Il y a une recrudescence terrible des contaminations quotidiennes", a-t-il encore constaté. Pour ce qui est du pic de l'actuelle vague, le professeur Derrar estime qu'il interviendra dans deux semaines pour que les contaminations commencent à reculer, mais à condition d'un engagement immédiat en matière de respect des mesures de prévention.
"Je ne comprends pas pourquoi les Algériens n'acceptent pas la vaccination"
Dans ce sens, il a lancé un appel à l'ensemble des "responsables d'institutions et d'entreprises afin de sensibiliser les travailleurs et à les inviter à se vacciner et à diffuser des messages positifs". Concernant la campagne de vaccination, l'intervenant a déclaré : "Je ne comprends pas pourquoi les Algériens n'acceptent pas la vaccination", faisant état de "certains espaces de vaccination au niveau de la capitale ne connaissent aucune affluence". Rappelant que l'Algérie a fourni environ 5 millions de doses de différents vaccins depuis janvier dernier et annonçant un nouvel arrivage de 4 millions de doses du vaccin Sinovac pour le cours de cette semaine, l'invité de la Radio Sétif souligné que "depuis le début de la vaccination, nous n'avons constaté aucun cas de décès ou de complication auprès des personnes vaccinées. Ce qui me fait le plus mal personnellement, c'est de voir des Algériens mourir chaque jour sous nos yeux, alors que nous avons des millions de vaccins en stock et qui attendent", a déclaré le professeur Derrar. Pour lui, "nous ne voulons pas connaitre le scénario indien, européen ou tunisien. La solution est entre nos mains ; le port du masque, le respect de la distanciation et la vaccination". Par ailleurs, l'intervenant a affirmé que "toutes les options sont actuellement posées dont le retour au confinement total ou partiel dans certaines régions, car nous ne pouvons pas risquer la vie des Algériens".


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