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Le business de l'ADN fait florès en Espagne
Les tests de paternité et de filiation constituent l'activité de base
Publié dans Le Midi Libre le 26 - 11 - 2007

Le business de l'ADN fait florès en Espagne, avec une dizaine d'entreprises privées proposant des tests de paternité, dopé par la demande du voisin français où cette démarche est strictement encadrée. Dans la banlieue de Madrid, Labgenetics est un laboratoire de génétique aux allures de micro entreprise. Né en 2003, il réalise près 30% de son chiffre d'affaires avec des clients français. "En France, la loi interdit à un père de solliciter, sans autorisation de la mère et sans autorisation d'un juge, une preuve de paternité", explique son directeur technique, Jorge Puente, 34 ans. Via internet, Labgenetics propose aux hommes qui veulent savoir s'ils sont père biologique de leur enfant, des "kits de paternité". Envoyé sous pli discret, ces kits se composent d'une fiche de renseignements et de deux séries de tubes contenant de longs coton-tiges, l'un pour le "père présumé" et l'autre pour l'enfant. Il est demandé au demandeur de "frotter à la surface intérieure des joues" le coton-tige pour recueillir des cellules de la bouche et d'effectuer la même opération sur le fils ou la fille avec un autre coton-tige. La société promet une réponse en "3 jours maximum" pour un service facturé à 395 euros. L'échantillon du "père présumé" sera comparé par analyse ADN à celui de l'enfant. La société informera ensuite, par lettre, fax ou même simple courrier électronique, le demandeur s'il est ou non père biologique de son enfant, avec un taux de fiabilité "supérieur à 99,9999%" en cas de réponse positive. La démarche individuelle d'un père suspicieux, qui souvent d'ailleurs accompagne une séparation, est en théorie rigoureusement interdite en France. "L'identification d'une personne par ses empreintes génétiques (...) en dehors d'une procédure judiciaire" est punie d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende, indique l'article 226-28 du code pénal. Cette menace ne semble guère dissuader. Un nombre croissant de pères français font appel, via internet, à des entreprises de pays voisins où la pratique est, elle, totalement libre, comme c'est le cas en Espagne. A Séville (sud), au siège espagnol de DNA Solutions --sorte de multinationale de la génétique avec des bureaux dans une trentaine de pays-- on annonce fièrement: "80% de nos clients sont français". Cette société qui, avec son centre en Australie, s'affiche comme précurseur dans le domaine des "kits de paternité" via internet, fait actuellement une "promotion" à 199 euros le test. "Les résultats sont privés et informatifs et n'ont aucune valeur légale en France", met en garde par téléphone et en français Elena Iglesias, responsable administrative de DNA Solutions Espagne, bureau qui centralise les demandes françaises. Les tests de paternité et de filiation constituent l'activité de base de la dizaine de sociétés privées implantées en Espagne qui sont spécialisées dans le business de l'ADN. "C'est un marché porteur, mais avec une concurrence importante sur les prix" explique le responsable de Labgenetics. Aussi, de plus en plus, ces PME de la génétique cherchent à diversifier leur activité.
Le business de l'ADN fait florès en Espagne, avec une dizaine d'entreprises privées proposant des tests de paternité, dopé par la demande du voisin français où cette démarche est strictement encadrée. Dans la banlieue de Madrid, Labgenetics est un laboratoire de génétique aux allures de micro entreprise. Né en 2003, il réalise près 30% de son chiffre d'affaires avec des clients français. "En France, la loi interdit à un père de solliciter, sans autorisation de la mère et sans autorisation d'un juge, une preuve de paternité", explique son directeur technique, Jorge Puente, 34 ans. Via internet, Labgenetics propose aux hommes qui veulent savoir s'ils sont père biologique de leur enfant, des "kits de paternité". Envoyé sous pli discret, ces kits se composent d'une fiche de renseignements et de deux séries de tubes contenant de longs coton-tiges, l'un pour le "père présumé" et l'autre pour l'enfant. Il est demandé au demandeur de "frotter à la surface intérieure des joues" le coton-tige pour recueillir des cellules de la bouche et d'effectuer la même opération sur le fils ou la fille avec un autre coton-tige. La société promet une réponse en "3 jours maximum" pour un service facturé à 395 euros. L'échantillon du "père présumé" sera comparé par analyse ADN à celui de l'enfant. La société informera ensuite, par lettre, fax ou même simple courrier électronique, le demandeur s'il est ou non père biologique de son enfant, avec un taux de fiabilité "supérieur à 99,9999%" en cas de réponse positive. La démarche individuelle d'un père suspicieux, qui souvent d'ailleurs accompagne une séparation, est en théorie rigoureusement interdite en France. "L'identification d'une personne par ses empreintes génétiques (...) en dehors d'une procédure judiciaire" est punie d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende, indique l'article 226-28 du code pénal. Cette menace ne semble guère dissuader. Un nombre croissant de pères français font appel, via internet, à des entreprises de pays voisins où la pratique est, elle, totalement libre, comme c'est le cas en Espagne. A Séville (sud), au siège espagnol de DNA Solutions --sorte de multinationale de la génétique avec des bureaux dans une trentaine de pays-- on annonce fièrement: "80% de nos clients sont français". Cette société qui, avec son centre en Australie, s'affiche comme précurseur dans le domaine des "kits de paternité" via internet, fait actuellement une "promotion" à 199 euros le test. "Les résultats sont privés et informatifs et n'ont aucune valeur légale en France", met en garde par téléphone et en français Elena Iglesias, responsable administrative de DNA Solutions Espagne, bureau qui centralise les demandes françaises. Les tests de paternité et de filiation constituent l'activité de base de la dizaine de sociétés privées implantées en Espagne qui sont spécialisées dans le business de l'ADN. "C'est un marché porteur, mais avec une concurrence importante sur les prix" explique le responsable de Labgenetics. Aussi, de plus en plus, ces PME de la génétique cherchent à diversifier leur activité.

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