ARRIVES AU PORT DE MOSTAGANEM EN 2019 : L'usine Tahkout demande le déblocage de sa marchandise    AUTOMOBILE : Les premières voitures Peugeot dès janvier 2020    Zetchi écarté de la photo souvenir    AIN TEMOUCHENT : Un train de voyageurs percute un semi-remorque    «Le meilleur moyen de procurer de la joie au peuple est de gagner des titres»    Officiel : Bennacer à Milan pour la visite médicale !    Loukal appelle L'OFID à poursuivre ses efforts    Les auteurs du cambriolage neutralisés    Résultats du BAC : Session de juin 2019 à Aïn Témouchent    La fanfare de la Protection civile égaye les annabis    Affaire Tahkout : Le wali d'El Bayadh Mohamed Khenfar auditionné à la Cour suprême    Zinédine Zidane félicite l'Algérie    Renard, c'est fini !    L'Algérie dans le groupe A avec le pays hôte    Djemaï boude ?    Un dialogue, deux approches    Un calvaire quotidien pour les populations    Un jeune de 18 ans meurt noyé à Oued Fragha    Des habitants de Kendoula ferment la route    L'autre casse-tête pour le gouvernement    ACTUCULT    Le faux débat sur les langues en Algérie    "La présidentielle a pour vocation de désigner un autre potentat"    L'intruse    La majorité des Français trouve le phénomène "normal"    Le Forum France-Algérie se joint à l'appel du mouvement associatif    Essebsi refuse de ratifier la nouvelle loi électorale    Le dialogue politique au point mort    Rassemblement de soutien aux détenus d'opinion    Plus de 7530 microentreprises créées    Le calvaire des usagers à Draâ Ben-Khedda    Les travailleurs de l'ADE menacent de couper l'eau    Une chaîne de télé franco-algérienne sera lancée en 2020    Jack Lang : "Nous sommes tous un peu algériens"    L'Ukrainienne Juicy M en guest star au Blackout Festival    France : Un quai baptisé Josette et Maurice Audin à Aubervilliers    Bouira : Hausse des piqûres de scorpions    Une cache d'armes et de munitions découverte à Tamanrasset    Guterres appelle à des partenariats plus forts pour les transitions post-conflits    La liste des accusations s'élargit    De la conquête par Tarik Ibn Ziad aux principautés    Vers la réhabilitation du vieux lycée technique    Wilaya d'Alger: Large campagne de nettoiement des cités des communes d'El Harrach    Lac Tchad : Boko Haram continue à faire des morts et des milliers de réfugiés    Aïd El Adha: Fixation de points de vente de bétail contrôlés à travers le pays    Les exigences de "l'Alternative démocratique"    Des centaines de fans coincés au Caire    Le blocage du pétrolier algérien a duré 1h15mn    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Présidentielle : le pouvoir a déjà désigné son adversaire
Publié dans Le Quotidien d'Algérie le 01 - 02 - 2019


Par Makhlouf Mehenni 01 Févr. 2019 à 11:00
Faute de désigner son candidat, le pouvoir a choisi son adversaire.
Gaïd-Salah, Tliba et maintenant Ouyahia puis Ghoul, les répliques à l'égard de Ali Ghediri, candidat potentiel à l'élection présidentielle d'avril prochain, n'en finissent pas.
Ce jeudi 31 janvier, Ahmed Ouyahia, s'exprimant en sa qualité de secrétaire général du RND, n'a pas manqué, entre les louanges habituelles au chef de l'Etat et des attaques inattendues à l'adresse du FLN, d'y aller de sa petite pique pour celui qui semble faire l'unanimité contre lui chez toutes les factions du système.
« Pour certains hommes politiques, l'avenir est dans le changement, pour ne pas dire dans la rupture. Moi, je dis que l'avenir est dans la continuité, parce que nous sommes un pays qui continue à se construire et qui remet de l'ordre dans la maison. » Nul doute que c'est le général-major à la retraite qui est visé.
Dimanche dernier, pour sa première sortie publique, Ali Ghediri avait réitéré au forum du quotidien Liberté ce qu'il avait promis dans sa déclaration de candidature de réaliser s'il accède au poste de président de la République : la rupture avec le système politique en place depuis l'indépendance. Et dans son programme électoral, publié hier jeudi sur sa page Facebook, sept sur les huit grandes lignes commencent le mot "rompre".
Dans l'après-midi d'hier, Amar Ghoul, de passage sur TSA Direct, a promis de répondre pendant la campagne électorale à celui qui parle de rupture après avoir « passé toute sa vie au sein du système ».
En attendant, « Ali Ghediri peut rêver de ce qu'il veut », ironise le président de TAJ, l'un des principaux soutiens du président Bouteflika.
Tant que Ghediri n'avait pas fait part publiquement de son intention de présenter sa candidature, l'armée, dont il avait exhorté le chef à « assumer ses responsabilités », donc à investir la sphère politique, pouvait sans gêne lui répliquer et le « remettre à sa place ».
Cela s'est fait immédiatement après son interview du 25 décembre à El Watan. Le 30 décembre, un long communiqué mis en ligne sur le site officiel du MDN s'en prenait ouvertement à lui, dans des termes crus qui tranchent avec le ton mesuré qu'on connaissait à l'armée. Sans être cité, Ali Ghediri est taillé en pièces, ses capacités remises en cause, son ambition jugée « démesurée » et « les cercles occultes » qui « le commanditent » dénoncés. S'ensuivra un éditorial de la revue El Djeich avec quasiment la même teneur avant que le chef d'état-major de l'ANP ne se charge de prononcer lui-même les mêmes griefs à deux reprises. C'était lors de sa visite dans la deuxième région militaire les 8 et 9 janvier.
Les répliques de l'armée ne se sont estompées que lorsque le général à la retraite a rendu publique sa déclaration de candidature. Avec cette casquette, toute attaque à son égard serait à juste titre interprétée comme un parti pris flagrant de l'institution militaire en faveur d'une partie au détriment d'une autre dans la course électorale, elle dont la mission, comme l'a rappelé Ahmed Gaid-Salah lors de sa visite dans la première région militaire le 22 janvier, se limite à la sécurisation du scrutin.
D'autres parties ont donc pris le relais pour s'en prendre à Ali Ghediri qui veut « défier le système ».
Au lendemain de son passage au forum de Liberté, au cours duquel il avait lancé sa fameuse sentence « ou c'est le système, ou c'est moi », le député FLN Bahaeddine Tliba s'en est violemment pris au candidat qu'il qualifie de « soldat désarmé, avec un passé militaire peu glorieux » qui « espère redorer son image ternie à travers sa candidature à la magistrature suprême ».
Une candidature qui « ne peut pas aboutir, car il ne peut pas simplement diriger un pays révolutionnaire comme l'Algérie, même s'il a eu le quitus des laboratoires étrangers et des représentations diplomatiques et sécuritaires à Paris », assène le député d'Annaba qui va fouiner dans le passé du général pour déterrer un incident dont il se serait coupable.
« Ironie du sort, celui qui veut aujourd'hui diriger notre grand pays n'avait pas la compétence requise quand il était commandant dans les forces navales. Il se souvient certainement de l'incident qu'il avait provoqué lorsqu'il était en service dans ce corps. Ce qui lui avait valu d'être écarté par mesure disciplinaire. »
L'attaque est d'une rare violence. Les propos d'Ouyahia et de Ghoul sont assurément plus mesurés, mais, pour ne pas dire qu'ils cachent mal une action concertée, dégagent au moins la même volonté de remettre à sa place celui qui, non seulement veut se dresser sur le chemin d'un cinquième mandat pour Abdelaziz Bouteflika, mais aspire à dégager tout le système. La réplique de celui-ci ne fait peut-être que commencer…


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.