Le Président Tebboune préside une séance de travail sur l'élaboration du plan national de relance socio-économique    Startups: le financement participatif bientôt opérationnel    Forum sino-arabe: volonté commune d'accroître la coopération    JM Oran-2022: le COJM mobilisera près de 1 milliard de dinars pour l'équipement des sites    Tribunal de Sidi M'hamed : reprise du procès de Mahieddine Tahkout    Afrique du Nord/économie: un recul de 4,2% prévu en 2020 à cause du covid-19    Les cahiers de charges seront prêts dans un mois    Courrier des lecteurs    Deux listes se disputeront l'instance présidentielle    Manifestation dans la province de Hassaké contre la présence des troupes américaines    Plus de 200 scientifiques demandent à l'OMS de réviser ses recommandations    «L'Algérie ne souffre pas de manque de ressources»    Les Algériens Benchabla et Mordjane dans le Top 10    Fermeture de la Grande Poste suite à la mort suspecte d'un employé    Un casse-tête chinois pour les commerçants    Ennio Morricone, le Beethoven du western spaghetti    L'Unesco alerte sur une «escroquerie» aux biens culturels issus d'Afrique    Un bon, une brute, un truand, un harmonica et un pan du mur de ma jeunesse qui s'écroule !    Benhadid réhabilité    "Interdiction de toucher aux statuts des fédérations"    La Juventus pied au plancher    La JSK, l'USMA et le PAC perçoivent les primes de la CAF    Décès du bâtonnier Brinis Ammour    Reprise des négociations à Londres pour un accord post-Brexit    Benbouzid n'exclut pas un confinement localisé    83 ha de récoltes ravagés depuis début juin    Les programmes achevés distribués avant la fin de l'année    Covid-19 : confinement partiel dans 18 communes de Sétif à partir de mercredi    Le ton monte entre Pékin et Ottawa    Deuxième tir de roquettes contre des intérêts américains en 24 heures    Treize activites acquittés    "Il reste encore 80 crânes de résistants des Zaâtcha"    Le théâtre pour conter la tolérance    Une nouvelle alliance entre l'homme et les sciences    Des structures baptisées des noms du Chahid Din Amhamed et du Moudjahid Zenati Bikat    «Un mépris confondant et scandaleux envers ceux que la France coloniale a exploités, opprimés et massacrés»    La FAF veut «assainir» le métier    E-conférence – AIPS : Le président Merlo insiste sur l'accès aux sources    On vous le dit    Prix du Brent : Petite hausse pour commencer la semaine    Décès de Bettina Heinen-Ayech : La Mahouna s'est effondrée    "Papicha" de Mounia Meddour au 9e Festival du cinéma arabe de Séoul    Football national: Où sont passés les clubs formateurs ?    Eckmühl: Des habitants irrités par une longue panne de l'alimentation en eau    El Tarf: Décès du bâtonnier Brinis Ammour    Nouveau record quotidien des infections    Vers la paralysie de l'économie algérienne ?    "Dans mon service, le personnel est à bout"    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





"Rabi Yarhem – batal wa chahid- Khouna YETTOU RAMZI"
Publié dans Le Quotidien d'Algérie le 21 - 04 - 2019

Aujourd'hui, 20 avril 2019, dans cette terre généreuse de la Mitidja, entre vigne, orangers et pêchers en fleurs, Ramzi Yettou, 23 ans a été enterré.
A peine sa mère a-t-elle eu le temps de lui dire adieu qu'il lui était enlevé dans une cohue douloureuse au bord de la folie.
Sa famille, nombreuse, ses tantes, ses cousines et ses voisines étaient là pour témoigner de combien il était aimé, toutes défaites par cette disparition qui laissera des traces au plus profond de ce qui ne peut être juste. « La mort est celle de Dieu, disent-elles ; mais pourquoi l'ont-ils frappé pour le tuer ? ».
C'est avec une peine réprimée que les garçons, des dizaines et des dizaines, en voisins, en cousins, en amis se sont saisis du défunt dans une rage qui fit trembler le corps de Ramzi, si présent, si pesant. Tous veulent l'emporter dans la promesse que justice lui sera faite sur terre ; dans l'attente de Celle de Dieu. « Mettez le drapeau », se souviennent-ils, sur le martyrisé et "Chahid wadjib el watan, el djazaïri Yettou Ramzi"- a écrit une main de deuil ; Pour le martyr de la patrie, l'Algérien Yettou Ramzi.
C'est en suivant l'emblème national que l'on retrouve son domicile, et le premier drapeau en signe d'accueil porte le portrait du Che imprimé. Le Che assassiné au coeur de la Mitidja.
Yettou Ramzi est mort de coups portés dans une violence faite pour tuer par des hommes en uniformes bleus. Quels qu'ils soient, les auteurs de ce crime ne peuvent rester impunis.
Nous étions cinq femmes, ni d'ici, ni d'ailleurs, venues leur dire qu'ils n'étaient pas seuls dans ce deuil aujourd'hui ; comme hier nous n'étions pas seules dans la joie de marcher.
Avons-nous menti quand nous avons dit à ses jeunes cousines, à ses tantes, à sa mère et à ses soeurs qui nous ont accueillies – comme si elles nous attendaient- que : tout « le peuple » le pleurait ?
Qu'il partageait leur digne colère, leur douleur et leur combat pour la vérité sur ce qui s'appelle un assassinat : « ils l'ont frappé, frappé et quand un groupe s'arrêtait, un autre recommençait » ?
Ghania Mouffok, Samia Slimani, Nesrine Dahmoun, Awel Haouati, Nabila Kalache.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.