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La marche des libertés violemment réprimée
BEJAIA
Publié dans Le Soir d'Algérie le 21 - 11 - 2018

La marche des libertés à laquelle a appelé le Comité de citoyens Merzoug Touati avec comme mot d'ordre majeur «ensemble, exigeons la libération de tous les détenus d'opinion» pour la journée d'hier a été violemment empêchée et des dizaines d'arrestations ont été opérées parmi les manifestants par les services de sécurité.
En effet, tôt dans la matinée d'hier, un impressionnant dispositif policier a été déployé à travers le quartier où se trouve l'université Targa-Ouzmour où devait s'entamer la manifestation pour le respect des libertés des citoyens vers la place de la liberté d'expression Saïd-Mekbel, située non loin du siège de la wilaya.
A peine la centaine de manifestants qui a réussi à se regrouper à l'intérieur du campus universitaire entame les premiers pas de la marche ouverte avec une banderole portant le slogan réclamant la libération du blogueur Merzoug Touati et tous les détenus d'opinion, de nombreux policiers font irruption pour embarquer les manifestants dont certains membres du comité organisateur seront conduits vers le commissariat central du chef-lieu de wilaya. De nombreux militants qui s'apprêtaient à prendre part à la marche ont été interpellés à travers différents endroits de la ville avant même le lancement de la manifestation également, rapportent plusieurs témoins.
Une militante qui a été interpellée et conduite vers le commissariat pour subir un interrogatoire après avoir été relâchée au milieu de la journée par la police raconte : «J'étais sur le chemin pour rejoindre la marche, des policiers en civil m'ont accostée pour me demander où je vais. J'ai répondu que je m'apprête à participer à la manifestation avant de me voir embarquer dans un fourgon par les policiers vers le commissariat plein de dizaines d'autres personnes interpellées comme moi pour subir des interrogatoires», nous a-t-elle déclaré.
Devant la violente interdiction de la marche, des manifestants se sont donné le mot pour se retrouver entre midi trente et treize heures au niveau de la place de la liberté d'expression Saïd-Mekbal pour observer, malgré la répression, un rassemblement et crier leur colère face aux atteintes aux libertés des citoyens et réclamer la libération de tous les détenus d'opinion à travers le pays.
Lors du rassemblement, une prise de parole a été improvisée. Des militants des droits de l'Homme venus de Tizi-Ouzou, Oran, Annaba, Alger, des représentants du CMA, de la Confédération nationale des syndicats autonomes, des partis politiques de la mouvance démocratique, le Comité de citoyens Merzoug Touati se sont relayés à la tribune pour dénoncer la violente répression de cette marche des libertés et réitérer l'exigence de la libération de l'ensemble des détenus d'opinion en Algérie.
Par ailleurs, dans un communiqué rendu public, tout en appelant la population à demeurer dans le strict cadre pacifique qui doit être la seule réponse à la répression, la LADDH rappelle encore une fois à l'occasion, les pouvoirs publics «l'obligation du respect des droits de réunion et de manifestation pacifique qui sont consacrés par le droit interne et le droit international des droits humains ratifiés par l'Algérie».
A. Kersani


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