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ELECTIONS, HARGA ET LE RESTE
Publié dans Le Soir d'Algérie le 23 - 01 - 2019

Je suis loin de reprendre mon errance intérieure. Les événements se bousculent. La date de l'élection présidentielle est désormais connue. Ce sera pour le 18 avril. Il aurait suffi d'un poil de chameau bègue pour que ce soit le 20 avril. Le printemps aurait eu une autre signification. C'est un jeudi, selon le calendrier universel. Ce sera un jour férié, il me semble. M'rahba la grasse et grosse matinée ! Mon isoloir sera étrangement seul et mon urne étrangement silencieuse. Là, au moins, ça a le mérite de la clarté. Nul ne peut spéculer sur la date de l'événement. Il s'agit de se positionner. Personnellement, je n'y crois pas tellement. Même pas du tout ! Le machin qui contrôle cet événement n'est pas si indépendant que cela. Je dirai même plus, il ne l'est pas du tout, comme diraient les Dupont. Il y a déjà maldonne. Qui est responsable de ce machin de contrôle ? Le Président ? Alors, qu'on tire les conclusions logiques au schmilblick !
Qui seront les candidats ? Bouteflika le sera-t-il ? C'est la grande inconnue. S'il l'est, bien, alors, il sera Président à la puissance 5. Il n'y a aucun doute là-dessus. J'y compte bien. Il y a certains esprits crédules qui pensent que le pouvoir va, comme ça, dans un esprit soudainement démocratique, permettre l'alternance du pouvoir. C'est un peu tiré par les cheveux, vous ne trouvez pas. La «hachia» ne se laissera pas faire aussi facilement. Il y a les intérêts. Les privilèges. Les positions. La peur de se faire attraper. Les secrets à protéger. Mais il y a surtout le pouvoir, cette définition même de la corruption, à sauvegarder, à tout prix. Même au prix d'un cinquième mandat dans une continuité de la continuité qui, un jour ou l'autre, cassera tous les murs, encore debout. Puis, Bouteflika n'a encore rien dit. Il enverra au peuple, au moment opportun, une lettre (b'rya, en darja), qui sera lue, peut-être, par le ministre de l'Intérieur, qui monte, monte, monte…
Dans le cas contraire, le système, la hachia, ceux de l'ombre, «houma», Eux, les décideurs, les intouchables trouveront bien un candidat du consensus. Un des leurs, forcément ! Sa seule feuille de route est de continuer la continuité durant cinq ans. En espérant qu'il aura encore de nombreux mandats devant lui. Car il pourra toujours bidouiller la Constitution. Un septennat, peut-être. Pourquoi pas deux ? Trois. Quatre. Cinq. Cinq, c'est bon ! Cinq dans les yeux du chitan ! Ai-je des noms ? Non. Mais il y en a tellement. Qu'il est simple d'en placer un. Le plus ancien dans le grade. Le moins mauvais de la bande. Le moins brillant des brillants. Le plus docile des serviles. Le plus servile des dociles.
Par ailleurs, ceux de l'opposition, oui ceux de l'opposition, si on veut, l'opposition si vraiment elle existe, un peu comme dans le pari de Pascal, il faut y croire, c'est tout, ceux de l'opposition, donc, n'arrêtent pas de tirer sur les fils d'une marionnette, qui répond au doux nom de «Garagouz». Aujourd'hui, je ne veux citer aucun nom. Ni aucun parti. Ceux de l'opposition se reconnaîtront facilement. Ils vont tous chanter, en chœur, la triche électorale. Le pouvoir véreux. Une administration aux ordres. Un machin de contrôle pas plus indépendant que le Sahara Occidental. Qu'ils vont attendre la décision, zaâma, de leur bureau politique. Du majless choura. Du conseil national. De ceci. Et de cela. Alors qu'ils ne sont même pas foutus de s'asseoir, tous ensemble, autour d'une même table. Et de choisir la personnalité à même de contrecarrer le candidat du pouvoir, fût-il Bouteflika. Le 18 avril, j'irai revoir la mer, du côté de Tigzirt, sniffer, à narines béantes, de l'iode pur. Et lui crier ma grande colère !
La harga, c'est le credo de la jeunesse algérienne. Nul ne peut contester cette vérité. Au point où le ministère de l'Intérieur s'en inquiète et organise des journées d'étude. Waouh, il ne faut pas sortir de l'ENA pour comprendre les motivations de nos jeunes. C'est simple, il ne fait pas bon vivre en Algérie. Notre pays est devenu répulsif pour ses enfants. L'Algérien n'aime plus l'Algérie. Ce n'est pas compliqué à dire. Ni à trouver. Ni à démontrer. Il était inutile de se réunir pour ça. Juste pour dire : «Voilà, on s'est réuni. On s'est donné de la peine. On pense à nos enfants.» Pour ensuite lancer une énormité : «Les réseaux sociaux sont responsables de la harga de nos enfants ! » Tout ça pour ça, ya âdjaba ! Tout un «koudja» ministère pour arriver à cette conclusion des réseaux sociaux ! Alors, bouclons tous ces réseaux sociaux, qu'on ferme «djeddou», et il n'y aura plus de harga. Allons, Monsieur Bedoui, reconnaissez avec moi que l'Algérie ne fait plus rêver ses enfants qui, il faut le dire, vivent une mal-vie parfois insupportable. Du temps de l'opulence, il y a eu l'Ansej, la Cnac, et autres tiroirs-caisses. La harga n'a pas cessé pour autant. Puis, la harga tente l'ensemble du peuple algérien. Vous-même, Monsieur Bedoui, vous êtes tenté par la harga. Et si vous ne l'êtes pas aujourd'hui, vous le serez demain. Comme moi, d'ailleurs. Je n'échappe pas à la règle. Aussi, laissez nos jeunes à leurs réseaux sociaux, c'est leur seul bol d'air ! Leur visa vers la liberté !
L'Académie de la langue amazighe ne s'est pas encore installée, que des voix (des voix connues) se font entendre pour indiquer aux académiciens de choisir le caractère arabe. Rien que ça, le caractère arabe ! Notre ancien ministre des Affaires religieuses, actuellement président du Haut Conseil à l'Islam, a perdu une occasion de garder le silence. Lui aussi voudrait voir tamazight écrite en caractère arabe. Le contraire m'aurait étonné, voyez-vous. Monsieur Ghoullamallah devrait s'inquiéter beaucoup plus de la «wahhabisation» de l'Algérie. Et de ce nouvel islam qui vient changer le nôtre. Je ne l'ai pas beaucoup entendu sur ce sujet, hier et aujourd'hui. A moins que je ne sois sourd. Quant au président du Haut Conseil à la langue arabe, le docteur Bélaïd, je connais parfaitement ses convictions. Il milite pour arabiser tamazight. C'est aussi simple que cela ! Puis, qu'a-t-il fait en ce sens ? A-t-il produit un alphabet adapté ? Non. Alors que Mouloud Mammeri, et les autres berbérisants, ont fait du bon boulot. Et c'est avec cet outil, produit dans la douleur, que l'enseignement de cette langue première s'étudie et travaille aujourd'hui. Même si son statut au sein de son école est facultatif. Ce problème de graphie a été tourné et retourné dans tous les sens, il y a de cela des années, le docteur Bélaïd le sait bien, la parole lui a été donnée pour défendre ses choix, qu'il se le rappelle, la conclusion a été que le caractère arabe n'est pas idoine pour écrire notre langue. Dans quelle langue faut-il le dire ? Le répéter? Maintenant, le pouvoir a la possibilité d'imposer ce caractère ; là, ce sera un autre débat. Un autre problème. De grâce, qu'on n'invoque surtout pas la science, le choix est idéologique. Le mien l'est tout autant. En attendant, le Haut Commissariat à l'amazighité reste étrangement silencieux !
Y. M.


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