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Une ampleur surprenante
MANIFESTATIONS DU 22 FEVRIER
Publié dans Le Soir d'Algérie le 24 - 02 - 2019

La mobilisation citoyenne du «vendredi 22 février» a dépassé tous les pronostics établis. Les Algériens ont créé la surprise en criant dans les rues les opinions qu'ils exprimaient jusque-là uniquement sur les réseaux sociaux.
Abla Chérif - Alger (Le Soir) - Depuis, les analyses de ce «recentrage» populaire ne cessent de se multiplier tant au plan national qu'à l'étranger. Plus qu'un sursaut, ce 22 février est dans son ensemble perçu comme le fruit d'une maturation qui s'est développée sans que l'on s'en aperçoive réellement.
Du nord au sud, d'est en ouest, les grandes villes ont répondu à un appel, anonyme de surcroît, lancé quelques semaines auparavant sur le réseau social privilégié des Algériens : Facebook. Espace de liberté d'expression consacré, difficile, voire impossible à contrôler, il constitue ce lieu d'échange où semblent s'être principalement forgées les opinions et identités politiques qui se sont exprimées ce week-end. Il y a une année encore, le passage de la contestation virtuelle à celle de la réalité était, pourtant, encore chose impossible. En 2017, et face à la dégradation du pouvoir d'achat induit par une crise économique sévère, un appel similaire avait été lancé sur le même réseau social mais sans résultat.
L'anonymat des initiateurs de ce projet a dissuadé. Les citoyens n'étaient-ils pas prêts à ce moment ? La situation politico-économique n'avait-elle pas atteint l'impasse dans laquelle elle se trouve aujourd'hui ? Les images des conséquences des révolutions arabes et celle des réfugiés apatrides (largement utilisées comme moyens de dissuasion) ont-elles réellement tétanisé ? A ces éléments d'interrogations, s'ajoutent des faits bien réels. La répression systématique de toutes les tentatives d'investir la rue (médecins tabassés, syndicats de l'éducation...) a été érigée en règle et appliquée de manière à frapper les esprits.
Depuis la confirmation de l'option du cinquième mandat et l'annonce officielle de la candidature de Abdelaziz Bouteflika, les forces de l'ordre semblent avoir été instruites d'éviter de réagir face à la contestation populaire. A Khenchela, des centaines de personnes sont sorties manifester pacifiquement contre le cinquième mandat et aucune répression ne s'en est suivie.
La Kabylie qui a depuis longtemps brisé le carcan de la peur et de l'intimidation, s'est exprimée à travers des marches grandioses sans incidents notables. Encouragées, d'autres villes ont suivi. Le phénomene s'est amplifié atteignant son point culminant ce vendredi. Les plus sceptiques doutaient de la réaction des Algérois qui se sont manifestés très peu de temps après la prière hebdomadaire. Les grandes artères de la capitale ont été investies par une foule disciplinée, non encadrée et qui n'a, à aucun moment, versé dans des actes de provocation de saccage. Le chaos n'a pas eu lieu. Craignant le pire, certaines représentations étrangères ont instruit leur personnel de ne pas sortir, d'autres ont demandé la protection de leurs biens.
C'est ainsi que le dispositif retiré devant l'ambassade de France s'est redéployé la veille de l'événement. Mais, les craintes se sont avérées inutiles. Les Algériens ont prouvé que leur but était d'exprimer leur opinion.
A. C.


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