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Ouverture d'une enquête sur les derniers troubles à Bamako
MALI
Publié dans Le Soir d'Algérie le 10 - 08 - 2020

Le Président malien, Ibrahim Boubacar Keita, a ordonné l'ouverture «immédiate» d'une enquête sur des troubles liés aux manifestations de juillet dernier dans la capitale Bamako et la mise en place d'un fonds d'indemnisation des victimes de la crise socio-politique, rapportent les médias maliens.
Lors du premier Conseil des ministres du «gouvernement restreint», tenu samedi, le Premier ministre malien Boubou Cissé a résumé en cinq axes majeurs la feuille de route du gouvernement, disant que la première instruction du chef de l'Etat est de «travailler au retour de la normalité, de la concorde et de la paix».
Le Président malien a en outre demandé l'ouverture «immédiate» d'une enquête «minutieuse et crédible» sur les pertes en vies humaines à Bamako, Kayes et Sikasso survenues lors des dernières manifestations. Ces investigations doivent être suivies de la mise en place d'un «fonds d'indemnisation des victimes de la crise sociopolitique ou leurs ayants droit après une étude de la situation», a fait savoir Cissé au cours de la réunion. Ces enquêtes concernent également les «atteintes aux biens publics et privés». La nouvelle équipe doit aussi travailler à la «création des conditions favorables à la formation d'un gouvernement d'union nationale», a-t-il ajouté.
Le Président Keita assigne cette feuille de route au moment où le M5-RFP, une coalition hétéroclite de chefs religieux, politiques, et de la société civile, continue de réclamer sa démission et appelle à un «nouveau rassemblement» mardi prochain.
Selon les médias maliens, le mini-gouvernement doit, en outre, «faciliter l'opérationnalisation des mécanismes de suivi de la mise en œuvre des recommandations du Dialogue national inclusif» malien. Les leaders du M5 RFP saluent la décision d'indemnisation des victimes des dernières manifestations. Cependant, ils pensent qu'elle ne résout nullement le problème, car «l'instigateur de ces tueries n'a toujours pas été identifié». La nomination, vendredi, des nouveaux membres de la Cour constitutionnelle au Mali conformément aux recommandations du Sommet des chefs d'Etat de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) n'a pas calmé l'opposition, déterminée à organiser de nouvelles manifestations. La recomposition de la Cour constitutionnelle, une des recommandations du Sommet de la Cedeao, tenu juillet dernier à Bamako pour trouver une issue politique à la crise malienne, vise à anéantir les contentieux électoraux liés au second tour des législatives qui sont à l'origine de la crise sociopolitique actuelle. Cette institution a invalidé fin avril une trentaine de résultats des élections législatives de mars-avril, dont une dizaine en faveur de la majorité du Président Ibrahim Boubacar Keita. Le M5-RFP réclame depuis juin le départ du président IBK, élu en 2010 puis réélu en 2015 pour cinq ans. Le mois dernier, une manifestation à l'appel de l'opposition a dégénéré en trois jours de troubles meurtriers, les plus graves à Bamako depuis 2012.
Le Président du Mali, qui s'est engagé à exécuter les recommandations de la Cedeao, a déjà satisfait l'une de ses recommandations, à savoir la mise en place d'un nouveau gouvernement.
Le Conseil de sécurité de l'ONU, qui suit le développement de la situation au Mali, a appelé le gouvernement à «mettre en œuvre les recommandations de la Cedeao, afin de surmonter les tensions, de donner la priorité au dialogue et de s'abstenir de tout acte susceptible d'alimenter les tensions et de menacer l'Etat de droit».


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