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Rachad ciblé par la justice
DES MANDATS D'ARRÊT INTERNATIONAUX ONT ETE EMIS
Publié dans Le Soir d'Algérie le 23 - 03 - 2021

Quatre activistes établis à l'étranger, et bien connus des Algériens pour leurs vidéos virulentes qui inondent la toile, sont désormais catégoriés comme étant des terroristes activant pour le mouvement Rachad par la justice algérienne qui a émis des mandats d'arrêt internationaux à leur encontre.
Abla Chérif - Alger (Le Soir) - Mohamed Larbi Zitout, Amir Boukhors plus connu sous le nom de « Amir Dz », Hicham Abboud et un certain Mohammed Abdellah ont été cités dans un communiqué rendu public par le tribunal de Bir-Mourad-Raïs qui retrace également le fil de l'affaire. Selon ce texte, on comprend en effet que tout est parti de l'arrestation d'un certain Ahmed Mansouri, un nom inconnu du grand public mais présenté comme étant un ancien membre du Front islamique (FIS) dissous responsable de milliers de morts durant la décennie noire.
«Il a rejoint les groupes terroristes et a été condamné en 1994 à la peine capitale avant de bénéficier des dispositions de la Concorde civile», fait savoir le communiqué du procureur du tribunal de Bir-Mourad-Raïs. Le dénommé Mohammed Abdellah est accusé d'avoir « utilisé des documents falsifiés pour retirer des pièces d'identité et des documents de voyage et de création de sociétés ayant servi à financer des activités subversives à travers le mouvement Rachad ».
Le procureur général indique, d'autre part, que les investigations menées avec l'ancien activiste du FIS dissous ont démontré qu'il préparait avec Amir Dz, Hichem Abboud et Mohamed Abdellah une opération visant à «mettre sur pied des plans d'atteinte à l'ordre public, notamment l'exploitation du Hirak (...) dans le but de le faire sortir de son caractère pacifique». Ils sont poursuivis pour «adhésion à un groupe terroriste ciblant la sécurité de l'Etat et l'unité nationale, financement d'un groupe terroriste ciblant la sécurité de l'Etat et blanchiment d'argent dans le cadre d'une bande criminelle ».
Larbi Zitout est, lui, poursuivi pour «gestion et financement d'un groupe terroriste ciblant la sécurité de l'Etat et l'unité nationale, faux et usage de faux et blanchiment d'argent dans le cadre d'une bande criminelle ». Ce dernier est considéré comme étant l'un des principaux dirigeants du mouvement Rachad.
Les noms les plus connus figurant dans la liste du groupe publiée par la justice algérienne se trouvent réfugiés dans des capitales étrangères d'où ils activent notamment en diffusant des vidéos très virulentes à l'égard du pouvoir en place et de l'institution militaire en particulier. Cet activisme qui redouble d'intensité selon les évènements que traverse le pays est considéré comme étant la face visible des tentatives de déstabilisation à l'égard de l'Algérie.
Sans nommer les concernés, des communications officielles de membres du gouvernement et même du ministère se multiplient depuis plusieurs semaines pour dénoncer le contenu des pages internet (sur les réseaux sociaux) gérées à partir de l'étranger. Il faut également rappeler qu'un doigt accusateur a été pointé dans cette direction lors de l'éclatement de l'affaire de l'ancien secrétaire particulier du défunt Gaïd Salah.
Dans un communiqué rendu public par les services de sécurité, Guermit Bounouira avait été accusé d'avoir dérobé des documents sensibles du ministère de la Défense, d'avoir fait fuiter des informations confidentielles et de les avoir mises à la disposition d'agitateurs établis à l'étranger avec lesquels il était en contact.
La même source a également fait savoir que ces individus, eux aussi en fuite et recherchés par la justice, étaient, à leur tour, chargés d'un travail de propagande basé sur les informations mises à leur disposition. Une allusion claire à « Amir dz », Larbi Zitout et le reste des membres du groupe cité par le communiqué du tribunal de Bir-Mourad-Raïs.
Ce qu'il faut savoir est que tous les mis en cause ont déjà des affaires avec la justice algérienne. Le 17 février dernier, Hicham Abboud a, par exemple, fait l'objet d'une condamnation à sept ans de prison et à la confiscation de tous ses biens par le tribunal de Chéraga pour « atteinte à l'unité nationale et participation à une entreprise de démoralisation de l'armée ».
Comme les autres activistes recherchés par la justice algérienne, il a fait également l'objet d'un mandat d'arrêt international. « Amir Dz » fait à lui seul l'objet de sept mandats d'arrêt internationaux mais n'a jamais fait l'objet de condamnation à l'extradition.
La question qui se pose aujourd'hui est de savoir si la nouvelle qualification donnée à leurs activités est à même de modifier la situation.
Le fait de les avoir classés terroristes devrait en principe amener à changer la donne et la manière de percevoir leur dossier par les autorités des Etats les abritant.
A. C.


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