Echec aux opposants virtuels    Le MSP annonce sa participation    Les explications du chef de l'Exécutif    Benabderrahmane réussit son premier examen    La FAO conforte Aïmene Benabderrahmane    «Je suis venu consulter le président Tebboune»    La CMA rejette tout accord avec le groupe Wagner    L'axe Alger-New Delhi redémarre    Le MJS donne le feu vert    Motion de soutien à Belmadi    Ça sent la fin pour Koeman    Challenge réussi à Tizi Ouzou    L'école primaire Azoug à l'honneur    La justice, jamais «les justices»    Ils ont profané nos massifs montagneux    La «mention spéciale» décernée au jeune Nazim Benaidja    "COMME UN MIROIR BRISE"    La majorité des supporters serait favorable à une Coupe du monde biennale    Hamzaoui rejoint les Sanafir    Dépénaliser l'acte de gestion ou désincriminer le droit de la vie des affaires ?    L'ex-rébellion appelle à mettre en oeuvre l'accord d'Alger    MERIEM    Distribution de 30 bus scolaires et de 8 ambulances    350 aides financières pour le logement rural    Surmonter l'héritage de la Seconde Guerre mondiale    L'ex président Abdelaziz Bouteflika n'est plus    Les engagements de Benabderrahmane    "Tandem Media Awards", une première édition dédiée au journalisme culturel    Un univers artistique entre l'universalisme et les traditions    Elections locales : Le RCD opte pour le boycott    Les petits charretiers d'un FLN d'arrière-garde    Halte à la maltraitance ! Pour que cesse la violence !    Préparer la rentrée    Moelleux au citron    BRÈVES...    DJEZZY : première édition ESWC Algérie    Bureaucratie à l'excès !    5 astuces pour garder ton téléphone en forme    Le MSP annonce sa participation aux prochaines élections locales    Nice : Delort met les points sur les i au sujet de l'OM    Tribunal militaire de Blida : la cour d'appel confirme les 16 ans de réclusion contre Bouazza    Nouvelles attaques contre les sites de l'occupation marocaine    Nouvel appel à l'ONU pour une enquête internationale    Les MAE arabes disent non    Réouverture aujourd'hui    Une caravane de loisirs pour les enfants    Une Amérique plus que jamais guerrière    Le chanteur Renaud et la machine à fabriquer de l'argent    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



«La gestion de l'oxygène est archaïque»
Pr Djamel-Eddine Nibouche, Chef de service cardiologie à l'hôpital Nafissa-Hamoud :
Publié dans Le Soir d'Algérie le 29 - 07 - 2021

La circulation du virus Sars-Cov2 s'est intensifiée au niveau de toutes les régions et dans la quasi-majorité des wilayas. Tous les indicateurs sont à la hausse, ce qui implique «une situation épidémiologique non seulement préoccupante mais dramatique au niveau mondial, car l'épidémie s'aggrave avec l'apparition des nouveaux variants», selon le Pr Djamel-Eddine Nibouche, chef de service cardiologie de l'hôpital Nafissa-Hamoud, ex-Parnet, à Alger.
Invité de la rédaction de la Chaîne 3 hier, le Pr Djamel-Eddine Nibouche estime qu'il faut mettre en urgence une nouvelle stratégie de gestion de la crise sanitaire. «La politique de gestion de la crise sanitaire n'implique pas uniquement le ministère de la Santé qui fait tout ce qui est dans ses possibilités pour gérer la crise, mais elle implique beaucoup d'autres structures de l'Etat.»
Les hospitalisations au sein des services de réanimation tendent à l'augmentation et l'on enregistre un rebond significatif des infections liées notamment au variant Delta. Il faut réexaminer l'efficacité des différents schémas vaccinaux sur ce variant en ce qui concerne la survenue de formes symptomatiques, sévères, ou asymptomatiques (donc l'effet sur la transmission).
Le Pr Nibouche a expliqué que «lorsqu'on analyse la maladie, on voit qu'elle est périodique, avec des phases d'accalmie où il y a un fond de contaminations et puis, d'un seul coup, la contamination devient importante» donc, «il faut se préparer à ces nouvelles phases de hausse des contaminations». Pour lui, les hôpitaux sont inadaptés à la prise en charge du coronavirus et de ses variants. «Nos structures actuelles, surtout dans les grandes villes, ne sont pas adaptées pour une prise en charge adéquate du Covid et d'un nombre aussi important de patients qui présentent des problèmes respiratoires.»
Face à un nombre de contaminations qui repart rapidement à la hausse, notamment du fait de l'émergence de nouveaux variants plus contagieux et en particulier le variant Delta, le chef de service de cardiologie de l'hôpital Nafissa-Hamoud estime que la seule solution envisagée doit passer par la réalisation de nouvelles structures dédiées à la prise en charge de la Covid-19. «Il faut créer des structures légères spécifiques, adaptées à la prise en charge réelle de la maladie. Ces structures peuvent être montées en une quinzaine de jours, clés en main, avec un générateur d'oxygène autonome, elles existent en Chine, aux Etats-Unis et en Europe.» Et d'insister : «Ces structures légères doivent être réalisées très rapidement» pour pouvoir ensuite libérer tous les hôpitaux des grandes villes car n'oublions pas qu'il y a d'autres maladies graves à prendre en charge également.
Abordant le problème récurrent et épineux de la disponibilité de l'oxygène, le Pr Nibouche a souligné que «la gestion de l'oxygène est archaïque parce qu'il n'y a pas de sociétés de prestation de services qui sont des professionnels de l'oxygène». Selon ses explications, le directeur d'un hôpital ou d'un CHU n'a pas à gérer l'oxygène médical «il fait appel à un prestataire de service», explique-t-il, et c'est pour cette raison que le Pr Nibouche recommande de « passer au générateur d'oxygène pour garantir l'autonomie des hôpitaux». Il est à préciser que depuis plusieurs jours, c'est la ruée vers l'oxygène médical, ce qui a induit à une situation de pénurie accentuée au niveau de plusieurs régions du pays.
Pour ce qui est de la cohabitation avec ce virus, le professeur avoue : «Maintenant c'est fini, la maladie s'est installée et elle ne va pas disparaître.» Il faut mettre en place une nouvelle stratégie de prise en charge du Covid-19 qui consiste à former les médecins généralistes à cet effet. «Il doit y avoir une formation spécifique, avec un certificat, pour les médecins généralistes qui doivent être au premier plan dans ces structures dédiées», préconise le Pr Nibouche, qui saisit l'occasion pour lancer un appel aux structures de santé privées à s'impliquer de manière plus efficace dans la lutte contre ce maudit virus.
Ilhem Tir


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.