Mise en service d'un nouveau tronçon de 5 km    Réunion interministérielle consacrée à la présentation de deux projets stratégiques    Le ministre de la Justice souligne l'importance de former des magistrats spécialisés pour promouvoir le secteur de la justice    Un conflit qui déborde    L'Amérique du complexe militaro-industriel    Quelque 18.000 personnes seront évacuées à Dresde pour désamorcer une bombe    Benchikha, l'entraîneur qui ne se stabilise pas, rebondit à l'Ittihad Tanger    l'USMH gagne contre El-Fath et joue ses chances à fond    La FABB appelle à la vigilance lors de la dernière journée    Grand boom du tourisme    Opérations de maintenance et de prévention à travers plusieurs communes    Dérapage et renversement d'un véhicule : 1 mort    Les lauréats distingués à Alger    Le Musée de la civilisation islamique met en lumière la richesse des arts islamiques en Algérie    Rencontre sur le parcours et l'œuvre de Abdelkader Alloula    La Sûreté de wilaya célèbre la Journée internationale de la femme    Promouvoir la culture entrepreneuriale chez les jeunes    Sayoud et Badari rendent hommage aux 20.833 femmes policières    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Un hyper-réalisme dérangeant
La vie d'après d'Anis Djaâd
Publié dans Le Soir d'Algérie le 05 - 01 - 2022

Le dernier film d'Anis Djaâd est actuellement en projection dans plusieurs villes du pays. Sorti début décembre, ce premier long-métrage du réalisateur a fait sensation à Alger lors de son avant-première.
Nous sommes dans un village de l'arrière-pays mostaganémois où vit Hadjer avec son fils Djamil. Elle est femme de ménage dans une mairie ; il est saisonnier dans les travaux des champs. Austère et froide, leur vie se déroule bon an mal an jusqu'à ce qu'une rumeur malveillante accuse la veuve d'entretenir une relation « illégitime » avec son patron. L'enfer commence alors pour cette femme et son fils adolescent, contraints de quitter le village et s'installer en ville où une amie les héberge dans sa baraque de fortune qu'elle partage avec un mari oisif et alcoolique. Hadjer, en femme-courage inaltérable, lutte pour survivre au milieu d'un univers masculin toxique. Veuve, seule et pauvre, elle est l'objet des pires convoitises alors que son fils se réfugie dans l'alcool et les rêves de harga.
Anis Djaâd dépeint sans complaisance ce destin de femme et par-delà elle, la vie nue de tout un pan de la société très souvent oublié ou caricaturé par le cinéma. Le réalisateur porte ici un regard cru et brutal sur la réalité, comme il l'avait déjà fait dans ses deux courts-métrages Le hublot et l'inoubliable Passage à niveau.
Glaciale sans être livide, sa narration va jusqu'au bout des choses et ne ménage pas le spectateur en le plongeant violemment dans l'enfer des damnés de la terre. Car La vie d'après est non seulement une histoire de femme martyrisée par la société mais aussi celle d'une classe sociale opprimée économiquement et politiquement.
Porté par un casting puissant, notamment avec Lydia Larini dans le rôle-titre, le film repousse parfois les limites du supportable dans son enchaînement dantesque de cruautés et de scènes émotionnellement éprouvantes. Cette violence délibérée et cet hyper-réalisme rappelant parfois le style de Ken Loach peuvent cependant virer au prévisible par moments, certains pics dramatiques étant de trop.
Mais le film de Djaâd demeure d'une force incontestable, notamment grâce à une singularité narrative et visuelle qui rompt avec ce que nous avons l'habitude de voir dans le cinéma algérien, mais aussi grâce à cette frugalité formelle contrastant avec une densité dramatique dérangeante, voire volontairement repoussante. Car le cinéaste ne veut pas offrir une histoire larmoyante sur fond de critique sociale convenue, mais veut balancer au regard gêné du spectateur un récit sans fard qui n'en est pas moins beau.
S. H.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.