Le r�alisateur Amar Trib�che a choisi jeudi, premier jour de l�an amazigh, pour donner le coup d�envoi de son futur feuilleton Imettawen n wul (les larmes du c�ur) au niveau de la maison de la culture Ali-Zamoum en organisant les premi�res s�lections des com�diens. En pr�sence de M�barki Mouloud, le parrain du projet, un promoteur immobilier, docteur d�Etat de formation et f�ru des sciences et arts cin�matographiques, Amar Trib�che a, lors d�une conf�rence de presse, indiqu� que le feuilleton tourne autour d�une famille qui, d�chir�e par la mort tragique de la m�re, se retrouve orpheline de p�re et de m�re. La fille ain�e Hanane essaye, malgr� toutes les embuches, d��tre � la hauteur de la mission que le destin lui a impos�e : veiller sur ses deux s�urs et son fr�re. Selon Mouloud M�barki, le feuilleton est en quelque sorte un hymne au sacrifice et � la solidarit� entre les membres de la famille. �Des valeurs auxquelles nous devons toujours nous attacher et essayer de fructifier afin de perp�tuer nos traditions faites justement de solidarit� entre les membres de la famille face � toutes les �preuves�, dira-t-il. Un feuilleton qui pourra interpeller les consciences afin que les valeurs ancestrales de notre soci�t� ne partent pas devant les agressions multiples des autres cultures que nos enfants subissent � travers les milliers de feuilletons qui nous viennent d�ailleurs avec leurs messages �trangers � nos m�urs. C�est l� o� r�side la moralit� de ce feuilleton �crit par Zahra La�djami qui a � son actif plusieurs autres sc�narios qui ont des succ�s retentissants. Pour revenir au synopsis, Hanane, la trentaine, essaye, apr�s la mort de sa m�re, de garder la coh�sion familiale et d��tre � la hauteur de sa t�che, � savoir pallier le manque d�affection laiss� par la m�re, en choyant ses deux s�urs, Roumeissa, 23 ans, �tudiante en journalisme, d�un esprit rebelle, et Houda, 20 ans, artiste peintre, romantique et tr�s sensible, et enfin, le petit Khaled, 17 ans, qui d�teste les �tudes et qui se retrouvera vite, apr�s la mort de la m�re, la proie facile des pr�dateurs du monde de la drogue et de la toxicomanie. C�est face � ces trois �tres chers mais capricieux, aux mentalit�s diam�tralement oppos�s, que Hanane essayera de garder la coh�sion familiale avec beaucoup de sacrifices tant moraux que physiques� dans une soci�t� pleine d�intrigues o� cousins et cousines, oncles et tantes, voisins et voisines se m�leront. Ceci donnera toute sa saveur � cette histoire o� le sacrifice est montr� comme un exemple � suivre, o� l�amour pour des �tres chers et surtout pour ces symboles de coh�sion familiale qu�est la maison paternelle � laquelle Hanane tient contre tout l�or du monde, ce combat contre le monde de la mati�re que livre Hanane et qu�elle gagne en fin de compte, sont autant de le�ons � retenir de ce feuilleton� Selon le r�alisateur, le tournage devra d�buter au plus tard d�but avril et durera trois mois. Pour le choix de Bouira, le r�alisateur dira que la wilaya offre de meilleurs plans surtout avec les prises � perte de vue, la clart� et la lumi�re nettement meilleurs, les reliefs et surtout les unit�s de couleurs tant en pleine nature comme � Tikjda que dans les villes comme Bouira, Ha�zer et M�ch�dallah o� seront prises des s�quences du feuilleton. Mouloud M�barki, qui en avait fait un d�fi en d�cidant de produire ce feuilleton ici � Bouira et pas ailleurs, (lui-m�me est natif de M�ch�dallah), a un seul souhait : c�est de voir le r�le de l�actrice principale de Hanane tenu par une fille de Bouira, aux c�t�s des 27 autres r�les qui sont mis en comp�tition dans ce feuilleton, dont dix principaux. Enfin, concernant les sponsors, et m�me si le r�alisateur Amar Trib�che dit n�avoir aucune appr�hension l�-dessus en ayant confiance en les hommes d�affaires de Bouira mais aussi d�ailleurs, Mouloud M�barki �met le v�u de voir le wali de Bouira s�impliquer davantage dans ce projet qui sortirait le citoyen de Bouira de son quotidien morose et surtout l'aiderait � s�imbiber des techniques de tournage du film en le voyant en direct dans les rues de Bouira, chose qui ne s�est pas encore produite et, pourquoi pas, voir la wilaya de Bouira enfanter des com�diens de renom comme Sid-Ali Kouiret, Sid-Ahmed Agoumi, Salah Aougrout, et tant d�autres qui ont fait la fiert� de leurs villes natales.