POURSUIVI POUR « TRAFIC FONCIER » : Abdelkader Zoukh placé sous contrôle judiciaire    JSK : Belaïli : «Je suis doublement content»    MCA : Bakir tranchera son avenir avant la fin de la semaine    Ma réaction de citoyen au dernier discours du « Guide Suprême de la Nation », AGS !    TRIBUNAL DE BIR MOURAD RAIS : Ali Haddad écope de 6 mois de prison ferme    MASCARA : Un dealer arrêté à Tighennif    Entre incohérences et absence de stratégie    Vers une conférence nationale en septembre    Des troupes de la Royal Navy déployées dans le golfe d'Oman    L'armée veut imposer sa feuille de route    Serraj prépare la contre-offensive à Tripoli    Biden devance Trump dans les sondages    La société civile pour une transition de «rupture»    La procédure de levée de l'immunité parlementaire de Talaï enclenchée    Une victoire pour se mettre au vert    Le cas Ounas divise les Verts    Amical : Le Sénégal s'impose face au Nigéria    Autopsie d'un complot    Les réseaux sociaux bloqués pour contrer la fraude    Résultats de l'examen Cinquième à Sétif : un taux de réussite de 85,08 %    Ouverture de six plages et 700 agents de la protection civile mobilisés    3 hectares de blé et d'orge détruits par un incendie    Sassel-plage abrite le lancement de la saison estivale    Approvisionnement en eau de puits non contrôlés : L'APC de Sétif tire la sonnette d'alarme    Remise des prix de la meilleure photo    ACTUCULT    Inas célèbre ses dix ans d'enseignement de tamazight    Découverte d'un cimetière datant de l'époque romaine    606 retraits de permis de conduire au mois de mai    Théâtre régional d'Oran : Les hurlements d'Léo ce soir au théâtre    Ils revendiquent toujours le départ du nouveau directeur: La protesta des travailleurs du Complexe financier d'Algérie Poste se poursuit    Régularisation foncière à Sidi Maarouf: 125 familles de la cité Kaibi Abderrahmane interpellent le wali    ALGER N'EST PAS L'ALGERIE    USM Alger: Un champion dans l'impasse    GC Mascara: Une AGO décisive demain    La crise, c'est eux!    Kamel Daoud hôte de la nouvelle librairie «Abdelkader Alloula»: « Ouvrir actuellement une librairie est plus courageux que d'écrire un livre »    Hocine Achiou : "En un an, Boudaoui a eu une progression extraordinaire"    Chine - Russie : Elever leurs relations au niveau d'un partenariat de coordination stratégique global    Hommage à Ahmed Kellil    Quelques scénarios de sortie de crise    Dialogue… ?    Des noms communs devenus des toponymes composés    Forum de la mémoire : Violation continue des droits de l'enfant sahraoui par le Maroc    Connexion perturbée et silence des autorités    La campagne présidentiellebat son plein    Renault : Le Maire et Senard jouent l'apaisement, se tournent vers l'avenir    "El faqir", premier spectacle de rue pour enfants à Oran    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





CE MONDE QUI BOUGE
Soudan, Tourabi le retour Par Hassane Zerrouky
Publié dans Le Soir d'Algérie le 07 - 07 - 2005

Assign� en r�sidence surveill�e depuis son �viction du pouvoir en mai 2000, Hassan al-Tourabi est libre, et ce, � l'occasion du 16�me anniversaire de l'arriv�e au pouvoir su g�n�ral Omar al-B�chir. A peine lib�r�, celui qui se consid�rait comme le leader de la mouvance islamiste internationale s'est livr� � une violente critique du r�gime soudanais, l'accusant de violations des libert�s d'expression, de censure de la presse ! Curieuse diatribe de la part d'un homme qui avait mis le Soudan sous une coupe r�gl�e lorsqu'il �tait pratiquement le num�ro un du r�gime.
En effet, Hassan al-Tourabi, qui avait fond� le Front national islamique (FNI) en 1983 est parvenu au pouvoir par un coup d'Etat r�alis� le 30 juin 1989 par son disciple le g�n�ral Omar al-B�chir, contre un gouvernement � celui de Sadeq al-Mahdi, d�mocratiquement �lu � instaurant une junte islamo-militariste. Et ce, avec le soutien de Washington. Le vice-pr�sident George Bush, p�re de l'actuel chef d'Etat am�ricain, s'�tait en effet empress� d'adresser un message de �f�licitations et d'appui� au nouveau r�gime. Le FNI se transforme en Congr�s national, parti unique au pouvoir. Les 330 d�put�s de l'Assembl�e nationale sont tous nomm�s. Le changement de r�gime est qualifi� par Tourabi de �changement radical de la soci�t�. Il est donc normal, d�clarait-il, que tous ceux qui se sont impliqu�s dans ce changement acc�dent au pouvoir !�. Les partis sont interdits. Les lois islamistes suspendues par le pouvoir du g�n�ral Suhar al-Dhahab sont r�tablies. Des dizaines de milliers de fonctionnaires, d'enseignants, de magistrats sont �vinc�s de l'administration et remplac�s par des membres du Congr�s national. Et comme si cela ne suffisait pas, des milices islamistes d�nomm�es �Comit�s de sauvegarde populaire � sont mises en place � travers tout le pays pour faire appliquer la loi islamiste. Parmi ses faits de gloire : les femmes. En plus du voile islamiste, au nom du principe de �ribh haram� (profit interdit), celles qui vendaient sur les march�s soudanais toutes sortes de produits comme le th� sont poursuivies et punies. Leur mat�riel est d�truit et en prime, elles re�oivent jusqu'� 25 coups de fouet par jour ! Sans compter les amputations pour les voleurs, les pendaisons sur la place publique pour les opposants. Ne s'arr�tant pas en si bon chemin, Tourabi s'est mis en t�te de faire du Soudan le centre mondial de l'islamisme. En avril 1991, il organise la premi�re Conf�rence populaire islamique, une structure visant � rassembler et coordonner les mouvements islamistes du monde arabo-islamique, et � laquelle a particip� une d�l�gation du FIS dirig�e par Anouar Haddam, mais aussi un certain Oussama Ben Laden, alors r�fugi� au Soudan. Une deuxi�me conf�rence a lieu en d�cembre 1993 et une troisi�me en mars-avril 1995 au cours desquelles est d�cid�e l'aide aux mouvements islamistes dont notamment le GIA. Mais tout a une fin. Pour avoir cherch� � �tre calife � la place du calife, Tourabi est graduellement mis en touche. Premier revers : sous les pressions am�ricaines, il est contraint de l�cher Ben Laden lequel s'exile en Afghanistan en 1996. Second revers : en mai 2000, Omar al-B�chir se d�barrasse de celui qui l'a fait roi. D'abord en proclamant l'�tat d'urgence et la dissolution du Parlement que Tourabi pr�sidait, puis en mettant fin � ses fonctions de secr�taire g�n�ral du Congr�s national avant de lui interdire toute activit� politique. Et coup de gr�ce toujours sous pression am�ricaine : Omar al-B�chir ferme les bureaux de la Conf�rence populaire islamique avant d'expulser tous les leaders islamistes �trangers qui avaient droit au g�te et au couvert au pays de Tourabi. Ne s'avouant pas vaincu, celui-ci se lie au Mouvement pour la justice et l'�galit�, l'un des deux groupes rebelles du Darfour. Et escompte ainsi, � l'�ge de 71 ans, revenir en force sur la sc�ne politique. Pour combien de temps ?

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.