D�aucuns � Sa�da, chef-lieu de wilaya, consid�rent le relogement de trois familles, jeudi dernier, qui habitaient au march� � bestiaux, et une quatri�me famille, lundi, qui vivait dans une b�tisse � la cit� Daoudi-Moussa mena�ant � tout moment de s��crouler, comme une louable initiative. Un p�re de famille, concern� par cette op�ration de recasement, dira : �Nous sommes tr�s heureux d�avoir une habitation d�cente et nous n�avons plus � craindre les difficiles moments que nous avons v�cus durant plusieurs ann�es avec la peur au ventre du fait du danger permanent qui pesait sur nos vies�. Il faut dire que pour ces familles, la pluie �tait synonyme de nuits blanches et d�une peur bleue de voir tout s�effondrer sur leurs t�tes. Selon les statistiques avanc�es lors des op�rations de recensement men�es par les responsables de l�habitat, un Sa�di sur quatre vivrait dans un habitat pr�caire. Le diagnostic �tabli sur la ville de Sa�da et sans ambigu�t�. Pis, il laisse transpara�tre une am�re r�alit� sur l��tat du vieux b�ti lorsqu�on recense, selon les m�mes sources, pas moins de 30 sites qui risquent de s�effondrer � tout moment. Un v�ritable boulet de for�at que tra�ne la ville de Sa�da depuis belle lurette. La d�gradation acc�l�r�e du cadre b�ti, les effondrements en s�rie de certaines habitations, les affaissements de sol r�currents, les inondations des caves, tous ces ph�nom�nes continuent d�alimenter la chronique locale lorsqu�on sait que plus d�une vingtaine de sites sensibles sont situ�s au niveau des villages Boudra, Dalia, la gare Lamarine. Des endroits class�s � haut risque. M. B. Amine Quel est le sort des locaux destin�s aux jeunes ch�meurs ? Le manque de rigueur constat� dans la r�alisation des 1 600 locaux � usage commercial, destin�s aux jeunes ch�meurs, a �t� � l�ordre du jour du briefing tenu au d�but de cette semaine au si�ge de la wilaya de Sa�da en pr�sence du wali et des directeurs de l�ex�cutif. Au cours de cette s�ance de travail, des explications et des orientations ont �t� donn�es aux responsables charg�s de l�op�ration d�acc�l�rer le projet de r�alisation de ces 1 600 locaux �parpill�s � travers les 16 communes de la wilaya de Sa�da et d�imposer aux entreprises r�alisatrices une cadence pour que la r�ception des locaux se fasse � temps et que les d�lais, la qualit� et la conformit� soient respect�es. C�est dans ce but que cette r�union a eu lieu afin de mettre un terme � l�anarchie qui caract�rise ce projet, dont le taux d�avancement des travaux pour certains varie de 20% � 35%.