Cheikh Sidi B�mol, alias Hocine Boukella, et Gream Allwright ont �t� les v�ritables attractions de ce festival. Sur sc�ne ou dans les trav�es du festival, ils n�ont pas manqu� de susciter la curiosit� du public. Egal � lui-m�me, l�auteur du nouvel opus intitul� ParisAlger Bouzegu�ne, son bled d�origine, ne passait pas inaper�u. Avec le sourire et le mot pour faire rire, Sidi B�mol s�est pr�t� aux sollicitations de ses nombreux admirateurs, qui pour des prises de photos, qui pour une petite discussion. Kamal Hamadi, �la m�moire g�n�reuse� : un documentaire a �t� consacr� au parcours du chanteur compositeur, Kamal Hamadi, de son vrai nom Larbi Zeggane. Le film documentaire tourn� par le journaliste A. Larbi Ch�rif sur un texte dit et �crit par le po�te Ben Mohamed et qui a �t� pr�sent� en comp�tition, d�voile le talent immense de l�homme au parcours atypique. De A�t Daoud, � Paris et � Oran, en passant par Alger, celui qui commencera une carri�re de tailleur � La Casbah est de ceux qui donnent rendez-vous � leurs r�ves, en jurant, le matin, de les r�aliser. Sensible, curieux et t�m�raire, Kamal Hammadi deviendra compositeur, parolier et interpr�te de chansons. Le film retrace le parcours de celui qui a fait pleurer le grand Al Anka � qui il a compos� le texte de la chanson que le ma�tre du cha�bi a d�di�e � son fils, Mustapha. K. Hamadi a compos� une multitude de chansons pour de nombreux chanteurs d�expression arabe et kabyle. Cheb Khaled, cheb Mami, Zoulikha, Noura, Taleb Rabah, Boudjema� Al Ankis, Al Anka, A�t Menguellet, Karima, Hnifa et bien d�autres qui ont chant� les textes ou des musiques compos�s par celui � qui beaucoup d�artistes dans le film ont t�moign� leur reconnaissance. Les petites phrases n�ont pas manqu�. �Une v�ritable m�moire g�n�reuse�, a-t-on d�clar� � propos de celui qui a fait dire � Abdelkader Bendamache, chanteur cha�bi et auteur de livres sur le patrimoine : �C�est Kamal Hamadi qui m�a fait d�couvrir le Malhoun et le patrimoine musical et po�tique de ma r�gion natale, Mostaganem.� �L�amour ne tue pas !� Cette r�plique est lanc�e par un vieux monsieur dans le d�bat qui a suivi la projection de Terra Tamara (l�ultime recours), une fiction de 26 mn de A. Djenadi. L�histoire raconte le destin d�un jeune homme qui a fini par poignarder la fille qu�il a aim�e �perdument et dont les parents lui ont refus� la main. Une critique d�une profonde sagacit� qui a soulev� les applaudissements dans la salle. L�amour est aveugle (�) l�histoire s�inspire d�un fait r�el se d�fendra le r�alisateur du court m�trage qui a, visiblement, choisi de frapper les esprits par la brutalit� du geste du jeune t�lier que par des choix techniques et narratifs pas toujours heureux et qui n�ont pas �t� au secours de l�intensit� dramatique voulue et au d�roulement normal de l�intrigue dans une histoire o� le r�alisateur a choisi plus de dire que de sugg�rer. Dihya, de Omar Belkacemi : subtilit� de la cam�ra et pertinence des messages. Ce court-m�trage aux id�es g�n�reuses est une belle fresque sur l�amour. Un amour g�n�reux qui donne l�espoir et nourrit la vie. C�est celui re�u par un fils de la part d�une m�re qui en est, pourtant, priv�e � cause des d�tours inattendus de la vie. Jeune �pouse, Dihyan�a pas connu les joies de l�amour de la part d�un mari qui a, tr�s t�t abandonn� les siens. D�s lors, la jeune et belle �pouse, assumera seule �la masculinit� d�volue au p�re absent. Elle �l�vera seule son fils qu�elle couve comme une m�re poule, tout en sublimant sa mis�re sentimentale, ses d�sirs cach�s et refoul�s, en �coutant une belle chanson d�amour. �Mon film, dira Omar Belkacemi, raconte l�histoire de ma m�re, je le d�die � toutes les femmes du monde qui subissent le diktat des hommes et de la soci�t� et � toutes les femmes qui souffrent et qui r�sistent�. Dihyaest un film r�ussi, intelligent et qui parle au c�ur et � la raison et qui a fait pleurer plus d�un. En 26 minutes, et gr�ce � un jeu suggestif d�une cam�ra qui sublime la r�alit� plus qu�elle ne la montre de fa�on abrupte, le jeune r�alisateur a su faire passer une �motion intense et insuffler une �me � ses images. Un film d�une r�volte lucide et calme qui d�nonce et d�cape les travers et les id�ologies r�gressives impos�es � la soci�t�. (Nous y reviendrons).