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Grand succès de «Nathan le sage» à Alger.. Le théâtre pour unir les humains
Publié dans Le Temps d'Algérie le 16 - 02 - 2019

Ce vendredi, à la salle Mahieddine Bachtarzi (TNA) à Alger, un Imam et un prêtre d'Istres près de Marseille (France) et des personnes ayant l'habitude de prier dans des mosquées, églises ou synagogues sont montés sur scène pour la meilleure des causes : La fraternité.
La salle Mahieddine Bachtarzi du théâtre national algérien a vécu des moments exceptionnels ce week end. Des comédiens amateurs ayant l'habitude de diriger les prières ou de prier dans des mosquées, églises et synagogues dans la région de Marseille en France ont séduit le public algérois qui les a applaudis tout au long de la pièce «Nathan le sage» ou Le vivre ensemble en paix qu'ils ont présentée.
Fraternité
Ces habitants de la région de Marseille ont réussi le pari de s'unir sur scène afin de lancer un appel pour la fraternité. Adaptée au XXIe siècle, par Bertrand et Alice Kaczmarek, la pièce «Nathan le sage», écrite en 1779 par le dramaturge et philosophe allemand Gotthold Ephraïm Lessing (1729-1781), fervent partisan de la tolérance religieuse. En prélude, le public a été mis dans l'ambiance avec des musiques et chants rappelant les trois religions exécutés par un sympathique groupe de musiciens. Alice Kaczmarek, co-adaptatrice de la pièce est entrée en scène jouant d'abord le chorégraphe pour présenter les personnages de la pièce avant qu'elle n'entre elle-même dans son rôle de «Daja la servante». La jolie blonde invite le public directement à El Qods, ville qui lie et délie les trois religions monothéistes, au moment où une trêve venait d'être négociée entre les troupes de Salah Eddine El Ayyoubi (Saladin) et celles de Richard Cœur de lion.
Chacun a besoin de l'autre
Le juif Nathan le sage, un commerçant très connu apprend à son retour d'un voyage d'affaires, que sa fille adoptive Recha a été sauvée par un templier, mystérieusement gracié par Saladin, le chef de la Dynastie des musulmans ayyoubides. La rencontre des deux hommes est également motivée par le fait que les caisses du royaume musulman étaient vides et que Nathan le sage a accepté de mettre tout son argent à la disposition de Salah Eddine El Ayyoubi qui saisit alors l'occasion pour lui poser une question qui dérange «Quelle est la vraie religion ?» De son côté, le templier qui était amoureux de Recha après l'avoir revue, entre en scène pour demander au chef musulman de protéger Nathan le sage des inquisiteurs, car ils lui reprochent de trahir l'appartenance religieuse de sa fille adoptive qu'il a élevée dans la tradition juive, alors qu'elle était née d'un père chrétien. L'histoire de Recha et du templier qui tenait à la prendre comme épouse a failli échapper au public si ce n'est la servante Daja qui est entrée pour remettre les pendules à l'heure et expliquer que Recha est en fait la vraie sœur du templier, ce qui fait qu'il ne pouvait la pendre comme épouse et que les représentants des trois religions qui se trouvaient à El Qods avaient tous un lien de parenté, c'est-à-dire qu'il formaient une même famille.
L'art pour convaincre
Pour le côté artistique, l'organisateur du spectacle qui a eu lieu jeudi et vendredi, au Tna, et qui est programmé au Maroc et en Tunisie aurait pu ne pas déclarer que c'étaient des amateurs car la prestation était de très bon niveau. Il faut noter également la réussite des costumes. Le metteur en scène a bien fait de ne pas encombrer la scène des décors car la présence, le déplacement des comédiens sur la scène et le texte suffisaient largement. Il faut noter aussi la prestation du danseur qui a ramené le public au temps présent avec ses mouvements mélangés de Capoeira et de Break dance. A la fin du spectacle, le public a vivement applaudi les artistes. Les initiateurs de ce projet dont les membres de l'association interreligieuse d'Istres (Air) et Med Voyages ont fait le premier pas pour l'unité des trois religions monotheistes. C'est par le biais du théâtre, la musique et l'art, qu'on pourra convaincre et unir et non par les discours politiques. De telles initiatives doivent se reproduire et être encouragées.


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