Real : Pour Marcelo, les joueurs doivent être plus atentifs    Bouira: Trois morts dans un accident sur l'autoroute    Une cache d'armes et de munitions découverte à Bordj-Badji-Mokhtar    Erratum    "La révolution de la souveraineté" en débat à Paris    La réappropriation…    «Le projet vise à assurer la sécurité énergétique du pays»    Le stock des sinistres à payer demeure élevé    Le dinar en déperdition, l'inflation en aggravation    Virage décisif pour l'usine Renault en Algérie    Hausse de la traite d'êtres humains en provenance de Côte d'Ivoire    Au moins 182 blessés en Catalogne    Le Pacte de l'alternative démocratique s'installe à Jijel    Lahoulou pour défendre son titre de champion du monde    Kabba Sambou non retenu    Les trêves ne sont pas les bienvenues    Maya    Dernière ligne droite pour les candidats    Vaseline et citron pour avoir un joli teint    Un gouffre financier pour des travaux inachevés    Remède aux agrumes pour augmenter les défenses    Sachez que…    Maintenir le cap, malgré les restrictions budgétaires    "La Faille" nominé pour le prix Fetkann    Le HCA s'allie avec l'Académie africaine des langues    Une basse-cour pour le polygame !    Watchmen, l'étrange série de HBO inspirée par un comics culte    Liban : La contestation grandit sur fond de ras-le-bol généralisé    LFP: L'étau se resserre sur Abdelkrim Medouar    Tribunal de Sidi M'hamed: Tliba auditionné par le juge d'instruction    Education: Début des inscriptions aux examens de 5ème, BEM et bac le 22 octobre    A l'appel de l'Unpef: Nouvelle grève dans les écoles mercredi    Neuf harraga interceptés au large de Mostaganem    DES REFUGES ET DES ETENDARDS    Iran/Turquie : Les ministres des AE iranien et turc discutent au téléphone des derniers développements en Syrie    Basket-ball : La NBA accuse des pertes "substantielles" après la crise avec la Chine    Ligue 1 française: L'Algérien Islam Slimani 2e meilleur joueur du mois de septembre    Liga espagnole : Le Barça aurait souhaité disputer le Clasico à sa date initiale    Brexit: Accord annoncé in extremis, feu vert du parlement britannique très incertain    Le prix du pétrole termine la semaine en baisse    Election présidentielle: "L'Algérie une chance pour tous et pour chacun"    Dattes : Vers la création d'un système de contrôle pour faciliter l'exportation    Port d'Oran : exportation de 30.000 tonnes de béton armé vers le Canada    Musique : Les ensembles d'Ukraine et de Chine animent la soirée de clôture du 11e Fcims    15ème FISAHARA : Appel à la cessation de la répression marocaine des Sahraouis    Les poids lourds pointés du doigt    14 pays élus    Un premier Smartphone fabriqué entièrement en Afrique    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Peur des lendemains farceurs…
Publié dans Le Temps d'Algérie le 17 - 05 - 2019

Il y a presque unanimité sur le fait que le Conseil constitutionnel a mis le pays dans une situation inédite. L'impossibilité de tenir un scrutin, à la date prévue pour le 4 juillet prochain, était pourtant prévisible. Fallait juste trouver une sortie, entre articles et alinéas, susceptible de sauver les meubles. C'est fait, mais ça ne sauve rien, en fait. Concrètement, le Président intérimaire est assuré d'une rallonge de séjour au palais d'El Mouradia, et c'est lui qui devra «convoquer de nouveau le corps électoral et parachever le processus électoral jusqu'à l'élection du Président de la République et la prestation du serment constitutionnel» selon la loi fondamentale.
Tour de passe-passe ou passage en force visant un statuquo refroidissant le Hirak ? Mystère et boule de gomme. En tous les cas de figure, l'imbroglio juridique se heurte à une mise à jour politique, juridique et même psychologique du pays.
Personne ne voulait de ce scrutin pour lequel le peuple, qui marche depuis plus de trois mois, n'était pas préparé. Aujourd'hui, ce peuple qui réclamait et, réclame apparemment toujours la tête des deux «B», avalera-t-il la pilule constitutionnelle ? Pas sûr, du moment où le maintien de facto du duo va à contre courant de la protesta du Hirak. De plus, à la veille de l'Aïd, huit partis opposants ont qualifié de «fatwa anticonstitutionnelle», la dernière trouvaille législative. Le fantôme du «vide constitutionnel», brandi à tout bout de champ, ne fait plus peur. Et, le dialogue semble être envisageable afin de le combler.
Pour peu qu'il n'y ait pas cacophonie, libre cours à la recherche d'un Etat de droit consacrant, enfin, les libertés citoyennes, l'indépendance de la Justice et le respect des droits humains. Pour ça, faudrait des interlocuteurs crédibles et, une transition apaisée sous l'œil d'un chef d'Etat-major de l'armée, tantôt autoritaire, tantôt débonnaire, bien que goguenard. Reste la peur des lendemains farceurs…
Le scénario des plus pessimistes craint de voir se réinstaller l'ancien système, comme si de rien n'était, comme si le Hirak n'était qu'un mauvais rêve. L'Armée qui dispose de plusieurs casquettes, sans parler des baïonnettes, peut imposer ce scénario catastrophe. Mais, ça ne va pas être possible maintenant que le monde entier sait le ton bon enfant qui a jalonné, de son panache pacifique, les marches et les esprits de ces derniers mois. Toutefois, il y a un autre scénario, plus optimiste. Il verrait les très décriés, Présidant intérimaire et chef de gouvernement, remettre «volontairement» leur démission. Ça serait l'hypothèse la plus plausible, ces jours-ci. Mais, comme à l'accoutumée, il y a un hic : quel personnel pour gérer cette transition ? Tout ce beau monde est à chercher dans le panier de la société civile et ses représentants avérés.
Ça serait un gage de bonne volonté et, de cette façon, les deux scénarios s'en sortiraient avec une «kherdja» crédible. Commencera alors ce long fleuve tranquille qui prendra son temps pour valider en toute conscience les projections politiques choisies pour une élection aussi importante que la présidentielle. Mais, le contexte politico-social est gagné actuellement par la fébrilité, la précipitation et, l'impression de vouloir en finir au plus tôt avec cette crise. Même la Banque Mondiale y va de sa pression prévisionnelle. Pour 2020 et 2021, on serait dans la mouise économique, parait-il…


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.