Naples: Koulibaly heureux d'être nommé au Ballon d'Or    TRIBUNAL MILITAIRE DE BLIDA : Le général Mehena Djebbar incarcéré    Bouregaa refuse de répondre au juge !    DES CHANTIERS DE LOGEMENTS A L'ARRET A ORAN : Des entreprises étrangères réclament 160 milliards à l'OPGI    PRESIDENTIELLE DU 12 DECEMBRE : Rabehi met en garde contre les "fake news"    PRESIDENTIELLE : Mihoubi dépose son dossier aujourd'hui    COUR D'APPEL D'ORAN : 5 ans de prison requis contre 04 passeurs de harraga    Les étudiants soutiennent les détenus d'opinion    La trêve turco-américaine expire ce soir    Manifestation à Kinshasa contre la corruption    Les messages émouvants des étudiants aux détenus d'opinion    Islam Slimani dans l'équipe-type de la 10e journée    La LFP avance à pas de tortue !    Choc de mal classés à Mohammadia    Maya    Gica lance la production à Aïn El-Kebira    Plus de 2 300 interventions chirurgicales effectuées    Election des nouveaux représentants    Synapse de Noureddine Zerrouki au Festival du court-métrage de Nouakchott    Lancement du centenaire de la naissance de Mohammed Dib en février prochain    Le HCA présent avec une vingtaine d'ouvrages    "Dans mon film, je partage les émotions vécues avec les migrants"    Les nouveautés au Sila    Les chaines qui diffuseront les rencontres de nos Pros, ce mardi    Forêts : Lancement d'une vaste campagne de reboisement    LDC : Le programme de ce mardi    Belgaid et Cap Falcon: Deux morts et quatre blessés dans des accidents de la route    Tlemcen: Des foyers qui «boudent» le gaz naturel    Que peut apporter la diaspora pour le pays ?    Alger: Le procès de deux détenus du Hirak s'ouvre aujourd'hui    Bouira: Grève des enseignants du primaire    Tirage au sort pour le choix des blocs et des étages: Attribution prochaine de 300 logements sociaux à Boutlelis    L'OMC laisse Trump taxer les produits européens    Commerce - Djellab appelle le partenaire américain à contribuer à l'accroissement du volume d'exportations de l'Algérie hors hydrocarbures    L'accord sur le Brexit validé par les 27 Etats membres    Adrar : atelier de travail sur la valorisation économique de l'arganier    Boumerdes : Une femme à la tête de la ligue de football de la wilaya de Boumerdes    Côte d'Ivoire: "bilan satisfaisant" de la commercialisation de l'anacarde    Investissements : Le pouvoir politique défunt d'essence totalitaire, a toujours bloqué les initiatives    Médias: Célébration de la Journée nationale de la presse ce mardi    Où la ruée vers la vente d'or physique mènera les bourses occidentales ?    Mila: Tayeb Zitouni " La préservation des cimetières des chouhada, fait partie de l'intérêt pour l'Histoire"    Festival national de poésie féminine : Le patrimoine constantinois à l'honneur    Littérature chinoise: Des illustrations de la littérature classiques chinoise lancées à la Foire du livre de Francfort    Saâdani nargue le gouvernement    Jean-Pierre Fabre désigné candidat de l'ANC à la présidentielle 2020    Mazda : nouveau teaser de son futur véhicule électrique    La nouvelle Opel Corsa n'aura pas de version sportive OPC    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Il confirme rester en poste, appelle de nouveau au dialogue.. Le «jusqu'au-boutisme» de Bensalah !
Publié dans Le Temps d'Algérie le 17 - 05 - 2019

Très contesté par le peuple qui réclame son départ, Abdelkader Bensalah, s'est dit, dans un discours adressé à la nation jeudi, «obligé» d'assumer la charge de chef de l'Etat jusqu'à l'élection d'un nouveau président de la République.
Comme attendu, le chef de l'Etat intérimaire a bien entendu la «fetwa» du Conseil constitutionnel lui prolongeant son mandat et a annoncé avoir décidé de rester en poste au-delà du 9 juillet. Très contesté par le peuple qui réclame son départ, Abdelkader Bensalah, s'est dit, dans un discours adressé à la nation jeudi, «obligé » d'assumer la charge de chef de l'Etat jusqu'à l'élection d'un nouveau président de la République. «Cette situation m'oblige donc à continuer à assumer la charge de chef de l'Etat jusqu'à l'élection du Président de la République, et je suis parfaitement conscient de l'ampleur de cette responsabilité», a-t-il déclaré, après avoir rappelé ce qu'«a conclu» le Conseil constitutionnel. Ce dernier avait estimé «qu'il revient au Chef de l'Etat de convoquer de nouveau le corps électoral et de parachever le processus électoral jusqu'à l'élection du Président de la République et la prestation du serment constitutionnel», partant du constat de «l'impossibilité» de tenir la présidentielle du 04 juillet prochain.
«J'y suis, j'y reste !»
Ainsi, Abdelkader Bensalah dont la mission à la tête du pays devait se terminer après 90 jours, soit le 09 juillet prochain, s'autoproclame chef de l'Etat pour une durée indéterminée puisqu'il n'a donné aucune échéance, ni délai à son mandat. Une démarche qui confirme – on ne peut plus clair – le jusqu'au-boutisme du pouvoir à imposer sa feuille de route de règlement de la crise à travers une présidentielle loin de la période de transition qui fait consensus parmi les acteurs de la scène politique. En tout cas, par son annonce, Bensalah a déçu. Son discours attendu était comme la montagne qui accouchait d'une souris. Puisant dans le sensationnel dans une tentative découragée de convaincre, Bensalah parle d'une situation « exceptionnelle» et qui, selon lui «nous interpelle tous sur l'impératif de faire appel à notre intelligence collective en vue de faire prévaloir la sagesse et la pondération nécessaires pour surmonter les obstacles à l'origine de la conjoncture actuelle et construire ensemble la prochaine étape». Etape qui, bien sûr, n'est autre que l'organisation de l'élection présidentielle à laquelle il faut réunir «les conditions indispensables ainsi que les mécanismes à mettre en place afin de garantir toutes les chances de succès». Une promesse déjà donnée, mais qui n'a trouvé aucun écho, le peuple et la classe politique n'ayant aucune confiance en un quelconque mécanisme que le pouvoir instituerait.
Encore l'appel au dialogue
Dans son discours, Abdelkader Bensalah a réitéré son appel au dialogue, pour construite un consensus national. «J'invite la classe politique, la société civile et les personnalités patriotiques nationales, jalouses du devenir de l'Algérie, à opter pour le dialogue inclusif en tant que voie menant à la participation au processus de concertation que l'Etat s'emploiera à organiser dans les meilleurs délais, à débattre de toutes les préoccupations portant sur la prochaine échéance présidentielle, et partant, tracer une feuille de route devant aider à l'organisation du scrutin dans un climat d'entente et de sérénité», a-t-il déclaré. Non sans rappeler avoir appelé «de bonne foi» précédemment au dialogue et à la concertation et s'est «engagé à garantir au scrutin présidentiel toutes les conditions d'une élection régulière, libre et transparente, telle que souhaitée par notre peuple».
Rejetée, c'est par cette offre renouvelée de dialogue que le chef de l'Etat intérimaire compte, pourtant, restaurer la confiance perdue et permettre l'application de sa feuille de route. «Cette nouvelle étape est incontestablement une opportunité précieuse pour restaurer la confiance et mobiliser les forces patriotiques nationales en vue de construire le consensus le plus large possible autour de l'ensemble des questions en rapport avec les aspects législatif, réglementaire et organisationnel de cette élection, et sur les mécanismes de son contrôle et sa supervision», a soutenu Bensalah.
Les réformes… avec le futur Président
Enfin et dans le souci de justifier l'insistance du pouvoir à organiser l'élection présidentielle comme seule issue à la crise, le chef de l'Etat fera le lien avec les réformes réclamées par le peuple. Il affirme que «l'Algérie a besoin, en effet, de réformes et de nouveaux horizons aux plans politique et socio-économique». «Un vœu clairement et pacifiquement exprimé par notre peuple qui doit également faire face à de nombreux et ô combien difficiles défis et enjeux nécessitant la mobilisation de toutes les forces vives», a-t-il enchaîné, avant d'exprimer sa «conviction profonde». Laquelle repose sur le fait que «seul, le président de la République, élu démocratiquement, jouira de la confiance et de la légitimité requises pour lancer ces réformes et contribuer à relever les défis qui se posent à notre Nation».
Bensalah dit avoir une «certitude» que l'organisation d'une présidentielle «dans des délais admissibles, sans aucune perte de temps», constitue «l'unique voie et la plus efficace, politiquement et la plus rationnelle, démocratiquement». Considérant que le temps «étant précieux», le chef de l'Etat intérimaire a appelé toutes les parties concernées par une participation à ce qu'il qualifie de «processus consensuel», à faire prévaloir «la sagesse et l'intérêt du peuple» dans les débats.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.