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"Rideau !" de Guy Bedos à Alger : le rire, ce n'est pas de la blague
Culture
Publié dans Le Temps d'Algérie le 06 - 11 - 2013

L'humoriste français Guy Bedos a présenté mardi soir à Alger, "Rideau !", son ultime spectacle dans lequel il s'est offert, une fois de plus, une tribune pour évoquer dans le rire et la dérision la situation dans le monde et livrer dans l'émotion son sentiment d'être à nouveau en Algérie. D'entrée déjà, le public nombreux de la salle Ibn Zeydoun a accueilli l'humoriste, avant même qu'il n'ait prononcé le moindre mot, avec une salve d'applaudissements dans une atmosphère feutrée et une ambiance de Music-hall, où l'éclairage réduit se confondait avec les plis du rideau rouge au fond de la scène.
"Encore là !", dira l'artiste à ses éventuels détracteurs à qui il ira jusqu'à faire part dans le détail, de son bilan de santé qui l'affranchit de toute affection, dans une mise en scène où il est au téléphone avec son médecin traitant conjurant la mort dans le rire en émettant comme à chaque spectacle le souhait de mourir sur scène.
Enchaînant avec un texte sur la nécessité de jouir d'une pensée libre, l'humoriste a poussé le propos à son paroxysme, faisant bouger les lignes de la langue intermédiaire pour dire les choses dans leur authenticité et offrir à la parole tout l'espace nécessaire qui lui est dû.
"Faire du drôle avec du triste, c'est ma devise !" révèle-t-il à une assistance conquise, avant d'ajouter dans le même ton solennel "la scène est plus propre que le divan d'un psychologue, n'en déplaise à Sigmund Freud que je renvoie à Michel Onfray !".
Renvoyer Freud au philosophe Michel Onfray qui a écrit en 2010 "Le crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne", un réquisitoire de 600 pages dans lequel l'auteur avance que Freud aurait été un imposteur, est une manière de l'humoriste de mettre en valeur -encore plus que la psychanalyse- l'importance de la scène pour son propre équilibre psychique et celui du public.
L'artiste a ensuite passé en revue les conflits actuels dans le monde et est revenu sur des situations de crises précédentes, dénonçant "l'hypocrisie et l'égoïsme des puissances mondiales au détriment du reste du monde" et mettant à nu la "bêtise humaine" sans épargner "quiconque des responsables de ce monde".
Citant l'Algérie, son pays natal où il a passé 16 ans de sa vie entre Alger, Constantine, Souk Ahras et Annaba, l'artiste a évoqué son enfance et ses rapports avec sa mère "trop protectrice", selon lui ainsi que tout le dépaysement qu'il a subi au point d'être ému aux larmes avant de réaffirmer son amour, resté intact, à l'Algérie et au peuple algérien, "Autant mourir que de laisser faire du mal à l'Algérie !" conclut-il.
Dans un texte subtil et percutant qui a duré près d'une heure et demi de temps, l'humoriste a déployé son savoir-faire et son professionnalisme et pourfendu les femmes, les hommes, les arabes, les noirs, les français, la nature et ses nouvelles tendances avec "la Joconde" qui devient "le jocond", au plaisir d'un public qui s'est délecté et savouré chaque moments du spectacle.
Se disant "émerveillé et troublé", Guy Bedos a fait part de son bonheur d'être en Algérie, face à un public "magnifique" avec lequel il a eu quelques échanges sympathiques en plein spectacle avant de reprendre la parole et rappeler qu'il ne s'agit pas d'un dialogue mais plutôt d'un one man show.
Né en 1934 à Alger, Guy Bedos humoriste, comédien, auteur et metteur en scène compte dans sa carrière fulgurante une trentaine de films, une vingtaine de pièces de théâtre, une quinzaine d'ouvrages, une dizaine de téléfilms et quelques courts métrages et documentaires.
Invité du 18ème Salon International du livre d'Alger (SILA), il a présenté et signé son dernier ouvrage "J'ai fait un rêve" dans lequel une série d'entretiens avec Gilles Vanderpooten est rassemblée.
Attendu ce soir et jeudi à la salle Ibn Zeydoun de l'Office Riadh El Feth pour le même spectacle, Guy Bedos a révélé au passage, l'existence d'un prochain projet cinématographique avec l'humoriste algérien Fellag.


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