Le Collectif contre la cherté du transport vers l'Algérie (CCTA) dénonce les «insultes» que le PDG de la compagnie nationale Air Algérie aurait proférées à l'encontre de la communauté nationale établie à l'étranger le 21 juin dernier et s'en est ému à travers un communiqué adressé au Premier ministre Abdelmalek Sellal. «M. Boultif ne peut se permettre un tel dérapage à l'encontre d'une clientèle qui, même si elle réside à l'étranger, demeure de nationalité algérienne et profondément attachée à l'Algérie. De telles insultes proférées de la part d'un PDG d'une entreprise nationale sont une honte, une insulte faite à l'encontre du service public, une agression envers la diaspora, un déshonneur à l'encontre de la République algérienne», est-il mentionné dans ledit communiqué. Le CCTA relève que cette démarche inopportune qui aurait été relaté par la presse serait «liée aux nombreux rassemblements dénonçant la cherté des billet d'Air Algérie en France et qui n'aurait pas plu à M. Boultif. «Les zigotos dont parle M. Boultif ont financé la guerre de Libération depuis l'étranger et se sont battus pour l'Algérie indépendante. Les ‘'zigotos'' sont une composante intégrante de la communauté nationale qui forme une seule et même famille, la diaspora algérienne. Les ‘'zigotos'' composent la majorité de l'équipe nationale de football et portent haut ses couleurs», argumente le CCTA. Le dit collectif souligne qu'en affirmant «qu'Air Algérie n'est pas la compagnie des émigrés, M. Boultif qui n'en est qu'un simple salarié doit comprendre que cette compagnie n'est pas sa propriété et qu'elle appartient au peuple algérien dans toute sa diversité». Estimant être dans leur bon droit, les membres du CCTA affirment que leur démarche d'opposition, leur mécontentement et leur insatisfaction quant à la politique des tarifs et services pratiqués par les compagnies Air Algérie et Algérie Ferries est justifiée. «Notre seule demande est de payer le juste prix du billet qui doit être fixé par le libre jeu de la concurrence et non pas celui dicté par les compagnies Air Algérie et Algérie Ferries», relèvent-ils. Dans le même sillage, le CCTA déplore l'absence de prise en considération des aspirations de la clientèle d'Air Algérie et le mépris qui a toujours prévalu à son égard. Face à ce constat, les membres du collectif estime que le PDG d'Air Algérie ne doit plus occuper sa fonction et en appelle à l'arbitrage du Premier ministre afin qu'il prenne les sanctions adéquates. «M. le Premier ministre, même si nous sommes tentés de vous demander de mettre un terme aux fonctions de M. Boultif à la tête de la compagnie Air Algérie, le CCTA réclame une sanction à la hauteur de la gravité ses déclarations», suggère le collectif, rappelant que «la seule solution requise afin de mettre un terme à la crise du transport vers l'Algérie est une baisse immédiate, significative, durable et définitive des tarifs du transport aérien et maritime par l'ouverture effective du marché du transport à la concurrence sans l'exclusion des compagnies low-cost».